Jeff Koons, un « Bouquet de tulipes » fané L’affaire des « Tulipes » ou la fin de l’hégémonie culturelle américaine en France par Aude de Kerros

Une question se pose : comment se fait-il que l’œuvre « la plus chère du monde » d’un artiste vivant soit un chien géant rose existant en cinq exemplaires ? La réponse est que chacun des exemplaires est possédé par cinq collectionneurs appartenant à l’hyper-classe des fortunes mondiales. Le réseau, que forment les propriétaires du titre, crée la valeur du « Balloon Dog » et de tous ses produits dérivés. Continuer de lire Jeff Koons, un « Bouquet de tulipes » fané L’affaire des « Tulipes » ou la fin de l’hégémonie culturelle américaine en France par Aude de Kerros

Vénus, Carnets d’Atelier 1993-2002 – Un ouvrage de Marie Sallantin, recommandé par Aude de Kerros

La peinture de Marie Sallantin entretient un dialogue ininterrompu avec l’inconscient collectif : Hésiode, Aphrodite/Vénus, les Trois Grâces, les Muses. C’est-à-dire tout ce qui, en nous, innerve depuis des siècles notre perception du beau, de la transcendance, de ce qui ouvre pour chacun d’entre nous une fenêtre spirituelle sur le dépassement, le sublime et la fragile humanité toujours menacée d’émiettement. Continuer de lire Vénus, Carnets d’Atelier 1993-2002 – Un ouvrage de Marie Sallantin, recommandé par Aude de Kerros

Aude de Kerros : «The Square va plus loin que le scandale» (entretien avec Le Figaro)

INTERVIEW – L’artiste et essayiste, très critique de l’art contemporain, s’est laissée séduire par le film de Ruben Östlund. Parce qu’il démonte les mécanismes de communication du milieu. Sans caricature, selon elle. «Le sujet du film est l’éternel dilemme entre utopie et réalité», juge-t-elle… Continuer de lire Aude de Kerros : «The Square va plus loin que le scandale» (entretien avec Le Figaro)

De l’hégémonie de l’Art contemporain à la concurrence par Aude de Kerros (critique)

En 2017 également, a eu lieu l’annonce du royal cadeau de Jeef Koons à la municipalité de Paris : le concept de fleurs en plastique aux couleurs criardes, à installer devant le Palais de Tokyo. Le but étant d’opérer « un nécessaire travail de rupture et de déconstruction » de l’harmonie visuelle d’une architecture des années trente et d’un ensemble de statues des plus grands sculpteurs du XXème siècle.. Continuer de lire De l’hégémonie de l’Art contemporain à la concurrence par Aude de Kerros (critique)

Bombardement historique du marché de l’art ! Par Aude de Kerros (Critique)

Ses méthodes contribuent à court-circuiter non seulement les galeries moyennes, les institutions administratives et muséales, mais aussi elles mettent à mal la partie opaque du marché de l’art contemporain, c’est-à-dire le sommet de sa pyramide de Madoff ou tout est trust et entente à la fois. Continuer de lire Bombardement historique du marché de l’art ! Par Aude de Kerros (Critique)

Qu’est-ce qu’un artiste bankable ? Par Aude de Kerros (Critique)

L’image la plus visible de « l’artiste contemporain », celle qui occupe écrans et gros titres de la presse, est celle de l’artiste dit « bankable », une valeur financière sûre. Elle a remplacé l’image de l’artiste « d’avant-garde », engagé dans la déconstruction d’un monde mauvais et néanmoins adoubé par les institutions, plus anciennement celle de l’artiste « génie », incompris, romantique et moderne, et plus loin encore celle du Prix de Rome, élu à l’Académie…. Continuer de lire Qu’est-ce qu’un artiste bankable ? Par Aude de Kerros (Critique)

« L’imposture de l’art contemporain – Une utopie financière » par Aude de KERROS (Eyrolles)‏

Dans le sillage de L’Art caché – Les dissidents de l’art contemporain -paru en 2007-, le décryptage de la contribution hexagonale à la « fabrique » d’un « art » contemporain mué en produit financier : un mécanisme aux rouages actionnés en réseau, entre marché et décision publique, au profit exclusif -sonnant et trébuchant- d’une poignée d’investisseurs et d’auteurs, au détriment de la partie immergée, majorité écrasante de la scène artistique, toujours moins silencieuse. Continuer de lire « L’imposture de l’art contemporain – Une utopie financière » par Aude de KERROS (Eyrolles)‏

Débat du jour – Ouverture de la Fiac: l’art contemporain, la provoc au service du marché?

