Polémique autour des ateliers d’artistes de la ville de Marseille / Avant-propos de Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

Depuis une vingtaine d’années, la ville de Marseille, dans le cadre de sa « politique culturelle de soutien à la jeune création », met des ateliers à la disposition d’artistes pour une durée de deux ans contre un loyer modique (1,80 €/m²). En plus de l’atelier, la ville a chargé en 2017 l’association Triangle France-Astérides d’un « accompagnement aux artistes résidents (…) afin de développer leurs compétences critiques, techniques et professionnelles. » A priori une bonne idée. Sauf que… Continuer de lire Polémique autour des ateliers d’artistes de la ville de Marseille / Avant-propos de Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

La biodiversité artistique ne passera pas ! Par Nicole Esterolle (billet d’humeur)

C’est vraiment dommage car le contexte se prêtait à cette vertueuse rupture. Il fallait en effet remplacer, à la tête de cette école, Jean-Marc Bustamante, en poste d’octobre 2015 à juillet dernier, et dont mandat avait été entaché par les témoignages de harcèlement (gestes et propos déplacés, violence morale) recueillis par un collectif d’étudiants, qui avaient nécessité l’intervention du ministère de la Culture, ainsi que par des plaintes pour racisme déposées par le personnel de nettoyage, salariés d’une entreprise externe, qui faisaient état d’humiliations d’une rare violence…Rien que ça ! Continuer de lire La biodiversité artistique ne passera pas ! Par Nicole Esterolle (billet d’humeur)

Laurent Ajina – Mind Matter / Galerie Bertrand Grimont (FR)

Octobre 2018 sera le mois des « Créateurs d’étendues ». Celui des artistes qui mettent en oeuvre des espaces qu’ils ont au sens propre, au sens de la géométrie, eux-mêmes conçus. Le Palais de Tokyo accueille To – mas Saraceno alors que la galerie Bertrand Grimont reçoit Laurent Ajina. Continuer de lire Laurent Ajina – Mind Matter / Galerie Bertrand Grimont (FR)

Art contemporain et auto-cannibalisme par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

Dans un musée huppé de la ville, un artiste vient de faire une performance qui consiste, comme vous le voyez sur la photo, à prélever un bout de chair dans le dos de deux personnes, à le faire frire et à leur faire manger …sous les applaudissements de l’intelligentia friquée lettonnienne…Dépassés les boudins de sang humain du fameux et exquis Journiac qui a une salle dédiée à sa mémoire à l’école des Beaux-arts de Nancy…. Continuer de lire Art contemporain et auto-cannibalisme par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

Quand les syndicats et associations d’artistes, pris au piège de leur « neutralité esthétique », sont impuissants devant les malfaisances de l’art d’Etat Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

« Le président et les membres du bureau sont tenus au stricte respect de la pluralité des engagements politiques et esthétiques des membres de l’association, à ce titre ils s’abstiennent de toutes déclarations, tant en public que dans leurs relations avec les pouvoirs publics, de nature à porter atteinte aux principes de neutralité de l’association. » Continuer de lire Quand les syndicats et associations d’artistes, pris au piège de leur « neutralité esthétique », sont impuissants devant les malfaisances de l’art d’Etat Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

L’ours et le gorille par Nicole Esterolle (Billet D’humeur)

Pour Madame Azimi, qui fait patrie de ces « nouveaux critiques d’art », spécialisés argent, conseillers en placements financiers et qui ne voient l’art que sous l’angle de sa cote, rien ne semble donc exister hors de ces deux « castes » du marché spéculatif….Il n’est pas question en effet dans son article de ces milliers d’artistes véritables et des galeries prospectives sans intérêt pour elle, qui survivent pourtant aux méfaits de cet « lutte des castes » qu’elle décrit, et à l’indifférence des chroniqueurs d’art de sa « spécialité »… Continuer de lire L’ours et le gorille par Nicole Esterolle (Billet D’humeur)

Jeff Koons, un « Bouquet de tulipes » fané L’affaire des « Tulipes » ou la fin de l’hégémonie culturelle américaine en France par Aude de Kerros

