VOUS SOUVENEZ-VOUS DE L’EFFROYABLE AFFAIRE BUREN-MOSSET-TEMPLON EN 1974 ? Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

VOUS SOUVENEZ-VOUS DE L’EFFROYABLE AFFAIRE BUREN-MOSSET-TEMPLON EN 1974 ?

Par Nicole Esterolle

Y a eu de l’embrouille dans la raie verticale….

C’est de la pure croquignolade. Mais c’est l’une parmi des milliers d’autres  grotesqueries qui ont nourri l’histoire de l’art « contemporain » en France depuis 40 ans, comme autant de petits symptômes du délabrement dégénératif dû à l’inévitable consanguinité en milieu fermé. C’est cette histoire de l’art – là, avec Buren, Mosset, Tempon comme figures emblématiques, que l’on enseigne à l’université et dans les  écoles d’art…sans que , jusqu’à maintenant personne n’en ait honte pour la France.

Voici le bref résumé de cette « affaire » tel qu’on peut le trouver sur le facebook et le site du MAMCO-Genève, qui vient de la déterrer à l’occasion d’une rétrospective en hommage à notre Mosset, monochromiste, motocycliste national, qui faisait au départ des petits cercles (comme des roues de moto) comme Toroni faisait des petits carrés (qu’il fait encore) et Parmentier des raies horizontales :

01 lettre buren à Mosset

02 buren réponse

03 Moto Olivier-Mosset

04 carton d’invit.Templon

05 Mamco 2020 Mosset-Buren

06 Mosset froissé

«L’affaire» des tableaux à bandes d’Olivier Mosset, 1974

Après avoir peint près de 200 tableaux à cercles identiques -devenus sa signature-Olivier Mosset s’empare en 1974 des tableaux à rayures de Buren, devenues elles-mêmes indissociables de leur auteur.

Mosset peint ainsi une cinquantaine de tableaux à bandes verticales de formats similaires. D’abord grises et blanches, les bandes se colorent à partir de 1975. Comme pour la série des cercles, Mosset va exposer deux fois ces tableaux à bandes dans des configurations quasi identiques à la galerie Daniel Templon, en 1974 et en 1976.

La première exposition s’ouvre dans une atmosphère tendue : un faux carton d’invitation circule désignant l’exposition comme un « hommage à Daniel Buren ». Puis la veille du vernissage, c’est une fausse lettre ouverte de Daniel Buren qui est envoyée à différentes personnalités du milieu de l’art. La confusion est totale lorsque Buren envoie à son tour un démenti qu’il souhaite voir affiché dans la galerie – ce qui ne sera pas fait.

Si l’auteur de ces contrefaçons n’a jamais été identifié officiellement, « l’affaire » met en avant un certain nombre de questions soulevées par « l’appropriation » – dont les tableaux à bandes sont un exemple précoce – telle que la pratiqueront, une décennie plus tard, des artistes comme Sherrie Levine ou Richard Prince.

N.B. J’apprends également aujourd’hui, qu’après une chute de motocyclette, Mosset  a fait des monochromes froissés, pour dynamiser un peu son monochrome et le faire passer dans une sorte de 3 ème dimension…métaphysique assurément. (voir image jointe)

Plus d’infos :

les froissés de Mosset

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