BIENTÔT QUARANTE ANS DE FINANCIARO-CONCEPTUALO-BIDULARITÉ D’ÉTAT Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

BIENTÔT QUARANTE ANS DE FINANCIARO-CONCEPTUALO-BIDULARITÉ D’ÉTAT

… et nous sommes  loin d’en être sortis !

Par Nicole Esterolle

On ne s’extrait pas comme ça de cette poisse idéologique qui imprègne au plus profond , du municipal au national, tous les rouages de l’appareil administratif de la culture , et ceci  en étroite symbiose avec les mécanismes de valorisation financière du grand marché spéculatif…Une imprégnation à haute viscosité bien pire à nettoyer que celle qui a régné en union Soviétique, puisqu’aujourd’hui en France, la bureaucratie de gauche tout comme le dispositif enseignant de reproduction consanguine, sont au service du grand capital néolibéral.

La conceptualité verbeuse habille une incompréhension de la substance même de l’art et une incompétence de fond, qui deviennent qualifiantes et qui permettent un meilleur fonctionnement en soi et pour soi  des mécanismes de l’inepte intello-financier.

Alors, oui : on n’est pas sorti de ce bourbier totalitaire…

Financiaro-biduralité

Le plug anal, symbole de la liberté d’expression pour la Critique d’art AICA

Les théoriciens nécessiteux de l’art contemporain

Au bonheur de la rétine : la Gazette de Nicole n°34

UNE MÉTAPHYSIQUE ULTRA-PLOMBIÈRE

On sait aujourd’hui que la pissoire de Duchamp appelée « Fountain » n’est pas de lui, mais de sa copine new yorkaise la foutraque baronne Elsa von Freytag-Loringhoven, qui aurait fait aussi, peu de temps auparavant,  l’œuvre en forme de siphon de lavabo, intitulée « Dieu », avant de se suicider peu de temps après.

En écho à cela, cent ans après, et dans le même registre de la métaphysique plombière et conceptualo-bidulaire, voici l’œuvre de l’artiste contemporain Laurent Montaron, constituée d’un lavabo avec siphon et tuyaux , intitulée « Se laver les mains »…  On peut lire quelque part  que l’œuvre de cet artiste «  interroge les outils qui donnent formes à nos représentations … Et qu’elle remet en cause certains paradoxes liés à notre conscience de la modernité »

Notons également que Laurent Montaron fait partie du Comité Technique d’Acquisition d’œuvres du FRAC Auvergne-Rhône-Alpes, sur-classé en « Institut d’Art contemporain » , parce que le seul au monde à posséder  un « laboratoire Espace Cerveau »…

La crèche de Saint-Eustache

UNE CRÈCHE ULTRA-CONTEMPORAINE

« J’ai voulu imaginer la naissance du Christ comme un élan d’espoir »

Encore un jeune artiste émergent contemporain polyvalent, récupérateur des miséres du monde avec la bénédiction des écclésiastiques d’avant-garde.

Ici le texte de Jérôme Serri

https://ripostelaique.com/doux-jesus-le-royaume-est-en-marche.html

Crèche de Prosper Legault en l’église Saint-Eustache de Paris. Un message évangélique fort pour les enfants-Christ de notre temps, migrants et chassés.

L’artiste à l’énergie débordante est né en 1994. Tout juste diplômé des Beaux-Arts de Paris, il a remporté l’appel d’offres que l’église lance chaque année auprès des élèves de l’école pour imaginer sa crèche de Noël. Depuis les années 1990, de nombreux artistes sont intervenus dans l’église, notamment « J’ai voulu imaginer la naissance du Christ comme un élan d’espoir, qui est un peu en berne en ce moment…pour interroger la destinée humaine et la compréhension d’un monde contemporain». «Réinterpréter la nativité du Christ me force à penser aux plus démunis qui dorment dans des abris de fortune, qui essayent de gagner de quoi se nourrir en vendant des marrons ou des souvenirs», explique Prosper Legault.

RÉUNIE PAR ART PRESS : LA QUINTESCENCE DE L’ÉMERGENCE POST-DIPLÔMÉE

Voici une expo intitulée « Après l’école » ou « Martine à l’école des Beaux-arts » organisée par Art-Press, (organe officiel de l’esthétique tarée d’Etat depuis plus de quarante ans ) à Saint Etienne, ville de la fameuse Biennale du Design créée par mon regretté ami Jacques Bonnaval.

Les écoles des Beaux-Arts, haut-lieux de cette reproduction consanguine d’une pensée artistique de plus en plus sociétalo-questionneuse ,pathos et fin de règne…

Quelques images de cette quintescence de l’intello-morbido-débilo- copro- fellatoire du rien qui ne présage rien de bon pour l’avenir de l’art et de l’humain

Permettez – moi de déplorer qu’une ville « ouvrière » comme St Etienne organise à grand frais d’argent public ce genre de grotesquerie qui n’intéresse que la centaine d’happy few cultureux professionnels et culturolâtres des réseaux institutionnels de cette ville

Art-Press (ici)

QUAND NOTRE SAINT BUREN NOUS APPARAIT TOUT AURÉOLÉ DE GRÂCE SUPRA-TERRESTRE

Ô notre Grand Maître du Rien in situ !

Ô notre Saint Prophète de l’inepte polychrome et polymorphe

Ô, notre Saint Patron de l’ordre des fellateurs du néant !

Ô, notre guide suprême du conceptualo-bidularisme radicalisé !

Ô , notre grand Mamamouchi des bidochons adorateurs de la raie verticalisée et du Saint plug anal!

Ô notre grand praemium imperiale de la japoniaiserie !

… Nous, les palotins de l’ubuesque contemporiénisme en art,  te vénérons !

(Cette image n’est pas un montage. Elle vient de la boite de com du Maître)

Photo Entête : CLAUDE BOUDEAU

Claude Boudeau, Canis, 2019, performance, 3 heures, festival Excentricités X, Besançon, Ph. Cécile Cantabella / https://www.artpress.com/2020/06/17/claude-boudeau/