DU GIGA-INEPTE DANS  L’ART D’ÉTAT Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

Tania Mouraud. © Esmeralda Da Costa. © Adagp, Paris, 2021

C’est bien connu : en art dit contemporain, les consubstantielles béance du sens et minimalité du contenu  sont largement compensées, soit par de colossales  et imbitables enflures discursives, soit par le gigantisme des œuvres, soit par la vertueuse conjugaison des deux.

Tania Mouraud, artiste autodidacte, mais formatée au USA dans les années 80, est une figures emblématiques de  cet art français de l’extrême, où l’insignifiance du fond s’appuie sur le gigantisme de la forme….Mais aussi sur la puissance du message à dimension sociétale qui chevauche toujours opportunément  les pires et les plus énormes  atrocités humanitaires de l’histoire,  comme on peut le voir dans les œuvres présentées ici, réalisées à Dunkerque et pour le FRAC Lorraine.

La puissance du message et la démesure de l’œuvre sont malicieusement  renforcées  par l’illisibilité des mots écrits tout en longueur verticalement.

Tout cela participe de cette « colossale finesse » (comme disait Francis Blanche) qui fait signe de distinction pour les bidochons contemporainolâtres.

L’immense bâche du FRAC –Lorraine

Ici, la colossale subtilité ne réside pas seulement dans l’illisibilité de l’écrit, mais dans le fait cette bâche  ne soit visible que du haut de la tour pigeonnier du bâtiment du FRAC, qui n’est accessible par un escalier étroit et quasiment impraticable…(des pervers, vous dis-je !)

Je vous joins ici ce que j’avais écrit sur ce piège à cons fraqueux :

Et je vous ajoute ce texte explicatif de l’œuvre , où l’on voit toute la perversité mentale de cette proposition artistique:

Celui qui voit comprendra….

Réservée à quelques spectateurs puisqu’elle n’est visible que depuis le haut de la tour pigeonnier du bâtiment, cette pièce monumentale est à l’échelle du paysage. De quelques trente mètres par quinze, elle s’inscrit comme le premier plan d’un décor à la dimension de la ville : au loin, des bâtiments, la cathédrale, quelques usines et encore plus loin les collines.
L’écriture noire et blanche produit son effet, elle rompt avec la couleur jaune de la pierre locale. Elle tranche du fait de sa dimension : de longues lettres effilées comme des couteaux, elle tranche enfin et surtout par sa signification.

How can you sleep ? Ce cri provient de l’opéra de Schoenberg Un survivant de Varsovie, dans lequel le narrateur raconte en anglais l’invasion du ghetto par les SS.
Si peu compréhensible à première vue, l’œuvre incite bien innocemment à déchiffrer. À celui qui s’en donne la peine, le sens saute à la figure. « Comment pouvez-vous dormir ? » sonne comme une injonction générale face à nos aveuglements volontaires.
… Ben voyons Ginette !!!

Ici un texte que j’avais écrit au sujet de l’hallucinant  FRAC – lorraine

Avec focus sur sa fameuse directrice initiatrice de la fameuse bâche de Mouraud .. virée pour cruauté managériale…Puis réaffectée au « Magasin » écolo-Piolle de Grenoble pour y parachever la décrépitude…et qui , finalement, se trouve, paraît-il de puis deux ans en internement  thérapeutique (avec solde) pour abyssale dépression nerveuse…Vous trouverez ici,  quelques anciennes citations de cette dame, très radicalisée woke LGBTQI+ avant l’heure , qui laissaient déjà entrevoir ce triste psycho-pathos final…