BIENNALE DE BERLIN : À FOND LA REPENTANCE Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

Oeuvre: Prabhakar KambleInde

Je vous livre ce texte de l’incontournable Philippe Dagen, le critique d’art le plus influent  sur la place de Paris, virtuose du cirage de pompes pour stars du Financial-Art de type Koons, qui se l’arrachent.

Cette berlinoise biennalerie est donc une grosse opération artcontemporainiste de récupération des misères du monde  pour en faire un max  de parlotte et de pognon… Stratégie charognarde bien connue et utilisée par d’innombrables plasticiens engagés , questionneurs sociétaux forcenés (à défaut d’avoir la moindre qualité proprement artistique)…et pour la plupart soutenus dans leur héroïque démarche humanitariste par les grands collectionneurs prédateurs oligarques , responsables justement de ces mêmes misères…On tourne en rond dans cet entre-soi diabolique.

C’est Kader Attia, le fameux « réparateur »  décolonialiste , français d’origine algérienne, vivant à Berlin, créateur de la fameuse brasserie parisienne « la Colonie », haut-lieu du bobo- wokisme,  convergence des luttes, intersectionnel et chiasmique, qui est le curator général de cette prestigieuse manifestation, européenne  qui se propose donc selon ses propres dires , de  « réécrire l’histoire du XXe siècle du point de vue des souffrances infligées aux vaincus par les vainqueurs  Colonialisme, esclavage, impérialisme sont les blessures dont souffre notre temps, parce qu’elles n’ont pas été soignées. Il est essentiel de s’y attaquer pour que nos sociétés puissent vivre ensemble, même si certains maux ne pourront pas être réparés. L’art est plus que jamais nécessaire aujourd’hui, pour faire partager une nouvelle vision dans un monde qui s’est bâti sur les dénis et les crimes, une vision que l’humanité doit faire sienne. »…Bref, du pur jus de boudin indigéniste , bien réchauffé !

Kader a ramassé pour cette expo tous ses camarades de l’intersectionnalité  des luttes, dont le fameux Olivier Marboeuf, activiste culturel en Seine-St Denis,  animateur de « l’Atelier Médicis », pote de la Balibar et fondateur de l’association « Khiasma » dont leprogramme est centré sur des « questions de représentations minoritaires »…Vaste programme en effet soutenu par Assia Traore et jack Lang dans le cadre de la candidature de St Denis – capitale européenne de la Culture.

A Berlin, la Biennale rouvre les plaies du passé

Mon précédent texte sur le curator berlinois Kader Attia :