GRIBOUILLAGE À LA VILLA MÉDICIS PAR NICOLE ESTEROLLE (billet d’humeur)

Comme vous le voyez sur cet article du Monde, que je vous joins, Mr Sam Stourdzé vient d’être casé à la Direction de la Villa Médicis à Rome après avoir été Directeur des Rencontres photographique d’Arles.. Il est l’un de cette cinquantaine d’ apparatchiks culturels polyvalents, qui se partagent la cinquantaine postes à pourvoir en rond, dans une sorte de jeu des chaises musicales.

L’artiste américain John Baldessari est mort à l’âge de 88 ans

Le Californien John Baldessari, grande figure de la scène américaine post-pop art, est mort samedi 4 janvier dans son sommeil, rapporte le Los Angeles Times. Une information confirmée par sa fondation et son ancien agent, Margo Leavin. Il enseignait à l’université de UCLA, de CalArts et de UC San Diego. Inspiré par le travail de Marcel Duchamp, il a exploré la langue et la culture des médias de masse dans ses peintures et ses compositions photographiques. Dans une critique de 2010, le Los Angeles Times l’avait qualifié de « l’artiste conceptuel le plus influent des Etats-Unis ».

DES « PRÉSUMÉS INNOCENTS » À GABRIEL MATZNEF Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

L’esthétique pathos, pervers- narcissique et redoutablement toxique de type Matzneff commence, semble-t-il à être moins « performative » en art contemporain, moins subventionnable, moins médiatisable, moins étatisable, moins curatoriable, moins mondialisable, moins bankable, moins muséifiable.

L’ART BRUT,  C’EST TENDANCE… Par Nicole Esterolle (billet d’humeur)

De plus en plus de jeunes plasticiens émergents sur la scène artistique internationale, ayant pourtant une solide formation conceptualo-bidulaire en ENSBA, se mettent à faire de l’art brut ou copinent, « dialoguent » ou « communient » même, avec les artistes bruts « malades, mentaux, prisonniers ou autres marginaux » comme le dit la spécialiste du grand marché de l’art, Madame Azimi dans ce supplément M du Monde du 26 10 19.

UN VRAI CONTE DE FÉE : LES VERROTTERIES D’OTHONIEL ENTRENT AU LOUVRE ! Avant-propos Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

Après les gros pneus de Claude Lévèque à l’Opéra Garnier, Fabrice Hyber à l’Académie des Beaux-Arts, les tulipes de Koons au Petit Palais, Venet au Château de Versailles, Buren sous la Tour Eiffel, Christo sur l’Arc de Triomphe, voici donc six jolies verrotteries coloriées de Jean-Michel Othoniel entrant au Louvre par généreuse donation de l’artiste…« pour marquer la fécondité des liens entre la création contemporaine et le Palais du Louvre », est-il bien précisé….(Autant que je sache, ni Picasso, ni Paul Klee, n’ont fait de don au Louvre ; ni Tapiès au Prado …il est vrai que ce dernier n’a jamais été, dans sa jeunesse, gardien de nuit dans ce célêbre Musée).

Mort de Francisco Toledo, grand artiste mexicain philanthrope anti-international et « anti-contemporain » Par Nicole Esterolle

Précurseur du nécessaire et inéluctable retour de l’art au local, à la modestie, au respect de la diversité créatrice, au circuit-court, au contenu, à la générosité…Francisco Toledo a eu une démarche exemplaire en ce sens , qui pourrait inspirer les politiques culturelles françaises dans leur recherche d’une alternative au ravageur duchampo-burénisme encore dominant.

INQUIÉTANTE GUERRE IDÉOLOGIQUE DANS LES GRANDS MUSÉES DU MONDE – Avant-propos Nicole Esterolle, texte Michel Guerrin (billet d’humeur)

Ces trublions sont si radicaux que la fronde enfle depuis la divulgation du nouveau texte. Elle est partie de France, rejointe depuis par vingt-sept pays. On y trouve la plupart des Etats d’Europe, dont la Russie, mais aussi le Canada, l’Argentine, l’Iran ou Israël. Depuis, c’est camp contre camp et les coups pleuvent. Les frondeurs jugent la définition trop politique, non opérationnelle, étroite, culpabilisante, clivante – si vous êtes contre, vous êtes réactionnaire et néocolonialiste. Même le Canada est contre, alors que ce pays, depuis des années, met en avant le rôle social des musées.

Art contemporain et marketing politique par Nicole Esterolle (billet d’humeur)

Le Maire de Montpellier Philippe Saurel, investit à fond dans l’art contemporain avec l’argent public pour « amplifier qualitativement » l’ image de sa ville et la sienne propre … et se faire réélire en 2020…Sa stratégie semble être de plaire à un électorat middle-class branchouille-bobo- contemporainolâtre internationaliste, assidu de la FIAC et de la Biennale de Venise…Mr Saurel ne comprend pas bien l’art (moins bien que son prédécesseur Frêche, homme sensible et cultivé) , mais il a bien compris son efficacité en tant que vecteur de communication politico-culturelle…

Art dit contemporain et empreinte carbone par Nicole Esterolle (billet d’humeur)

On y lit que son directeur s’interroge sur le « bilan carbone d’une foire comme la sienne » , et envisage « d’interdire les récipients en plastique à usage unique »…Ah, le brave homme !...Qui ne semble cependant pas trop s’inquiéter du nombre de jets privés amenant des centaines d’archi-riches collectionneurs venant du monde entier, et des milliers de tonnes de dioxyde de carbone que ces avions ont émis pour cela dans l’atmosphère….et ne pas savoir que ces hyper-milliardaires sont, en liaison avec leur irrépressible passion pour l’art contemporain, sont les principaux pollueurs de la planète dans leur fonction même d’acteurs majeurs des folles sur-croissance économique et dérégulation financière mondiales…

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