OÙ EST PASSÉ LE « FUCKING FOX » EMPAILLÉ DE L’AMBIANCEUR CLAUDE LÉVÊQUE ? Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

Il avait été conçu et présenté à l’exposition « Back to Nature » ( La vie des bêtes)  au Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur, à Marseille, par l’exquis Claude Lévêque , qu’il l’avait réalisée à la mesure de l’architecture du lieu. « Un dispositif d’une grande force émotionnelle et sensible qui convoquait les souvenirs des visiteurs et ébranlait leurs perceptions », disait le chroniqueur  d’art de service…

L’exposition s’inscrivait dans une double invitation faite à notre ambianceur national de lieux culturels ,  pour son retour triomphal dans sa bonne ville de Marseille : le Frac et les musées de Marseille avaient convié « cette grande figure de la scène artistique française et internationale » (sic)  à investir des lieux emblématiques du patrimoine marseillais passé et actuel (la Chapelle du Centre de la Vieille Charité et le Frac) avec des installations réalisées à l’échelle de leur architecture »…Ben voyons Ginette ! Pourquoi se gêner ?

Et le même critique d’art d’ajouter : « On pénètre dans un dispositif plongé dans l’obscurité au sein duquel nos perceptions et nos souvenirs sont ébranlés. Notre présence devient un élément agissant. L’interactivité repose ici sur l’expérience solitaire que propose l’installation : en y pénétrant, on se retrouve face à soi-même, isolé du monde extérieur dans un moment d’introspection, confronté à nos propres souvenirs …Claude Lévêque transforme les espaces pour ébranler la perception…Immergeant les visiteurs dans une ambiance forte, l’installation se révèle une œuvre d’une grande puissance émotionnelle qui génère une expérience sensorielle totale (sensible, physique et sonore) et intense. Elle est représentative de la capacité de Claude Lévêque  à transformer les espaces par des références musicales qu’il y intègre et des ambiances sonores qu’il y développe, pour générer une pensée qui s’émancipe des voies du savoir et emprunte celles de la sensibilité. Par ce biais, l’artiste parvient à donner à ses souvenirs et expériences personnelles une valeur universelle qui les fait résonner chez chaque visiteur ».…Re- Ben voyons Ginette !

Cinq ans après, on ne sait pas ce qu’est devenu ce renard empaillé dans sa carriole…On l’a planqué, on l’a volé, on l’a bouffé, on l’a brulé ? Qu’importe, on n’en parle plus, tout le monde s’en fout,  car il ne vaut plus un kopeck…bien qu’il ait coûté un max à la ville  et au conseil Régional… et bien qu’il faille séparer la qualité intrinsèque de l’œuvre ( évidente et indéniable ici ) de l’ignominie avérée  de son auteur. ..Ben oui, Ginette, faut pas tout mélanger, pas amalgamer, pas jeter le bébé avec l’eau du bain…

Mais quoi qu’il en soit, la moindre des choses, en notre Etat de droit, et compte tenu de ce qui peut s’apparenter à une tromperie sur la durabilité de la marchandise,  serait que l’artiste plasticien Lévêque et son galeriste Mennour remboursent aux collectivités locales ce qu’elles avaient claquer inutilement en argent public pour ce putain  de renard…Non ?.

( Au delà du cas Lévêque, il serait peut-être possible aujourd’hui d’envisager un grand remboursement pour toutes les œuvres conceptualo-bidulaires à obsolescence programmée, qui ne vaudront plus un clou très bientôt, mais qui occupent encore les trois quarts des collections publiques d’art dit contemporain)

Si vous voulez abonder cette réclamation, merci de vous adresser à la galerie Kamel Mennour http://www.kamelmennour.com ou à contact@claudeleveque.com