POUR UN FLORILÈGE DE L’IMBITABILITÉ VERBEUSE DE L’ ART « CONTEMPORAIN » Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)


Je vous donne un exemple avec cet extrait de texte d’un curator international fameux, comme il y en a des centaines dans le circuit du marché mondial de l’inepte artistico-financier :
« La plasticité des faits d’histoire, comme celle des œuvres quelles qu’elles soient, et qu’elles s’espacent dans le temps ou non, délimite un cadre, une configuration et des périphéries, qu’il est vain d’énoncer a priori (…)Comme l’histoire générale, mais pour un temps seulement, l’exposition doit pouvoir tracer sans trahir les propriétés combinatoires d’une morphologie définitivement conjoncturelle, sans passé ni avenir, au présent. Et contenir en prélude (ce qui interdit au « savoir constitué », comme à la « certitude des choses », à la « pensée readymade », à la « structure » et au « fondement »), d’imposer un type, fut-il « idéal (Weber), un modèle, (un telos), et contenir, ce qu’à défaut de mots nous empruntons à Carlos Ginsburg, « des éléments impondérables » : le flair, le coup d’oeil, l’intuition. »

C’est, comme vous voyez, du compact et du pesant… Et vous ressentez comme moi le caractère absolument, insensé, délirant, complètement halluciné ou explosé du dedans, de ce texte qui, lu à haute voix, vous fait desquamer la langue, érythèmater la peau des fesses  et sortir de la fumée par les oreilles. Un texte, dont on se demande d’ailleurs si son auteur n’a pas , au bord de l’épectase , trop fumé la moquette et ne va pas bientôt manger son chien, sa sacoche ou la plante verte de son bureau, avant de s’auto – déglutir  dans un dernier hoquet.

Raoul Hausmann 1965

C’est le jargon de la cuistrerie de classe, c’est l’imbitabilité langagière, c’est la glossolalie extatique, c’est la préciosité ridicule, c’est l’amphigourie sémantique, le galimatias, le salmigondis, l’enculage de mouches, la litanie glossoteuse, c’est l’absconsité discursive, c’est  la turlupinade inexistencielle…

C’est aussi du terrorisme intello-verbeux destiné à assujettir et culpabiliser l’auditeur qui ne comprend évidemment rien à une logorrhée dont le locuteur ne comprend rien non plus, comme s’il n’était que le simple médium d’injonctions extra-terrestes ou divines, comme cette Langue inintelligible que parlent les mystiques en début d’extase.

J’ai entrepris de collectionner ce type de textes pour en faire un florilège de la critique d’art spécialisée art contemporain…Il y en a des dizaines de milliers qui trainent dans les textes d’accompagnement du conceptualo-bidulaire fraquien…rédigés par le criticorat assermenté de l’AICA et grassement rétribués.

Je voudrais pouvoir en sélectionner une cinquantaine des plus sternutatoires, pour en faire un florilège, en témoignage de notre folle époque, pour les générations futures.

Je compte sur vous pour m’envoyer ceux que vous auriez cueillis et mis de côté…

Alors envoyez -moi , ce que vous avez dans le genre « lourde imbitabilité langagière », à nicole.esterolle@yahoo.fr


Merci à vous !

LA MEILLEURE SUCEUSE DE L’ART « CONTEMPORAIN » FRANÇAIS 

LA MEILLEURE SUCEUSE DE L’ART « CONTEMPORAIN » FRANÇAIS par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

Catherine M. assume encore aujourd’hui ses talents passés (assez diminués paraît-il aujourd’hui) autant buccaux que vaginaux (rien semble-t-il du côté de l’anal) dans cet entretien « ébouristoufflant » avec la reine du stupéfiant botoxé, Léa Salamé… Continuer de lire LA MEILLEURE SUCEUSE DE L’ART « CONTEMPORAIN » FRANÇAIS par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)