À FOND L’ART « CONTEMPORAIN » ! Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

À FOND L’ART « CONTEMPORAIN » !

Par Nicole Esterolle

Comme un califat en fin de règne, l’art « contemporain » semble atteindre des sommets paroxystiques indépassables en termes d’atrocités intellectuelles, morales et artistiques.

Ainsi peut-on voir des pneus sur les escaliers de l’Opéra, des trompettes sur ceux du Grand Palais, des horreurs de Damien Hirst un peu partout, une banane à 120 mille euros, des aides de l’État à la galerie Perrotin, des poteaux de Buren, des gigantesques bouts de ferrailles de Venet, etc… et des milliers de déclinaisons  de l’effroyable, dispersées dans les innombrables lieux de radicalisation duchampiste maillant le territoire, subventionnés ,  sous contrôle de ce califat bureaucratico-financier et porteuses du même message de mépris envers l’art partageable et l’humain.

Comme si ce système d’un totalitarisme inoui, ne pouvait se survivre aujourd’hui  que par sa violence symbolique et par la terreur que ses atrocités  de plus en plus monstrueuses inspirent.

1 – ART « CONTEMPORAIN » :  À FOND LE DÉCOLONIALISME !

L’art, pour mériter le qualificatif de  « contemporain », se doit de « casser les codes », d’être rebelle, engagé, résistant à l’oppresseur et chargé notamment d’un vigoureux message sociétal de soutien aux minorités opprimées…Cet engagement extérieur à l’œuvre, permettant bien évidemment  de compenser la vacuité abyssale de son contenu artistique proprement dit.

 La repentance décolonialiste devient dès lors  un ingrédient de choix pour quantité de plasticiens socio-posturo-conceptualo-bidulaires dont le marché de l’art financier raffole. On compte des  dizaines en France de ces odieux récupérateurs des misères passées et présentes  du monde pour en tirer  de la notoriété et de l’argent, parmi lesquels on peut citer d’abord Kader Attia et Adel Abdessemed, deux produits financiers majeurs de l’écurie de luxe Pinault-Arnault, et ensuite , au hasard, Marthine Tayou, Teresa Margoles, Zineb Zedira, Djamel Tatah, Niel Beloufa, etc  , mais aussi Kapwani Kiwangua qui vient de recevoir le prix Marcel Duchamp de l’ADIAF,  club de riches collectionneurs spéculateurs français :

https://documentations.art/L-ADIAF-plus-de-vingt-ans-de-feodalisation-de-la-scene-francaise

…  et le nommé Sammy Baloji que je viens de découvrir et qui vient d’installer avec l’accord de la RMN des trompettes sur l’escalier du Grand Palais (pourquoi pas …Lévèque  a bien installé des pneus de tracteur sur l’escalier de l’Opéra de paris).

Ainsi,  la bien – pensance repentante indigéniste sectaire écolo-islamo-gauchiste s’introduit-elle dans les réseaux de l’art contemporain comme elle s’est introduite dans les universités en sciences-humaines  pour y « canceliser » ou y terroriser les mal-pensants.

Mais ce qu’il y a de beaucoup plus croquignol en art « contemporain », c’est de voir les dits artistes,  soutien des minorités opprimées, devenir  les idiots utiles, les crétins instrumentalisés consentants et complices objectifs du pouvoir et des oppresseurs qu’ils disent combattre …Ces oppresseurs que sont de fait, aujourd’hui, les réseaux artistico-financiers, dignes descendants des richissimes esclavagistes d’antan…

Cette énorme imposture, cet insupportable cynisme,  cet inoui retournement du sens, ce séparatisme patent d’avec le sens commun, seront-ils  un jour sujet de repentance ?

La porosité entre les idéologies écolo-islamo-gauchistes et duchampo-gauchistes, restera-t-elle un problème tabou ?

En termes de terrorisme, la barbarie politico- artistique du conceptualo-duchampisme radical est-elle vraiment d’une autre nature, ou d’une autre logique de fond, que celles de l’islamisme politique radical. .. et n’existe-t-il pas des ponts entre les deux ?

Ne pas vouloir se poser ces questions est de l’ordre du pieux déni de réalité …habituel.

https://www.connaissancedesarts.com/art-contemporain/le-grand-palais-inaugure-deux-sculptures-monumentales-de-sammy-baloji-evoquant-la-colonisation-11147193/

https://www.lemonde.fr/culture/article/2020/10/21/le-marcel-duchamp-un-prix-en-mal-d-eclat_6056761_3246.html

Kapwani Kiwanga, lauréate du Prix Marcel Duchamp 2020 | Connaissance des Arts

2 -L’ART « CONTEMPORAIN » À FOND LA CAISSE

Une première image éloquente : celle des quatre nominés pour le Prix ADIAF 2020 (Association pour le développement International de l’Art Français) dit aussi prix Marcel Duchamp . .. posant devant des caisses contenant sans doute leurs œuvres…comme si , selon eux-mêmes, le contenant était plus intéressant à voir que le contenu…

Pourquoi pas en effet… car il est bien connu qu’en art « contemporain » l’enrobage discursif est plus important que le contenu à envelopper, qui est  le plus souvent improbable ou inexistant…L’emballage verbeux remplaçant ou compensant donc l’absence d’œuvre.

