UN « OUTIL DE RÉSILIENCE » VU À L’EXPO GLOBAL (E ) RESISTANCE AU CENTRE POMPIDOU par Nicole Esterolle (billet d’humeur)

Quand la « résistance attitude» se fait très lucrative…

(Avec le partenariat du quotidien libérateur Libération, et de la fondation Pernod-Ricard …à consommer l’un et l’autre avec modération)
A quoi sert le ( e ) après global ?
 

Aucune explication nulle-part…ça doit être un clin d’œil subliminal au genré, à l’intersectionnel ou à l’inclusif…Qu’importe : ça donne le ton.

Je vous joins l’image de cette sandale, outil de « résilience » (un mot goûteux en bouche) ainsi que la copie du texte de Pierre Lamalattie ,intitulé « Beaubourg célèbre la Résistance attitude », et qui figure dans Causeur du mois d’octobre.

UNE APOLOGIE DE LA SUBVERSION SUBVENTIONNÉE ET/OU FINANCIARISÉE

On trouve dans cette giga-expo la quintescence des artistes « rebelles » internationaux….Tous artivistes, actionnistes, révolutionnaristes , questionneurs, casseurs de codes, insoumis, résistants, décoloniaux (du genre Kader Attia) , indigénistes, subversifs, héroïques combattants de l’oppression et des inégalités sociales, ect… Bref, tous plus bidons et imposteurs les uns que les autres, et tous plus ou moins charognards opportunistes ( on y voit l’exquise performeuse nécrophile et funéraire Teresa Margoles) , exploitant à fond les grandes causes sociétales et/ou humanitaires. Cette flore à l’ennivrant parfum de pourriture en espace confiné est cueillie autant sur le réseau institutionnel que sur le grand marché du financial art international et dans les galeries afférentes « résistantes » de type Templon, Perrotin , etc (ces deux – là ayant demandé et obtenu une aide financière de l’Etat pour mieux « résister » en effet…à la crise sanitaire..).


Extrait du com de presse

« Résister à travers une pratique à la fois artistique et politique, voire activiste, a souvent été l’apanage d’artistes vivant dans des situations d’oppression ou d’inégalités. La fin de la colonisation a fait jaillir de nombreuses voix qui se sont élevées pour entamer de nouveaux chemins de résistance, que ce soit sur un plan purement politique ou pour questionner les histoires, les mémoires trop tenaces ou menacées de délitement. La résistance s’est également organisée grâce à l’art lui-même, de manière poétique ou discursive. » …Ben voyons Paulette !
On pourrait en rire si ce n’était pas d’une odieuse impudence…On l’a maintenant bien compris : le système soutien la résistance envers lui-même et sa critique, puisqu’il EST sa critique…


UNE FRÉQUENTATION EN CHUTE LIBRE :

On peut lire aussi dans cet article de Pierre Lamalattie, que la fréquentation du Centre Pompidou est passée de 850 000 à 300 000 visiteurs l’an…Compte tenu de l’évidente collusion qu’on y trouve entre dispositif public et intérêts privés des grandes financial-galeries, sous prétexte de soutien aux grands causes humanitaires… il n’est pas étonnant que le public , qui ne s’avère donc pas si crétin que les curators pompidoliens le pense, se raréfie et ne se laisse pas prendre par cette grossière entourloupe.


Une fréquentation (amaigrie quasiment à son tiers…Merci « Comme j’aime ! » ) , mais pour un personnel de 1000 employés qui est resté le même… (ce qui fait quotidiennement, si je compte bien, à peu près un salarié par visiteur…) Et pour un budget de 120 millions d’Euros : cinq fois celui du loto du patrimoine …On rêve. On a envie de vomir, ou bien de sortir la grosse artillerie, devant ce scandale majeur qui consiste à détourner des sommes colossales d’argent public, qui pourraient aller au soutien du patrimoine et des artistes vivants et créatifs à valeur durable et patrimoniale.


UNE SUPERCHERIE EN BANDE ORGANISÉE 
Plus d’infos :
(ici


Les Sandales sont de Marcos Avila Forero (Né en 1983 à Paris, vit et travaille entre Paris et Bogotá)


https://www.fondation-pernod-ricard.com/personne/marcos-avila-forero

Pour Marcos, l’appui des organisations sociales est essentiel pour tester la cohérence et la pertinence du projet (et de l’œuvre), qui n’aurait aucun sens sans l’approche dialogique qui permettra de déterminer si la contribution du travail répond aux intérêts locaux. Il opère ainsi une distinction particulière entre « œuvre », résultat formalisé, et « projet », lié aux objectifs de collaboration avec la communauté, de compréhension empathique fondée sur des principes et alignée sur leurs revendications….Ben voyons Ginette !

LA NIOUZE DE NICOLE ET DE LA CHIENNE


DAMIEN HIRST, CHAMPION DU MONDE DE L’ABJECTION FINANCIÈRE

C’est bien connu : le progrès en art, sa contemporainisation en quelque sorte, se fait par subversion des modèles, refus de la norme, transgression des règles et cassages des codes. Par Nicole Esterolle

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