DE L’ AHURISSANT « DIALOGUE » ENTRE CLAUDE MONET ET JEAN-PIERRE RAYNAUD Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

Jusqu’au 10 avril 2022

« L’art contemporain, ça ose tout …et c’est à ça qu’on le reconnaît », disait Audiart… mais le pire dans ce registre de la délirante autant qu’ impudente crétinerie artcontemporainiste, c’est cette pratique de plus en plus fréquente et dévergondée du « dialogue » entre les œuvres du patrimoine et les conceptualo-biduleries contemporaines.

C’est donc ce genre de coup tordu  que se permet ici un champion de l’oxymore ravageuse et de l’apparentement qui tue, un expert du parasitage de patrimoine, un virtuose dans le télescopage des contraires et de la torsion du sens, un roi de l’hybridation des genres et de l’embrouille historisciste, Philippe Piguet, arrière petit-fils bâtard de Claude Monet … que cette filiation a qualifié dans le champ de la critique d’art française, qui est comme on sait , l’ une des plus lamentables du monde…Le même Piguet qui , par exemple, avait introduit l’exquis Fabrice Hyber ( l’académicien inventeur de la balancelle à double godemichet pour jeunes filles de bonne famile)  dans les réseaux de l’organisation « Rouen –Expressionniste » sur laquelle il a la haute main……Et qui avait donné carte blanche à la non moins exquise Catherine Millet pour un stand au salon du dessin Drawing Now, alors qu’il est de notoriété publique que la dite Catherine  n’en a rien à secouer du dessin et de tout ce qui s’apparente à un quelconque « savoir-faire »  en art… qui n’est pas « savoir penser »

Aujourd’hui, Monsieur Piguet a donc l’outrecuidance- l’autorité  et les moyens aussi – de faire « dialoguer » et se télescoper la peinture du merveilleux Claude Monet et les œuvres de Jean-Pierre Raynaud, lequel est parvenu au top ten des plasticiens nationaux avec ses immenses surfaces de carreaux blancs,  ses giga-pots de fleurs et ses assemblages de couvercles de pots de peinture, qui font les délices des fonctionnaires du Ministère et des bidochons culturels amateurs de sensations esthétiques fortes..

Le mot peinture est une œuvre en soi … le pot de peinture comme œuvre en soi…

« Le fait que je ne sois pas peintre ne m’interdit aucunement d’ aborder la question de la peinture….Le mot peinture est une oeuvre en soi et je le revendique en tant qu’œuvre….Ici l’idée de peinture m’apparaît plus forte que le peinture elle-même. » déclare sans ambages et sans honte celui qui fit , comme son homologue Bertrand Lavier , des études d’horticulture avant  de se consacrer exclusivement au posturo-conceptualisme radical…Une déclaration d’un tel niveau de sophistication dans l’intello –absurdité, qu’elle devient une redoutable arme rhétorique au service des classes supérieures contre l’invasion du populisme des classes inférieures qui ne comprennent rien à la dialectique des contraires.…

Une telle confrontation de Monet avec Raynaud (comme pourrait l’être celles –  qui nous pendent au nez – de Rodin avec Koons, de Klee avec Banksi, de Renoir avec Buren ( 1) , de Van Gogh avec Lavier, de Richier avec Venet, de Delacroix avec Hyber, etc…) devrait, en Etat de droit, , être considérée comme une injure à l’art et à l’humain …Et ses responsables, être sévèrement devraient être sévèrement  sanctionnés.

Mais que faire, quand c’est  l’arrière – petite progéniture de Monet lui-même, qui est le moteur central de cette ahurissante pantalonnade muséale?

Plus d’infos sur cette ahurissante exposition :

Musée Marmottan Monet

2, RUE LOUIS-BOILLY, PARIS
T. +33 (0)1 44 96 50 33

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