LE SHED À ROUEN : UN BEL EXEMPLE DE  CHANCRE MOU 100% ART « CONTEMPORAIN » Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

LE SHED À ROUEN : UN BEL EXEMPLE DE  CHANCRE MOU 100% ART « CONTEMPORAIN »

Il y en a certes des dizaines du même type sur le territoire français, mais celui-ci est particulièrement exemplaire en termes de conjugaison des purulences esthétiques et éthiques, avec conflits d’intérêt à tous les étages, détournements de biens et d’argent publics, massacre des valeurs de l’art…le tout sous le regard attendri ou hébété ou terrifié, voire  complice parfois , du politique local de tous bords. .(il n’a pas encore été établi formellement que cette situation ait quelque rapport que ce soit avec le fait que Marcel Duchamp soit natif de Normandie…)

AMBIANCE, AMBIANCE !

Pour vous planter le décor, ou vous mettre tout de suite en appétit  dans l’ambiance SHED, je vous ai placé quelques images (01-02-03-04) de l’exposition actuelle de Laurent Faulon, disciple ,  victime et dénonciateur de la star déchue Claude Lévêque. On y voit une grosse saucisse sur une table de massage, deux cochons qui folâtres dans une mare d’urine,  et l’artiste qui tient un somptueux lampadaire en verre de Murano sur fond de porcherie,…Autant d’oeuvres à considérer probablement comme séquelles post-traumatiques des sévices infligés à l’artiste par l’abominable Lévêque…

ÇA COMMENCE IL Y A DIX ANS

En 2012 , Madame Julie Faitot , auparavant médiatrice culturelle puis de responsable culturelle au CHU de Nice., arrive en Normandie  et fait transformer un lieu de médiation appartenant à la ville de Rouen en lieu d’exposition : « le 180, Espace d’art contemporain de la ville de Rouen » dont elle devient la directrice parallèlement à son poste de chargée de mission Arts visuels de la ville de Rouen.

En 2013 , la même Madame Faitot  expose au « 180, Espace d’art contemporain de la ville de Rouen », son nouveau compagnon, l’artiste Jonathan Loppin, à qui elle attribue, une bourse individuelle à la création pour un projet d’expo soutien aux palestiniens à  Gaza auquel elle prend part en faisant elle aussi le déplacement. Plus d’infos ici : https://www.aljazeera.com/gallery/2014/11/11/in-pictures-we-are-all-palestinians

Lequel Jonathan Loppin avait déjà reçu t une somme de 60 000 euros dans le cadre du1% artistique consacré à la Médiathèque de Notre Dame Bondeville  en 2012.

Performance, Jonathan Loppin / Photo : Al Jazeera

UNE USINE DÉSAFFECTÉE DE RÊVE

Les usines désaffectées bien pourries sont des écrins de prédilection autant pour l’art conceptualo-bidulaire que pour le Street art, qui pourtant ne s’y mélangent jamais…À  Grenoble , notamment, les street-artistes ont viré l’art « contemporain » du « Magasin des horizons » pour en faire « La supérette » , beaucoup plus écolo, populaire et convergence des luttes.

En 2013, Julie Faitot et Jonathan Loppin achètent donc à Notre Dame de Bondeville une usinée désaffectée d’une surface de 1400 mètres carré avec quelques autres artistes. Parmi eux Jean-Paul Berrenger (artiste-enseignant à l’école des Beaux-Arts) lequel sélectionnait déjà depuis 2011 aux côtés de Jérôme Felin, « conseiller artistique pour les arts plastiques à la Drac  et de Julie Faitot,  alors  « chargée de mission artsvisuels » les copains enseignants-artistes méritant de  bénéficier des subventions de la ville de Rouen. Remarque en passant :  la fille du susdit  Jean Paul Berrenger  a été embauchée à la Galerie Duchamp  comme médiatrice culturelle par Mme Faitot. 

