L’ART BRUT ENTRE ENFIN À LA FIAC Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

Par Nicole Esterolle

L’ART BRUT ENTRE ENFIN À LA FIAC

….Ainsi peut-on voir dans le texte joint du Monde, que la galerie parisienne d’art brut Christian Berst est désormais agréée dans la cour des grands internationaux de la FIAC dans le cadre  de la « french touch » de cette foire, et pour un hommage à « ceux qui  font preuve d’une certaine altérité mentale et sociale » nous dit le galeriste, dans cet article des Echos :

Je me souviens pourtant d’une époque pas si lointaine où nous nous faisions , avec mon ami Danchin, traiter de réacs, ruraux, populistes et ringards, quand nous présentions et défendions l’art brut et singulier.

Je me souviens aussi d’un Claude Mollard (l’inventeur du FNAC et des FRAC avec son comparse Jack Lang)  déclarant que, pour lui, les deux grands artistes de l’époque, étaient Buren et Chomo : c’est-à-dire ceci et son contraire….

Mais bon, qu’à cela ne tienne, c’est Madame Millet qui a officialisé cette reconnaissance avec la publication du hors-série Art Press consacré à l’art brut (image jointe) …Madame Millet qui, comme chacun sait,  exècre l’art dans son acception commune, historique ou sensible et ne s’intéresse qu’à la déconstruction ou subversion de celui-ci, avait donc brusquement découvert les vertus déconstructives, subversives et sociétalo-questionnatoire de cet « art des malades mentaux ». …Madame Millet  aime en effet le pathos, la souffrance, la morbidité pour eux-mêmes,  et ne comprend pas qu’ils   sont  matière à sublimation dans la création artistique.

Ainsi, ce qui est intéressant dans l’art brut, pour Dame Millet, comme pour Sieur Mollard, ce n’est pas tant sa qualité intrinsèque, sa charge émotive, son invention formelle, non,  c’est la « posture » sociale de l’artiste en tant que disrupteur, rebelle casseur de codes, décolonial, qui prime….Car c’est cette « qualité-là » de l’art brut qui rend celui-ci – tout comme le conceptualo-bidulaire – catégorisable, financiarisable, intellectualisable…C’est bête comme chou , mais c’est comme ça que ça marche dans la tête des fellateurs du néant qui tiennent les manettes de l’appareil institutionnel, autour de leur grande prêtresse.

C’est ainsi  que  cette légitimation on ne peut plus suspecte de l’art brut , à travers ce hors-série, s’est faite bien entendu avec l’exclusion des principaux acteurs depuis des décennies, du vrai et respectueux travail de reconnaissance de cet art…Aucune mention des  Danchin, Thevoz et de bien d’autres… « nous, les grands intellos et financiers, allons maintenant récupérer et nous occuper de l’art brut avec beaucoup plus de sérieux et de professionnalité… »

Ainsi cette expression de la pureté et de l’innocence, cette sublimation de la souffrance qu’est l’art brut, peut-elle être désormais livrée en pâture aux terrifiants prédateurs-spéculateurs des foires internationales…Ainsi l’art brut devient-il l’alibi, la caution, la pincée de contenu humain et de vérité dans cet océan de mensonges qu’est cet étalage des plus inhumaines   et grossières excrétions du financial-art international.

Ainsi le lancement de ce hors-série Art Press – Art Brut, s’est-il fait en la galerie spécialisée art brut de Christian Berst ..Et je vous joins ici la conférence donnée pour l’occasion, avec Boltanski en candide de service, surjouant la débilité mentale pour faire plus « brut » , dans un salmigondis de sidérantes niaiseries pour nous démontrer qu’art conceptuel et art brut sont de même nature profonde…Et avec  notre incontournable gloire nationale de la critique d’art, Philippe Dagen, qui voit l’art brut comme «  le coefficient complémentaire de vérité », …Ben voyons Ginette !…Les mânes de Breton et Dubuffet doivent se tordre de rire ou de douleur devant ce spectacle de la cuistrerie culturo-mondaine parisienne ….

Athlètes de l’intellect contre  bruts de décoffrage

Simultanément et à la périphérie de ces démonstrations centrales, il y a ces lieux ou s’expérimentent d’autres confrontions art brut-art savant, art populaire-art de classe, art conceptuel-art tripal , art formaté-art hors norme.

1- Ainsi , la bien-nommée galerie parisienne Cortex Athletico-Thomas Bernard, vient-elle de se mélanger avec la galerie Christian Berst, pour une confrontation ébouriffante entre l’art conceptualo-bidulaire des athlètes de l’intellect et l’art brut de décoffrage des «  déficients mentaux »…

Plus d’infos sur l’événement (ici)

2 – Ainsi Hyber et Lévêque au Palais idéal du Facteur Cheval

On ne fait pas mieux comme confrontation profanatoire… Plus d’Infos (ici

Le céleste facteur vient d’  échapper à plusieurs  expos des plus férocement « contemporaines » qui devaient se tenir au château de Hauterives, tout près du Palais Idéal: l’une  de Fabrice Hyber (en hommage « au passé de boulanger » du Facteur Cheval…vous connaissiez ce passé?), une autre très enjouée de Ali Cherri et encore une autre de l’ex-figure de proue de l’art français,  Claude Lévêque. Cette dernière  intitulée « Le Palais des Fées » et «  permettre à ce grand artiste de concevoir un parcours émotionnel et sensitif qui faisait écho à la vie du facteur Cheval. » nous précisait gaillardement le conservateur de lieu….

