Jacqueline Dauriac : le plaisir sans remords / Galerie Isabelle Gounod (FR)

Il peut être difficile d’appréhender le travail de Jacqueline Dauriac, tant sa subtilité n’a d’égal que le soin avec lequel l’artiste néan - tise la matière au profit de la seule lumière, de la couleur pure et diffuse, de la sensation enfin d’être quelque part au milieu d’un rêve. C’est que Jacqueline Dauriac semble faire preuve d’une application particulière à ne rien laisser de trop encombrant à l’art, ainsi qu’elle me le confiera lors de l’une de nos entrevues : « l’idéal serait qu’il n’y ait plus d’objet ».

Grève blanche la promesse de l’eau – 17 artistes révèlent la grève / Galerie Licence IV (FR)

Il est des œuvres d’art qui ont la pureté de concrétions minérales des grands fonds marins. Elles ont l’apparence de ces organismes vivants, fixés à leur substrat nourricier, aux formes naturellement aussi extravagantes qu’harmonieuses, hors du temps et de l’atmosphère terrestre. On peut imaginer ces créatures arrachées de leur support par d’étranges forces telluriques, puis portées au gré des courants océaniques, usées, lavées, fossilisées, et puis s’échouant après un long périple, sur une grève originelle, vierge de tout piétinement humain, déserte, silencieuse et d‘une absolue blancheur.

Florent Lamouroux – Sèche-Pleurs / Galerie Isabelle Gounod (FR)

Sous la peau tendue d’un noir luisant affleurent d’étranges formes équivoques, dont la charge sexuelle – quoiqu’accidentelle confie l’artiste – dénote pourtant le principe de pulsion sur lequel repose l’attractivité des sèche-pleurs, ces jouets de pacotille disposés aux caisses des magasins, guettant le caprice d’un enfant, et dont s’empare ici Florent Lamouroux.

Agnès Baillon – Sculptures / Galerie Gilbert Dufois (FR)

La galerie Gilbert Dufois est très heureuse de présenter une nouvelle exposition personnelle de l’artiste Agnès Baillon, celle-ci regroupe des personnages de différentes tailles afin de simuler une scène de rue au sein même de la galerie. La scénographie représentera une ville, dans laquelle se trouve des personnages, certains seront assis sur des marches, d’autres regarderont au loin, d’autres en groupe et en attente.

Bernar Venet, bientôt à Lyon, au nom de « l’intérêt national » ! Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

Revendiquant son niveau « bac moins deux » Bernar Venet (Vernar Benet pour les intimes) est néanmoins entré à l’école des Beaux-Arts de Nice, où il se distingue très vite avec des tableaux au goudron très avant-gardistes. Ensuite il va à New York, car il comprend que c’est « là que ça se passe ». Il s’y distingue là-aussi très vite en exposant son fameux tas de charbon (image jointe), précurseur de tous les « tas contemporains de n’importe quoi» à venir.

Pierre Souchaud et Christian Von Sydow – Architectures sensibles / Galerie Licence IV (FR)

L’univers vital ne tient pas en place. Pierre Souchaud ignore l’immobilité mortifère. Ce qu’il saisit est toujours en constante gestation. Art sans cesse métamorphique où le vocabulaire resserré crée des rythmes profonds, où les formes créées se touchent, s’inquiètent, s’auscultent, et s’étreignent. Les formes toujours très épurées des sculptures de Christian Von Sydow, sont ainsi faites pour mieux exalter la richesse expressive des matériaux utilisés que sont le verre, la céramique et le béton.

VOLUME – Exposition collective / Galerie Mathgoth (FR)

C’est avec une exposition collective que la galerie Mathgoth débute son programme de cette nouvelle d’année. Comme pour chacun des group-shows un thème est prescrit aux artistes. Celui de 2018 présentera un peu plus d’une vingtaine de pièces en 3D d’artistes urbains. Métal, aluminium, plâtre, bois, papier, terre cuite, plastique… La diversité des formes, textures et couleurs y sera à l’honneur...

Lettre de Camille Claudel à Auguste Rodin : « Il y a toujours quelque chose d’absent qui me tourmente. » / deslettres.fr

Je suis bien fâchée d’apprendre que vous êtes encore malade. Je suis sûre que vous avez encore fait des excès de nourriture dans vos maudits dîners, avec le maudit monde que je déteste, qui vous prend votre santé et qui ne vous rend rien. Mais je ne veux rien dire car je sais que je suis impuissante à vous préserver du mal que je vois.

Nouvelle œuvre d’art public à Montréal « Dendrites » de Michel de Broin (CA)

Les «dendrites» sont les projections ramifiées du neurone, qui propagent les stimulations cérébrales; le terme est dérivé du grec dendron, qui signifie « relatif aux arbres ». Les deux sculptures «Dendrites» reproduisent ce phénomène microscopique à l'échelle du paysage, tout en rappelant les fûts de grands arbres.

BELLES ! BELLES ! BELLES ! LES FEMMES DE NIKI DE SAINT PHALLE / Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois (FR)

Lacan prétendait que LA femme n’existe pas. Il devait connaître Niki de Saint Phalle. Car dans le travail de l’artiste non plus la femme n’est pas une, mais plusieurs. Grandes et musclées, empâtées et poilues, vieilles et fragiles, mégères immondes, mariées sylphides, femmes-pot, femmes- ventres écorchées vives, géantes légères dansantes et tourbillonnantes, matrones blanches, matrones noires, Niki a tourné le dos au beau idéal pour peindre et sculpter tous les types de femmes possibles et impossibles, toutes sortes de morphologies féminines hors-normes, dérangeantes, attestant que le beau est toujours bizarre.

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