LYON ART PAPER : UN SALON « DE PROVINCE » EXEMPLAIRE…et pionnier pour la reconquête des « territoires perdus de l’art citoyen » / Palais de Bondy (FR)

Œuvre / haut: Tof Van Marque
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LYON ART PAPER : UN SALON « DE PROVINCE » EXEMPLAIRE

et pionnier pour la reconquête des « territoires perdus de l’art citoyen » 

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Le salon Lyon Art Paper du dessin contemporain, est exemplaire de cette reconquête, qui semble enfin s’amorcer, de ce que qu’il est permis d’appeler « les territoires perdus de l’art citoyen », suite à l’invasion dont ils ont été les victimes depuis 40 ans par le tout puissant art dit « contemporain » : un art de classe et de fausse élite, qui n’a pas grand chose de « citoyen », un art sans art à la fois institutionnel et financier, à la fois hystérisation et sur-intellectualisation verbeuse du rien…Un art vidé de son contenu, hors sol, exsangue, insipide, répétitif, déterritorialisé, terrorisant…le tout pour un meilleur formatage « à l’international ».
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1/ Tof Van Marque
2/ Marc Souque

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La ville de Lyon, comme toutes les capitales provinciales françaises, n’a pas échappé cet internationalisme et/ou contemporainisme forcené, obsessionnel et ravageur, et à cette idée qu’un soutien à la « contemporanéité » de l’art pouvait lui donner automatiquement une image prestigieuse d’ouverture sur le monde entier, une place « à l’international » et une dimension universelle.* Et c’est ainsi que toutes les grosses et moyennes villes en France se sont saignées depuis bientôt quarante ans pour entretenir ou bien une biennale d’art contemporain, ou bien un musée ou « centre » du même art (associé parfois au « moderne »), ou bien des galeries municipales perfusées à l’argent public, sans public autre que les petits réseaux locaux autour de la DRAC et de l’École des Beaux-Arts… ou bien le tout à la fois, comme c’est le cas à Lyon.
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Pat Andrea, invité d’Honneur
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Partout donc, sous l’égide du Ministère de la culture et des réseaux du business-art, on a assisté à la promotion du même type de produits conceptualo-bidulaires, marqueurs tribaux et signes d’appartenance de classe, sur fond de collusion dispositif public et intérêts privés… Partout l’écosystème naturel de l’art et sa biodiversité ont été ravagés par une idéologie esthétique mondialiste de type totalitaire…
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Jean-Louis Bessède
Didier Hamey
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Alors oui, il est temps de désinternationaliser l’art, de le décontemporaniser, de le réhumaniser, de revenir au local, au régional, au national, au circuit court, aux produits frais non subventionnés, au réancrage territorial, au vécu, au sens commun, au plaisir, au respect de la flore artistique sauvage, de sa liberté et de sa vérité universelle, qui résident dans son particularisme et dans son ancrage territorial mêmes : seules conditions pour reconstruire de bons systèmes de valorisation et de légitimation de la création vivante.
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Et c’est en ce sens que le salon Lyon Art paper, est une réalisation exemplaire – comme fort heureusement de plus en plus d’autres – nés du groupement d’initiatives individuelles, locales, bénévoles, indépendantes, généreuses, désintéressées, passionnées de vérité et de liberté.
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Alain Pouillet

Le catalogue :

Je vous joins le lien vers le catalogue de cette édition 2020, pour que vous voyiez vous-mêmes la qualité et la variété des œuvres exposées. 

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Palais de Bondy
18/20 Quai de Bondy,
69005 Lyon, France
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Mercredi 07 octobre 2020 de 18h00 à 21h00
Jeudi 08 et vendredi 09 octobre 2020 de 12h00 à 18h00
Samedi 10 octobre 2020 de 11h00 à 21h00
Dimanche 11 octobre 2020 de 10h00 à 16h00
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