LES FRAC, ONT-ILS CONTRIBUÉ AU SABORDAGE DE LA GAUCHE ? Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

Purs produits de la flamboyante gauche culturelle déconstructiviste des années 80, les FRAC ont certainement contribué à la dévastation de cette même gauche par une sorte d’effet boomerang…

Cette gauche culturocrate toute puissante et arrogante s’est en effet , là aussi, coupée de la base populaire et laborieuse , en voulant faire ingurgiter d’autorité à celle-ci  de l’art intello-bidulaire contemporain parfaitement indigeste , au nom de  « l’art élitiste de classe pour tous »…L’art « contemporain » de FRAC est devenu ainsi le pire poison de la gauche en devenant  l’idiot utile ou  l’allié objectif de l’extrême droite….

Aujourd’hui,  réduite à la ridicule peau de chagrin du wokisme dans le domaine politique, elle reste intacte  dans le domaine de l’art institutionnel, et y poursuit ses ravages par une  radicalisation idéologique de plus en plus délirante, avec de plus en plus d’artistes opportunistes chevauchant les thèses sociétales, minoritaristes, indigénistes, intersectionnelles, décolonialistes, etc…leur procurant l’admiration des culturolâtres bien-pensants roudineskoistes,  la reconnaissance des instances subventionnantes, l’entrée en FRAC et l’accès au  marché de l’art intello – financier.

Une bonne moitié des artistes de FRAC correspond à cette typologie gaucho-bidulaire sodomisatrice de mouches et salvatrice de l’humanité…  

Comment reconnaître, aborder, analyser, expliquer  cette terrifiante et envahissante imbécilité artistique ? C’est la question à se poser en urgence.

Cette question n’est pas d’ordre esthétique car on est sorti de ce cadre depuis longtemps. Disons qu’elle ne peut être plus être abordée que sous les angles politique, juridique, psycho-pathologique et sociologique…

Malheureusement, côté sociologie de l’art,  tout est a faire , car ce domaine est ravagé aussi par le wokisme post-bourdieusien, et par l’omniprésence verbeuse et obturante de la diva enfonceuse de portes ouvertes , Nathalie Heinich…

Des images et des textes accablants :

Je vous trois   images d’oeuvres typiquement fraqueuses de Simon Nicaise,  Delphine Riest et Benjamin Sabatier,  et les textes modèles de cuistrerie absconse. qui les accompagnent .

Une œuvre de Simon Nicaise acquise par le FRAC-Normandie

1 – Simon Nicaise investit le minimum plutôt que la surproduction

« Quand les œuvres investissent l’invraisemblable, le simulacre, la simulation, la vision ou le délire, elles restent toujours très proches du réel. C’est cette altercation sensible entre le simulacre et le réel et finalement leur consubstantialité qui alimente le mystère et le trouble des œuvres parfois même hyperréalistes. Simon Nicaise investit le geste minimum (plutôt que la surproduction), la précision, la sobriété et la réduction de ce qui pourrait apparaître comme leur antithèse : le romantisme, le spectaculaire, l’exubérance, dans un art où se rejoignent la litote et l ‘hyperbole. » Lionnel Gras

« Trois sacs de sport disposés sur le sol » – 2016 – Collection Frac Bretagne

2 – Delphine Reist est habitée par la réalité sociologique du monde

« Habitée par la réalité économique et sociologique du monde, une partie de l’œuvre de Delphine Reist s’attache à mettre en scène des objets de tous types en leur insufflant ce que le spectateur prend immédiatement pour de la vie. À travers des mécanismes plus ou moins élaborés, elle programme l’activation d’objets(…)  Pourvus d’une capacité à se mouvoir ou à s’activer de façon autonome, ces objets deviennent inquiétants malgré leur banalité. Leur simple prétention à l’autonomie renverse leur rapport traditionnel à l’humain. »

Benjamin Sabatier – Sans titre, 2019– Col. FRAC Haute Normandie

3 – Benjamin Sabatier s’engage contre la consommation de masse

« Les œuvres de Benjamin Sabatier sont pleinement ancrées dans l’histoire de la création contemporaine et y font souvent référence, parfois de façon ironique ou sarcastique. On peut aussi y lire une prise de position à caractère libertaire contre une société matérialiste de consommation de masse, dépensant et gâchant ses ressources matérielles, réduisant à néant toute tentative de cultiver une utopie dans laquelle la hiérarchie des choses serait enfin bouleversée » 

LA GAZETTE DE NICOLE N° 46

Artistes présentés :
Karahut , Julia Liliard, Maria Guilbert ,  Ka Ti , Peter Kľúčik, Mohamad Ariyaei , Michel Rouquette, Maina Kernalegenn, Pete Codling , Damian Lechoszest , Sandra Martagex, Shawn G. Pacheco