Tout cela en parfaite conformité avec le  schéma habituel de montage culturo-affairiste effréné, entre copains profs, artistes, petits  grenouilleurs de FRAC, et mini-fonctionnaires locaux de l’art en mal d’ascension dans l’appareil… avec la complicité du CAR , Conseiller Artistique Régional de la DRAC du coin, grand dispensateur de la manne financière d’Etat, grand voyageur prospecteur de talents internationaux et, qui, comme ses collègues des autres régions, n’est guère vu en sa  DRAC que pour donner son paquet mensuel de notes de frais à la compta.

LA NAISSANCE DU SHED, « CENTRE D’ART CONTEMPORAIN DE NORMANDIE »

En septembre 2015 , transformée en espace d’exposition, ateliers et espace de stockage, l’usine désaffectée de Notre dame de Bondeville prend donc le nom du « SHED » autoproclamé« Centre d’art contemporain de Normandie » par Julie Faitot  et Jonathan Loppin. Le SHED ouvre avec une première exposition intitulée : « Résistance des matériaux » (Résister, c’est créer, disait Deleuze) dont les artistes exposés sont majoritairement les amis propriétaires du lieu, tous fervents adeptes du conceptualo-bidulaire duchampien, à fort engagement sociétal pro-minoritarisme à fond la caisse.

Un entretien édifiant avec Jonathan Loppin : https://fomo-vox.com/2021/06/19/interview-jonathan-loppin-directeur-artistique-du-shed-et-de-lacademie-artiste/

Plus d’infos sur son site même : https://www.le-shed.com/

LA GALERIE MARCEL DUCHAMP !

(On ne pouvait guère y échapper à celle-là) …En septembre 2017 ,  Julie Faitot obtient le poste de directrice de la « Galerie Duchamp, Centre d’art contemporain de la ville d’Yvetot ». (Parmi les membres du jury, figure Jérôme Felin conseiller artistique pour les arts plastiques …Son fiancé Loppin devenant directeur du SHED de telle façon qu’elle en reste la directrice effective, cumulant ainsi le contrôle de deux lieux.

« LA RÉSISTANCE DES MATÉRIAUX »

C’est le titre de l’expo collective inaugurale du SHED : un sujet aussi porteur et aspirateur de subventions que peut l’être le soutien aux minorités opprimées ((Résister, c’est créer, disait tonton Deleuze)

https://www.le-shed.com/resistance-des-materiaux

On démarre ainsi en fanfare et on annonce la couleur en invitant l’exquis Claude Lévêque, alors au sommet de sa gloire d’ambianceur de lieux culturels,  qui sera  hébergé gratos en compagnie (en tout bien tout honneur)  de son filleul de 13 ans ,  chez Madame Faitot ( très surprise ensuite d’apprendre, ect. , etc.)….On note parmi les participants à cette exposition historique, la redoutable prof-plasticienne brûleuse de poubelles, Anita Molinero : une vedette elle aussi  dans les circuits institutionnels gaucho-bidularistes.

LES RÉSEAUX NORMANDS

La Grande Normandie reste la région où la densité et l’inextricabilité des structures municipales, départementales et régionales dédiées à l’art « contemporain » sont les plus fortes de l’hexagone

Il existe en effet, dans cette région, deux réseaux parallèles et complémentaires de lieux d’art contemporain : le « RN13bis », qui associe tous les lieux d’art contemporain de la Normandie….et le RRouen plus spécifiquement rouennais. L’ensemble fédère donc une trentaine de structures, parmi lesquelles on peut citer les 2 FRAC, les écoles des Beaux-Arts, La Galerie Duchamp (ben oui, on n’y a pas échappé à celle-là !), l’Usine Utopik, le Radar, l’Unique, la Station Mir, la Forme, le Collectif d’en Face, le Polymorphe, le Tigre, etc…et le SHED donc…tous ( ou presque) liés par la même exigence de haut niveau international  dans l’ordre de l’esthétique conceptualo-posturo-bidulaire, qui conditionne  l’agrément de la DRAC et du Ministère pour l’obtention de l’indispensable subventionnement public.(Les rares lieux   à contenu artistique véritable, servant de caution au reste) Le SHED étant assurément, au delà de la région normande,  la protubérance la plus émergente de cette chaine d’enflures art – contemporainistes, de type ganglionnaire, qui parcourt l’hexagone.