Les « proposeurs de parcours » à la FIAC

Enfin, et pour clore dans ce même registre de la confusion des genres, et tel qu’on peut le lire dans la copie du texte du Monde, l’intervention à la FIAC des grands commis fonctionnarisés de l’Etat,  Blistène, De Loisy, Lavigne, comme « proposeurs de parcours » au service des galeries privées…bel exemple de mélange des genres ou conflit d’intérêts, et d’une collusion public – privé coutumière en art « contemporain ».

LA ROMY JAUNE DE VEILHAN À LILLE

« POUR COMPENSER LE DÉFICIT DE FEMMES DANS L’ESPACE PUBLIC »

…a dit Martine Aubry, maire de Lille,

pour justifier la présence du  buste jaune en résine et fibre de verre de 250 kg, intitulé Romy, installé devant la gare et réalisé par le méga sculpteur fractal Xavier Veilhan.

On ne sait pas qui a commandé l’œuvre, ni qui l’a achetée , ni à quel prix ? Opacité oblige dans le culturel lillois depuis que la ville a été capitale culturelle européenne et n’a de comptes à rendre à personne.

« Romy renvoie à la multitude d’individus qui constitue le flot de voyageurs », a expliqué le plasticien international Veilhan…Ben voyons Ginette !

« On ne se donnera plus rendez-vous devant la gare, , mais dans les bras de Romy . » a ajouté  Martine la mutine.

Ce nouveau buste est-il un hommage à la comédienne Romy Schneider ? Voilà une question qu’elle est bonne ! … Et bien non, car Romy est en réalité une demoiselle  qui a travaillé en tout bien tout honneur au sein de l’atelier de Xavier Veilhan. « Je lui ai demandé de poser habillée  devant mon scanner 3D et sa pose est devenue la statue géante qui se trouve désormais devant la gare », a expliqué l’artiste.

Bref, une injure à l’art, aux femmes, aux hommes, aux enfants, aux animaux, au public, à la SNCF, aux populations laborieuses, à l’humanité….

Plus désespérément crétin et moche, tu ne trouves pas !

Ils osent tout… c’est pourtant à ça qu’on les reconnaît…mais ils continuent sans aucune vergogne

https://www.lavoixdunord.fr/637701/article/2019-09-14/sur-le-parvis-de-la-gare-romy-accueille-lillois-et-voyageurs-bras-ouverts

REPENTANCE, RÉPARATION, DÉCOLONISATION… TOUT ÇA   C’EST PAYANT POUR KADER ATTIA : LA BIENNALE DE BERLIN L’A CHOISI COMME COMMISSAIRE GÉNÉRAL.

Les indigénistes, duchampo-islamo gauchistes et autres convergence intersectionnelle des luttes, exultent en France et ailleurs.

Élevé en France et en Algérie, Attia est connu pour son concept de «  réparation  », une notion qui interroge les modes de résistance et d’appropriation culturelle comme moyen de décolonisation, tout en examinant les effets en cours de la colonisation sur les nations et les individus poursuit son utilisation récurrente de prothèses pour signifier des processus de traumatisme et de réparation….et ses maquettes de villes en graine de couscous pour signifier on ne sait quoi.. (ici)

Plus d’infos sur Kader Attia (ici)

Lauréat en 2016 du prix Marcel Duchamp, Kader Attia a créé dans la foulée à Paris  « La Colonie barrée », bistrot de rencontres et partage, dont la  « La ligne curatoriale » apparaît résolument  « décoloniale »:, avec l’accueil des  différentes causes communautaires et/ou minoritaires ethniques, tels que les « indigènes de la République »  et des débats pour « décoloniser les arts », sous l’œil attendri des frérots mahométants. 

ILS NE SUPORTENT QUE LE COCHON CONCEPTUEL ET TATOUÉ (ICI)

SACHEZ LES RECONNAÎTRE!

Ils osent tout….Voici la nouvelle dégaine aéro-dynamique sortie de DRAC des inspecteurs de la création et autres agents d’art contemporain dont le ministère a maillé le territoire, avec ses curators, conseillers, commissaires, délégués, profs, chargés de missions, etc. (image jointe)…Une création de la styliste Ignès de  la Fressange, belle-mère de Benjamin Olivennes.

LA NIOUZE LETTER DE NICOLE ET DE LA CHIENNE (ICI)