Une question se pose : comment se fait-il que l’œuvre « la plus chère du monde » d’un artiste vivant soit un chien géant rose existant en cinq exemplaires ? La réponse est que chacun des exemplaires est possédé par cinq collectionneurs appartenant à l’hyper-classe des fortunes mondiales. Le réseau, que forment les propriétaires du titre, crée la valeur du « Balloon Dog » et de tous ses produits dérivés. Continuer de lire Jeff Koons, un « Bouquet de tulipes » fané L’affaire des « Tulipes » ou la fin de l’hégémonie culturelle américaine en France par Aude de Kerros

La très hilarante récupération du scandale des tulipes, ou le comique de retournement… Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

Finalement, l’obscène et odieux cadeau de Jeff Koons possède certaines vertus dont il conviendrait plutôt de se féliciter, compte – tenu du service qu’il rend à l’art en France. Il permet en effet de démasquer l’impudence de la gent institutionnelle préposée à l’art contemporain, qui s’avère capable de protester contre un projet auquel elle a largement contribué à ce qu’il puisse être envisagé… Continuer de lire La très hilarante récupération du scandale des tulipes, ou le comique de retournement… Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

De l’hégémonie de l’Art contemporain à la concurrence par Aude de Kerros (critique)

En 2017 également, a eu lieu l’annonce du royal cadeau de Jeef Koons à la municipalité de Paris : le concept de fleurs en plastique aux couleurs criardes, à installer devant le Palais de Tokyo. Le but étant d’opérer « un nécessaire travail de rupture et de déconstruction » de l’harmonie visuelle d’une architecture des années trente et d’un ensemble de statues des plus grands sculpteurs du XXème siècle.. Continuer de lire De l’hégémonie de l’Art contemporain à la concurrence par Aude de Kerros (critique)

MARION VERBOOM – Temporaldaten / Galerie Jérôme Poggi (FR)

La Galerie Jérôme Poggi est heureuse de consacrer une première exposition personnelle à Marion Verboom (née en 1983 à Nantes ; vit et travaille à Paris), qu’elle a le plaisir de représenter désormais en collaboration avec la Galerie The Pill (Istanbul, TR) à l’international. Continuer de lire MARION VERBOOM – Temporaldaten / Galerie Jérôme Poggi (FR)

Andrés Ramirez – 17 squares Is a love song . Backwards / Galerie Escougnou-Cetraro (FR)

Dans le travail d’Andrés Ramirez il y a une intrication dé-hiérarchisée entre des aspects du minimalisme et du psychédélisme, du haut modernisme et du design industriel, de modèles mathématiques, de la culture noise industrielle et de la peinture classique. Continuer de lire Andrés Ramirez – 17 squares Is a love song . Backwards / Galerie Escougnou-Cetraro (FR)

Au salon du schtroumpf émergent de Montrouge par Nicolle Esterolle (critique)

Mais le plus ahurissant sans doute est d’entendre le Salon de Montrouge se proclamer, à titre d’argument de communication et sans aucune vergogne, « puissant accélérateur de carrière » pour le schtroumpf émergent. … Alors qu’il faudrait plutôt le qualifier de « puissant précipiteur de désastre » tant individuel que collectif pour l’art et les artistes. Continuer de lire Au salon du schtroumpf émergent de Montrouge par Nicolle Esterolle (critique)

La création libre va bien, mais l’art dit contemporain va de plus en plus mal / La chronique n° 73 de Nicole Esterolle (critique)

L’élève sait construire une réflexion centrée sur la formalisation, la formulation, la prospection et la problématisation, qui sont les seuls moyens possibles d’aboutir à une démarche. Il sait contextualiser et décontextualiser ses connaissances personnelles, scolaires ou strictement artistiques, pour les mettre en relation avec des concepts. Il peut alors émettre de nouvelles hypothèses (réponses multiples ou singulières) qui généraliseront ses propositions » Continuer de lire La création libre va bien, mais l’art dit contemporain va de plus en plus mal / La chronique n° 73 de Nicole Esterolle (critique)

Stupid art unlimited – De la sur-intellectualisation de l’inepte (Performance Abraham Poincheval) par Nicole Esterolle (critique)

Ce performeur postural français très en vogue dans les réseaux institutionnels a passé 15 jours à l’intérieur d’un ours au Musée de la Chasse et de la nature, le même temps dans un trou creusé devant l’Hôtel de Ville de Tours et une semaine sur une petite plate-forme à côté des aiguilles de l’horloge de la gare de Lyon. Continuer de lire Stupid art unlimited – De la sur-intellectualisation de l’inepte (Performance Abraham Poincheval) par Nicole Esterolle (critique)