Plus d’infos sur ces réseaux :

https://rn13bis.fr/

https://www.facebook.com/rrrouen/       

https://www.rrouen.org/membre/shed/

AU DÉSESPOIR D’ANTICOR

Copinage et coquinage qui semblent donc faire fonction  à la fois de carburant , comburant et lubrifiant dans les rouages très enchevêtrés de l’appareil art contemporain normand, pourraient attirer l’attention de la Cour des Comptes régionale …Mais non…à croire que ça y pue trop…De même que l’organisation nationale  Anticor (qui combat la corruption), préfère semble-t-il ne pas y mettre son nez , ni engager de poursuites, comme elle évite de la faire pour d’autres  faits de corruption avérés et notoires dans l’appareil culturel, par ce qu’elle sait que , dans ce milieu , c’est monnaie courante … c’est de l’ordre de la transgression créative et que c’est pour cela difficilement attaquable…

Reconnu d’intérêt général…

Le SHED, est soutenu moralement mais surtout financièrement par le Ministère de la Culture / Direction régionale des affaires culturelles de Normandie, la Région Normandie, le Département de Seine-Maritime, la Métropole Rouen Normandie, les Villes de Maromme et de Notre-Dame de Bondeville….Il est aussi mécéné  par quelques entreprises soucieuses de se faire de l’entregent local. (Champagne Porgeon et fils, DAS Studio, Hélio service, SOMEDEC et Vin sur vin)

LES DEUX FRÈRES FRAC ENFIN RÉUNIS !

La Normandie , terre des pires  avanies artistiques nationales, vient cependant de résoudre la fusion de ses deux FRAC Haute et Basse Normandie, après deux ans de luttes fratricides sanglantes, et d’un imbroglio politico-aristico – administratif d’une hallucinante absurdité, puisque l’objet de l’affrontement concernait deux structures également vides de sens et de contenu… et que l’addition ou la conjugaison de deux béances reste une béance…et  dans la mesure où on ne sait ,dans cette affaire croquignolesque,  quelle absence a absorbé l’autre…

Les deux frères FRAC ainsi réconciliés, peuvent désormais entrer dans une chaine d’intérêts où l’on voit s’être embarquées des organisations ou structures n’ayant rien à voir avec l’AC, comme  « Normandie Tourisme et Congrès,  les Musées des Beaux-Arts et  Rouen Impressionnisme …cette dernière  a cependant financé la survenue de l’académicien Fabrice Hyber pour une exposition dans une galerie privée de 200 m2, logée dans   l’Aître Saint Maclou récemment rénové par la Métropole, et dirigée par une élue politique, grande arbitre des élégances culturelles  rouennaises et de l’artcontemporanisme ostentatoire comme gage de bonne moralité politicienne… Prolongé souvent d’un minoritarisme aussi fervent.

Une chaine vertueuse où l’on voit le FRAC en collusion étroite avec les intérêts privés de quelques galeries parisiennes ( de type Jocelyn Wolff) de haut niveau international, qui fournissent au prix fort les œuvres certifiées 100% conceptualo-bidulaire, qui conviennent à l’instance d’acquisition présidée par une Sénatrice locale qui se trouve être aussi présidente de la commission des Affaires culturelles du Sénat.(La même sénatrice qui envisageait de m’attaquer en diffamation, parce que j’avais dit que la consanguinité dégénérative faisait des ravages chez les responsables de FRAC et tout le personnel institutionnel)

UN CASTING DE RÊVE !

