UN PRIX MARCEL DUCHAMP DE PLUS EN PLUS GROTESQUE par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

C’est la quadragénaire plasticienne Lili Reynaud Dewar de l’écurie Kamel Mennour, (voir image jointe)  qui a obtenu le prix Marcel Duchamp cette année.

Ce prix est décerné par l’ADIAF (Association pour la Défense Internationale de l’Art Français), groupement d’ultra-riches collectionneurs, qui peut ainsi lancer et valoriser sur le marché de l’inepte spéculatif un nouveau produit artistico-financier, avec l’aide de l’Etat français , puisque la lauréate aura , au frais du contribuable, une grande exposition au Palais de Tokyo et au Centre Pompidou  (Un ami me précise que « ce prix est entièrement magouillé par les officiels du Pompidoleum, pour les membres de l’ADIAF qui ne sont que des bourrins aveugles. »

Le plus croquignolement grotesque , cynique et impudemment récupératoire dans cette ébouriffante opération de torture du sens, c’est que ces oligarques capitalistes notoires, premiers responsables des ravages environnementaux sur notre planète,  semblent vouloir s’absoudre de leur malfaisance en choisissant ce qu’il y a de plus opposé à eux  dans l’anticapitalisme, écolo-woke , néo-féministe, indigéniste et défenseurs des minorités opprimées et exploitées…et se faire, par la même occasion,  encore plus d’argent…

Il suffit de lire ce qu’on nous fournit comme info concernant cette quadragénaire :

« Lili Reynaud Dewar fait de son corps son support d’expression majeur et commence à se filmer dansant nue dans son atelier, couverte de peinture. À travers ses mouvements, l’artiste interroge son identité, travestie par ses chorégraphies et ses diverses couleurs de peau, mais également sa place de femme dans l’espace et dans la société. Son corps vivant, nu et peint, interroge la place des femmes dans l’histoire de l’art mais aussi celui des personnes de couleur, encore très souvent minoritaires sur les cimaises des musés occidentaux

Bien que la quadragénaire ne pratique pas directement la peinture, l’encre est également un matériau récurrent dans son œuvre, qu’elle vienne maculer le bas de rideaux habillés de texte ou remplir des bassines noires qui perforent des matelas troués – un rappel de l’importance du langage à ses yeux.

En ce moment, la quadragénaire française continue de travailler sur son projet au long cours Gruppo Petrolio, un film en plusieurs parties mettant en scène des individus mobilisés contre la destruction de notre planète par le capitalisme »

Il suffit de regarder l’image jointe

de « cette bassine noire perforant un matelas troué – un rappel de l’importance du langage à ses yeux »…

Lili Reynaud Dewar, l’exposition en équation