INDÉMODABLE MOSSET ! Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

Une loufoquerie persistante

Inénarrable, indérouillable, inaltérable, inaliénable, durable, incontournable,  indéboulonnable, indémodable, notre plasticien national motocycliste et monochromiste est une valeur sure de la burénosphère institutionnelle de plus en plus délirante et loufoque..

Mosset dit vouloir « Obtenir des tableaux qui ne soient que de la peinture. » et revendique sans cesse, depuis exactement 55 ans, son état de peintre-peintre…en arguant que  la peinture qu’il utilise est une substance désignée comme telle en tube ou en pots … Et cela constitue son imparable argument fondateur….Mais sa picturance, changerait-elle fondamentalement de nature , si elle était faite au ketchup, à la confiture de fraise ou au fromage à tartiner?

Je vous ai ramassé quelques citations de Mosset qui valent en effet leur pesant de Vache qui rit :

« Mon travail actuel me paraît analogue à mon travail antérieur. » ( ben oui…forcément)

« L’art, moins il y en a, plus on en parle » (Du cynisme pur)

« Jamais, un coup de pinceau n’abolira la peinture. » (Gniark !)

« Appliqué à son objet, le peintre ne peut éviter ce constat : au plus il peint, au plus il a (il lui reste) à peindre ». (gniark et re-gniark !)

« La dialectique interne de mon travail est finalement plus déterminante que les circonstances extérieures, et c’est dans cette relative autonomie que ma peinture se modifie, se réajuste. » (ben voyons Gaston !)

Et puis voici quelques extraits du texte d’un éminent critique d’art, probablement membre important de l’AICA…( Association internationale des critiques admirateurs du plug anal de Mc Carthy.)

« Un tableau n’est rien d’autre et rien de moins que ce qu’il est ».

 Le peintre ne sait pas à l’avance ce qu’il peint. Il sait peindre. Il sait que peindre est son devoir et s’y exerce. Tout ce qu’est la peinture lorsqu’il peint est en jeu, comme si à chaque fois il s’agissait de peindre pour la première fois et la dernière.

Ainsi Olivier Mosset « s’entretient-il » avec la peinture : conversation suivie et portant sur un sujet de la plus haute importance, qui occupe, requiert du temps. Peindre, c’est-à-dire nommer et, à chaque fois, ne pas nommer : dédier tout le tableau à la peinture. Parfois cela apparaît impossible, mais il suffit d’un rien pour que cela se produise, un rien par quoi la toile se déplie et se déploie, devient peinture. » Alain Coulange …. Ben voyons Ginette !

Martine mac collage de Gilles Chambon

Tragique loufoquerie

Le foutage de gueule comme catégorie artistique…La déconstruction du sens , l’irrespect, la désobéissance, le vomi intellectuel, le crachat sur la beauté (ce mot nauséabond) , le cassage des codes, la destruction des valeurs et des lois  communes, la transgression des modéles, des repères et des règles  élémentaires, etc…Cela fait  50 ans que ça dure au royaume d’un art qui a besoin de ça pour se dire contemporain…. Et terroriser le bon peuple.

Ne trouvez-vous pas , chers collègues « critiques d’art » , que la plaisanterie ( que vous avez été plus ou moins contraints de soutenir par nécessité « professionnelle ») a assez duré, que cela commence à ne plus être amusant du tout…ni rentable…ni qualifiant pour vous…à être tout simplement odieux et insupportable…Mais aussi à être dangereux pour la cohésion sociale , dans la mesure ou cette sorte de perversité ou d’incivilité de rigueur pour stimuler une créativité bidon dans le domaine de l’art, peuvent contaminer bien d’autres pans de la société et ainsi pouvoir  accréditer les pires « désobéissances , insolences et voyouteries diverses » dans bien d’autres  domaines. 

Mosset et ses roues de motocyclette sur fond blanc

Plus d’infos 

LA GAZETTE DE NICOLE N° 46

Artistes présentés :
Karahut , Julia Liliard, Maria Guilbert ,  Ka Ti , Peter Kľúčik, Mohamad Ariyaei , Michel Rouquette, Maina Kernalegenn, Pete Codling , Damian Lechoszest , Sandra Martagex, Shawn G. Pacheco