LES FRAC, GROUPÉS FACE À LA MENAÇANTE RÉALITÉ Par Nicole Esterolle (billet d’humeur)

Citadelle Miollis – Crédit Baptiste Cesar

Voici quelques événements  FRAC, à titre d’exemples  parmi des centaines d’autres du même acabit,  où l’inepte est porté à un degré  « critique »…On y voit que les FRAC persistent dans leur délire déconstructeur du sens,   qu’il ne lâcheront rien,  qu’il n’y a pas de pause possible dans leur irrépressible expansion d’imbécillité délirante, qu’ils se regroupent dans l’asso  « Platform » pour faire face à la menaçante réalité.

Plus d’info sur les récentes expo FRAC : https://lesfrac.com/expositions/

 
Rien ne peut arrêter l’enflure exponentielle de leur crétinerie consubstantielle, car leur survie est justement là, dans ce surpassement permanent ,  dans cette surenchère illimitée de l’absurde, dans cette fuite en avant désespérée.

Alors, la question se pose : Jusqu’où iront-ils ?

A quand le point de rupture ou de blocage du processus mortifère ?

Plusieurs constats  laissent tout de même présager que ce grippage de l’appareil  adviendra assez vite :

1-   L’augmentation notable des burn-out des dépressions nerveuses, des plaintes pour harcèlement moral, etc

2-    la désaffection quasi totale du public  …hors le réseau des  radicalisés qui y trouvent encore quelques subsides et une misérable identification sociale

3-    les restrictions budgétaires de plus en plus sévères  venant du trésor public

4-   la prise de conscience inévitable des politiques de tous bords de l’absurdité du dispositif FRAC (quand bien même Jack Lang et Claude Mollard continuent de clamer contre toute évidence que « les FRAC sont un trésor pour la France » et participent de son « exception culturelle »…

5-   l’impossibilité, à terme de stocker des dizaines de milliers d’œuvres stupides certes, mais surtout fragiles, contondantes, malodorantes parfois,  encombrantes, frappées inaliénabilité et protégées d’ une « propriété  intellectuelle » implacable.

6-   La perte de cohésion manifeste de  l’ensemble, malgrè les efforts désespérés de l’association Plateforme (https://lesfrac.com/platform/ )pour insuffler de l’allant et de l’optimisme … et réactiver sans cesse les bouffées délirantes.

7-   La résurgence probable d’une vraie sociologie de l’art, bloquée ces dernières années, par l’omni-présence de l’enfonceuse de portes ouvertes , Nathalie Heinich, et de Alain Quemin, le sociologue mondain bodybuildé assidu des grands vernissages….Une nouvelle psycho-sociologie de l’art qui se coltinerait au réel et qui analyserait sérieusement par exemple le fonctionnement socio-psycho-mental du personnel des FRAC et des gens qui  collectionnent les œuvres de type FRAC .

1 / Baptiste-césar

2/ Tarek Lakhrissi

3/ Boulard

01 – LE PINARD DE FRAC
Attention , l’abus de connerie est nuisible à la santé culturelle!

Nicolas Boulard est cet artiste émergent , fils de viticulteur, à qui le FRAC Alsace a confié un lopin de terre contigu, pour y cultiver de la vigne ( voir photo jointe 01 ) et faire la « cuvée du FRAC »…au cours des ateliers pédagogiques , il a fait  déguster sa piquette imbuvable aux enfants ainsi qu’à  petite Fleur Pellerin , alors ministre de la culture qui passait dans le coin . Chaque FRAC de France doit avoir une bouteille de cuvée Boulard dans sa collection.

02 – VOICI L’AGAVE PARABOLIQUE

C’est une œuvre de Baptiste César, achetée à l’artiste ( prix non communiqué) par le FRAC-Corse enb 2021

Voici le commentaire qui l’accompagne :

« Baptiste César a été élève de la  Villa Arson à Nice en 2006.. Il développe une pratique multi-média, le plus souvent in situ. Investissant l’espace public en faisant usage de matériaux de récupération, il affirme une esthétique du bricolage à la fois ludique et poétique qui se joue souvent du détournement d’objets. À l’occasion de sa résidence artistique à Ajaccio, il a réalisé une installation-sculpture à partir d’un agave qui avait fleuri et était donc sur le point de mourir. Pour la rendre éternelle, il a fossilisé la plante en faisant appel à du mortier préparé avec le sable de la plage Saint-François, en contrebas de la Citadelle. Celle-ci a alors été enchâssée dans une parabole lestée avec une bouée en plastique de façon à tendre toujours vers le soleil, mais à présent, comme un étrange moyen de communication. Devenue antenne satellite, l’agave, qui est originaire du Mexique, mais familière aux insulaires corses, joue d’une porosité explicite entre la nature et la culture. »…

03 – « RESTEZ TORDUS ! »  NOUS CONSEILLE L’ARTISTE L’ANTI-NORMES

Voici une œuvre de Tarek Lakhrissi, « Betraying Norms, 2021 », Sculpture suspendue à une chaîne d’acier Acier- 69 x 42 x 42 cm, Largeur lame environ 8 cm, Achat (prix non mentionné) à la Vitrine, Londres, en 2021

pour la Collection de l’Institut d’art contemporain – Villeurbanne/Rhône-Alpes

On peut lire quelque part ceci à son sujet : « L’œuvre fait partie de la série « Perfume of Traitors » [Le parfum des traîtres], en référence à Jean Genet qui érigeait en « vertus théologales » la trahison, le vol et l’homosexualité1. Betraying Norms [Trahir les normes] est une lame d’acier déformée – transformée –, tordue dans la longueur comme un ruban de Möbius et suspendue par une chaîne.

Il y a comme une disjonction entre le froid et dur acier, et la tournure tendre, presque émotionnelle de la forme. « Stay Twisted » [Restez tordus] conseille Lakhrissi. Qu’il s’agisse du genre, des normes sociales, de conventions de la langue ou du discours (normatif par essence) la norme est une forme qu’il suffit de tordre légèrement pour changer de perspective. Cet écart constituerait une technique de défense, voire d’auto-défense, pour survivre dans un milieu hostile. Un mouvement de désobéissance qui émane d’abord du corps, d’un corps qui résiste. Désobéir aux normes, ainsi que l’écrit Elsa Dorlin, « c’est partir du muscle plutôt que de la loi »….