OLIVIER PY, ARTISTE PLUS MINISTÉRIEL QUE LE MINISTÈRE LUI-MÊME Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

Perruque blonde, strass et paillettes pour la figure de la nuit incarnée par Olivier Py.  Photo Les visiteurs du soir

On connaît l’art « contemporain » et/ou ministériel…Mais il y a le théâtre contemporain, encore plus ministériel…

On connaît le savon de Marseille de 25 tonnes qui a fait la célébrité d’un plasticien contemporain nommé Fabrice Hyber…Mais il y a eu «  la servante »,  pièce de théâtre de 24 heures écrite, mise en scène et jouée par Olivier Py…une performance  qui a fait de celui-ci le théatreux français le plus subversif et pour cela le directeur longtemps indéboulonnable du festival d’Avignon .

Olivier Py est à Jean Vilar, ce que son comparse Jack Lang  est à André Malraux

Je vous joins ici le lien vers le texte de notre ami Jean-Pierre Pelaez publié sur le site « Boulevard Voltaire »…Et qui démarre comme ça :

« Il y eut Jack Lang. Dans la catégorie des grands turlupins culturels, des animateurs radio de la politique spectacle, des allons z’idées à la noix, des tartes Tatin remises à l’endroit, des brasseurs de niaiseries de salon, des festiviteurs et festivaleurs en rond, il n’eut pas son pareil. Et on l’a vu, récemment encore, proposer un new deal culturel qui consistait en subventions et courtisaneries, les deux mamelles de la gauche bobo, ou se porter soutien de la candidature de Saint-Denis au gadget de « capitale européenne de la culture ». Et tous les amateurs de franche rigolade se demandaient qui pourrait, un jour, le remplacer, tant il est à l’audace conformiste et à la majesté roucoulante ce que le sérieux plaqué sur du vivant est au comique. »

Bonne poilade !

[Humeur] Olivier Py, continuateur et disciple du maître Jack Lang