Je vous place en fichier joint, le « casting de rêve » ( image 06)où l’on découvre tous les protagonistes de cette merveilleuse aventure du SHED, dans une joyeuse sarabande où se tiennent par la barbichette, élus politiques, bureaucrates de l’art , artistes-professeurs, annonceurs locaux, critiques d’art, etc….dans une très dynamique collusion d’intérêts divers.

L’ANNEXION DE L’ « ACADÉMIE »

Ne pas oublier l’extension du SHED par l’annexion de l’Académie, un lieu de rencontres de diverses associations, avec ateliers, salles de réunion , etc..Un nouveau lieu inauguré avec les artistes de la Galerie Wolff sus – évoquée.

Je vous joins en document 09 un article de Paris-Normandie

L’EMBROUILLE DE LA GALERIE TELMAH

Autre douteux montage au sein des réseaux culturo-affairistes  rouennais : La galerie d’art contemporain Telmah, logée dans l’Aître St Maclou fraichement restauré,  dont la direction a été  étrangement confiée à l’ Adjointe au Maire en charge de la culture, du matrimoine, patrimoine, tourisme à la Ville de Rouen.,

Une galerie sous statut, privé, municipal  ou associatif ? on ne sait pas très bien…Toujours est-il qu’elle fut inaugurée en fanfare début 2020 avec une expo de l’académicien Fabrice Hyber avec l’encadrement et le financement de l’organisation « Rouen Impressionniste »….Unr galerie locale donc qui pourra fournir le FRAC local, sans que le directeur de celui-ci ait besoin d’aller faire le beau à Paris.

ENFIN LA REVUE ECARTS

Un seul numéro, ( image 08) mais déjà collector ! où Julie Faitot raconte sur le mode exalté et délirant, sa fabuleuse aventure du SHED, à la façon de  Maurice Herzog pour son ascension de l’Anapurna…. Une vraie épopée des temps modernes…Un document d’époque.

ALORS , MESSIEURS-DAMES LES ÉLUS (es)  DU PEUPLE, C’EST À VOUS D’INTERVENIR!

….Après recherche d’informations et réflexion sur les questions suivantes : par quel étrange dérèglement collectif du sens en est –on arrivé à un tel triomphe de la barbarie intello-bidulaire ?  Comment peut-on en arriver à disqualifier ce qui qui rélève, du sensible, du poétique et du savoir peindre, pour préférer des grotesqueries porcines  ? 

…Par quel mystérieux mécanisme sociétal en est –on arrivé à donner valeur artistique à une grosse saucisse sur un table de massage , à donner  le pouvoir à des  incompétents délirants, hystériseurs du rien, ignorant tout de l’art et n’y comprenant rien ? Pourquoi y a t-il une catégorie d’humains aimant  la contemplation de ces porcs? Est-ce  de l’ordre du psycho-pathologique ? De la maladie mentale ? De la modification  génétique inopinée? Du désordre  hormonal ? De la reconfiguration cérébrale suite à lobomisation? De la  carence iodée ou vitaminique?  De la séquelle post-traumatique suite à de terribles sévices ou à quarante ans de consanguinité dégénérative ?

C’est manifestement de l’inepte pur, de la crétinerie compacte, mais ça existe et cela doit avoir nécessairement une origine, une raison d’être…

C’est sans mystère ni poésie comme un pathos, comme un dérèglement d’ordre mécanique,

C’est donc forcément démontable, analysable et explicable.

Mais malheureusement, ceux qui seraient en charge  de l’expliquer , les sociologues, les psychologues , les anthropologues, les critiques, philosophes et historiens de l’art,  sont eux-mêmes coincés dans l’appareil déréglé qu’ils auraient à démonter et  réparer…quand ils ne sont pas , en tant qu’experts patentés…les acteurs de ce dérèglement et de cet enfumage discursif qui permet de légitimer l’inepte et leur propre incurie..

Alors, vous,  les élus de peuple, c’est à vous d’intervenir pour que soit réparé l’appareil institutionnel !

Le Shed

12, rue de l’Abbaye
Notre-Dame-de-Bondeville, 76960 France

https://www.le-shed.com/