De la vocation duchampo-bidulaire et emballo-discursive des FRAC par Nicole Esterolle

Rien n’est moins sûr. Peut-être faudrait-il tout reprendre dès le début en s’appuyant sur la conception du rôle de l’Etat en matière culturelle qu’André Malraux avait clairement formulée dès 1952. Pour être difficile à mettre en œuvre sur un plan administratif, cette conception n’en est pas moins la seule pertinente : « L’Etat n’est pas fait pour diriger l’art, disait-il, mais pour le servir. » Et il s’empressait d’ajouter : « Et il le sert dans la mesure où ceux à qui il en confie la charge le comprennent. » Or, ses successeurs ont cru qu’il suffisait de répéter de façon incantatoire le début de la citation pour que leur ministère soit à l’abri de bévues liberticides. C’était manquer de vigilance. Il eût fallu prendre en compte l’ensemble de la citation. Continuer de lire De la vocation duchampo-bidulaire et emballo-discursive des FRAC par Nicole Esterolle

Le cri du perroquet par Philippe Muray (Billet d’humeur)

On a tout essayé pour faire durer l’illusion de l’art. L’œuvre, l’absence d’œuvre, l’œuvre comme vie, la vie comme œuvre, l’œuvre sans public, le public sans œuvre, l’œuvre irrespectueuse (si irrespectueuse qu’elle n’est respectueuse que de l’irrespect), l’œuvre provocante, l’œuvre dérangeante. Continuer de lire Le cri du perroquet par Philippe Muray (Billet d’humeur)