Et c’est ainsi que l’empaquetage physique de l’œuvre prend naturellement autant d’ importance que son emballage rhétorique …Et c’est ainsi que, dans ce milieu où le contenant prime sur l’éventuel et non-nécessaire contenu, la caisse devient, comme le baratin de la notice explicative , un  sujet obsessionnel   pour les  personnels à tous les niveaux de la hiérarchie …La caisse peut donc devenir pour la gent duchamposphérique , l’ objet d’art lui-même,  permettant en outre d’oublier ce qu’elle contient…  qui n’a d’ailleurs aucun sens ni intérêt pour personne , puisque personne ne verra ces oeuvres destinée à un l’entretien d’un non-public… ou d’un public de m’as-tu-vu qui ne voient ni ne regardent rien et se considèrent eux-mêmes et leur babillage comme œuvre d’art « ready made » et prioritaire.

Sans parler du fait que ces œuvres conceptulo-bidulaires sont extrêmement fragiles phy siquement (encore plus qu’intellectuellement) et exigent donc d’être douillettement et solidement protégées.

La caisse est donc envahissante, et on a calculé que, si on place toutes les caisses enfermant les collections publiques françaises  d’art contemporain,  les unes à côté des autres, l’ensemble fera la hauteur  de la France de Dunkerque à Perpignan…

C’est dire à quel point, en bureaucratie duchamposphèrique, on est cerné par de la caisse et comment l’enflure  du contenant se fait au détriment du contenu ainsi asphyxié… Ces milliers œuvres  exigent en outre , pour leur protection et transport , un effort de fabrication et gestion d’autant de caisses en bois de sapin, constituant la partie centrale du travail du personnel de ces institutions et un sujet de préoccupation permanent .

C’est dire aussi que toute expo d’AC où qu’elle soit,  ne doit être considérée que comme minuscule  partie émergée d’un gigantesque stockage sous-jacent…

C’est dire aussi l’ampleur du travail d’enfouissement ou de mise en déchetterie, quand, dans une quinzaine d’années, on aura compris que 80% de ces œuvres ne valent pas un clou quelque soit le mode d’évaluation , et ne sont que le produit d’un délire bureaucratique de type néo-soviétique en collusion  avec le grand capital spéculateur.

UNE HISTOIRE BIEN CROQUIGNOLE

…Pour illustrer cette obsession de la  caisse chez les institutionnels de l’art

Un ami lillois m’a  raconté cette histoire qui s’est passée dans le cadre de ART’UP, la foire d’art de Lille., il y a 3 ou 4 ans.

Les organisateurs de cette foire, avaient offert,  dans un accès de déférence hypocrite envers l’institutionnalité DRAC – Aubry –  culturocrates locaux, un stand au FRAC –Nord-Pas de Calais, qui était alors en plein déménagement vers de somptueux nouveaux locaux. La directrice * d’alors accepta l’offre, avec cette idée très « in-situationniste» d’exposer les caisses elles-mêmes, comme « questionnement sur la  translation spatio-temporelle   de l’œuvre d’art dans son rapport au public » Et elle exigea que la moquette standard de son stand soit remplacée par un revêtement  très onéreux, mais plus souple et agréable à la déambulation autour des caisses et favorisant ainsi le questionnement de chacun sur leur contenu et son insondable mystère… L’installation était  comme de bien entendu, assortie d’un enrobage discursif d’une absconcité et d’une cuistrerie si compactes, qu’à la lecture de cinq lignes on tombait immédiatement en raide épilepsie, sur le sol moelleux prévu à cet effet.

*  Autant que je m’en souvienne : après plainte de ses subordonnés pour maltraitance psychologique, cette directrice du  FRAC – Nord a ensuite été exfiltrée par les agents du Ministère vers la direction de l’école des Beaux –Arts de Bourges. Mais après les hurlements de terreur des professeurs de cet établissement, on a dû  caser la « fouetteuse » sur un boulot plus modeste au Magasin de Grenoble…

illustrations :

000 un plasticien rebelle décolonialiste avec son instrument de musique à vent installé sur l’escalier du Grand Palais

00 le texte du Monde sur le Prix Duchamp : la caricaturale bien – pensance du Monde

01 – les quatre finalistes du prix Duchamp 2020 devant leurs caisses. La lauréate du prix ADIAF 2020 est en chemisier violet

02 –  une installation des artistes Elmgreeen et Dragset sur un stand de la galerie Perrottin

03 – les caisses en sous-sol du FRAC PACA

04 – – une directrice de FRAC en recherche d’orgasme mental sur une caisse renfermant un petit bonhomme vert de Fabrice Hyber

 5 – Arrivage dans un musée ou œuvre en soi ?

6 dans les réserves d’un FRAC quelconque

7- Une œuvre en caisses carton qu’il faudra mettre en caisses en bois, de Mac Quer, de la collection FRAC PACA

8- deux jeunes curators internationaux du Palais de Tokyo devant des caisses, dont on ne connait pas le contenu…et c’est ça qui « fait sens »

9- le bouquet bio et éthique ,avec fleurs de la campagne française, sans pesticides ni engrais, ni subvention européennes, cueillies à la main, …. œuvre de la lauréate du prix marcel Duchamp, avec chemisier violet sur la première image

10 – Le jury de l’ADIAF

Nicole’s MuseuM

Arme de reconstruction massive