Graveur, peintre et essayiste. L’œuvre gravé de Aude de Kerros comprend un corpus de cinq cents eaux-fortes, rassemblant neuf cycles de gravures, liées par une même quête de la forme et du sens. Elle a également un important œuvre peint. Son intenseparticipation à la vie artistique française a fait d’elle une observatrice attentive des grandes métamorphoses de l’art de ces dernières décennies. Continuer de lire Débat du jour – Ouverture de la Fiac: l’art contemporain, la provoc au service du marché?

Nicole muséum, 4000 artistes étonnants et libres du monde entier se propose comme « arme de reconstruction massive »

« Un homme cultivé et libre ne peut pas ne pas connaître l’avant – garde non officielle, non labélisée « contemporain » par les actionnaires et les fonctionnaires » Aude de Kerros au sujet de Nicolemuseum. Continuer de lire Nicole muséum, 4000 artistes étonnants et libres du monde entier se propose comme « arme de reconstruction massive »

À LA FIAC , ÇA MUE, ÇA MUE ! Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

Il semble qu’il se passe quelque chose d’important à la FIAC 2019 : comme une mue, comme un changement de « paradigme » (selon l’expression de la seule sociologue qui se préoccupe un peu d’art, Nathalie Heinich), comme une sorte de divine apostasie. Oui, comme si la FIAC avait perdu la foi en la parole du saint prophète Duchamp et en sa religion du néant transcendantable et titrisable en bourse. Continuer de lire À LA FIAC , ÇA MUE, ÇA MUE ! Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

Christine Sourgins : « L’art contemporain, c’est la dictature du quantitatif et de l’éphémère » / Contrepoints (FR)

Il s’agit moins d’un problème de concurrence, que de tolérer, ou pas, un vis-à-vis révélateur : en France – le pays où s’est inventé la peinture moderne, tout de même – maintenir une peinture de qualité dénoncerait le vide et la fatuité d‘un art conceptuel usé jusqu’au rabâchage mais soutenu par les subventions. Continuer de lire Christine Sourgins : « L’art contemporain, c’est la dictature du quantitatif et de l’éphémère » / Contrepoints (FR)

Chronique n° 80 de Nicole Esterolle (billet d’humeur)

Ils sont installés dans la cour de la Bibliothèque Nationale et financé par le Ministère de la Culture… Lequel Ministère devrait être supprimé, car s’il n’existait pas, personne n’aurait financé ces deux grotesqueries , comme des milliers d’autres du même type de modernité, qui parsèment le dispositif public dédié à l’art dit contemporain. Nous sommes ici dans un au-delà de la laideur, dans une méta-laideur signe de distinction de classe, qui pose moins un problème d’ordre esthétique, que moral, politique et surtout juridique… Continuer de lire Chronique n° 80 de Nicole Esterolle (billet d’humeur)

Mise au point ! – Militantisme imposé par Boucher & Lecland (Billet d’humeur)

Vous avez été nombreux à nous signaler les débordements idéologiques et narcissiques de certains individus inféodés par les impératifs de la vie ordinaire. Sur un ton de cégépien, ils tiennent un discours intellectuellement déficient, dans un français discutable sans aucun développement et souvent hors sujet. Continuer de lire Mise au point ! – Militantisme imposé par Boucher & Lecland (Billet d’humeur)

Chronique n° 78 de Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

Vous avez dans cette video, une pure excrétion de l’appareil pédagogico-bureaucratico-financier français dédié à l’art dit contemporain…Vous pourrez y écouter un exemplaire enfumage humanitairo-récupérateur…Une terrifiante bouillasse idéologique dont le mode et la posture d’énonciation rappellent étrangement ceux des théocrates les plus radicalisés… On voit dans ce babillage ridicule que l’opportunisme grossier, l’impudence, la stupidité de fond, la morbidité, la démagogie, le cynisme sont de plus en plus qualifiants dans ce champ de ruines laissé par 40 ans de Ministère post-languien. Continuer de lire Chronique n° 78 de Nicole Esterolle (Billet d’humeur)