L’ARTISTE ET LE MEDIA Pa Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

Voici ce que m’inspire cette très extraordinaire image créée par l’artiste russe Anton Semenov (alias Gloom 89) intitulée « l’artiste et le média ».


J’en vois déjà quelques –uns qui hurlent à l’attentat aux bonne mœurs picturales en voyant cette image, d’un surréalisme « gloom », ultra – ténébreux, glauque, angoissant , typiquement balkanique ou transylvanien…voire carrément réactionnaire , outrancier et nauséabond….

Une image irrecevable , en effet, pour la bien-pensance, la bien-séance, la bien-béance du sens, la bien-jactance, la bien – picturance, la bien-finance… bref,  la bien insignifiance, qui  est de règle dans la presse française spécialisée en art …qu’elle soit subventionnée ou non, sur papier glacé ou papier mat recyclé éco-responsable…à moindre empreinte carbone, mais   avec grosse déperdition  de papier et de bois des forêts , compte tenu de  l’ indigence de l’information véhiculée dessus et de sa redoutable aptitude au déni du réel et à l’occultation de ce qui a de la substance artistique vivante non polluée intellectuellement ou financièrement.

Vous ne vous étonnerez donc pas que je me permette de faire un parallèle entre l’irrecevabilité de l’œuvre de Semenov (que j’ai eu l’impudence de présenter dans la N° 20 de la gazette de nicole ; https://lagazettedenicole.art/index.php/gazette-020/ ) et l’irrecevabilité de cette dite gazette …Et l’irrecevabilité des 6500 artistes du nicolemuseum : https://nicolemuseum.fr/… Et enfin l’irrecevabilité de mes  textes publiés par le Vadrouilleur Urbain : https://levadrouilleururbain.wordpress.com/

Mais ce qui pourra peut-être  vous sembler étonnant , c’est que , conjointement à cette irrecevabilité venant  de tous les médias d’art frappés du  même artistiquement correct aussi « progressiste » que mentalement ankylosant, il existe, Dieu soit loué, une forte recevabilité de la part d’un très grand nombre de gens : 200 visiteurs /jour pour le Nicolemuseum ; 30 000 abonnés à la Gazette de Nicole ; 3000 entrées par jour sur le Vadrouilleur Urbain…Soit une audience globale équivalente à celles  cumulées de 3 ou 4 de ces magazines qui poussent des cris d’orfraie ou de vierges effarouchées en voyant les images de Semenov, ou celles des artistes présentés dans  la Gazette.

Ce qui prouve qu’il existe une réelle  et très inquiétante disjonction entre la réalité de l’art et de son public, et les systèmes actuels de reconnaissance de la création vivante, terriblement  endommagés par 40 ans de déconstruction progressiviste forcenée..

DE LA COLLUSION SYSTÉMIQUE PRIVÉ-PUBLIC EN ART CONTEMPORAIN-FINANCIER-INTERNATIONAL

On y voit les grands commis d’Etat, devenir grands serviteurs du grand marché spéculatif, dans un jeu de chaises musicales d’une grande élégance…On y voit le Centre Pompidou, service public,  réquisitionné pour la valorisation de nouveaux produits artistico-financiers, au bénéfice du privé…

COMMENT VA LA RECHERCHE EN ART CONTEMPORAIN ?

Cet « art sans art », comme le dit Jean-Philippe Domecq, ce trou avec rien autour, cette absence au monde réel, cette béance ontologique, peut donc devenir l’objet d’une recherche sans objet, c’est à dire d’une recherche totale , fondamentale, sans limites,   d’une radicalité et d’une pureté absolues.

LES ARTISTES « SAUVAGES » DU NICOLEMUSEUM BIENTÔT AU PALAIS DE TOKYO ?

Comme moi, vous serez totalement héberlués à la lecture de ce texte du Monde , écrit par le  nouveau président du Palais de Tokyo, haut-lieu, depuis 20 ans,  de l’art conceptualo-bidulariste bobo branché , ultra-parisien,  ultra -contemporain et ultra –international…en collusion étroite avec les réseaux grands marchands du financial-art.