GRIBOUILLAGE À LA VILLA MÉDICIS PAR NICOLE ESTEROLLE (billet d’humeur)

Œuvre entête / Simon Boudvin
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Comme vous le voyez sur cet article du Monde, que je vous joins, Mr Sam Stourdzé vient d’être casé à la Direction de la Villa Médicis à Rome après avoir été Directeur des Rencontres photographique d’Arles.. Il est l’un de cette cinquantaine d’ apparatchiks culturels polyvalents, qui se partagent la cinquantaine postes à pourvoir en rond, dans une sorte de jeu des chaises musicales. « Une mafia de voyous qui se fout de l’art pourvu qu’elle profite de la ronde des postes », a dit quelque part Yves Michaud, qui a été dans cette joyeuse farandole en tant que directeur de l’ENSBA-Paris de 1989 à 1997, et qui connait donc bien le sujet…

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Le Monde 17 09 20
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Comme le dit ici ce nouveau directeur, au sujet de cette vénérable institution, il s’agit de réaffirmer « la légitimité de son projet »…Ce qui n’est pas une mince affaire, car on n’est plus à l’heureux temps des directions de Jean-Marie Drot, Balthus ou Jean Leymarie, à une époque où les repères esthétiques existaient encore et où le « déconstructivisme » forcené ministériel n’’avait pas encore ravagé les réseaux de légitimation naturels de la création.
Cet appendicule culturel d’Etat à Rome, sans objet bien défini, sans tête depuis le départ de la précédente directrice il y a deux ans, la Villa Médicis est ce genre de boulet que le Ministère doit se trainer, même si cela n’a plus aucun sens ni contenu, même si le coût en est exorbitant, et même si le dispositif moribond et perfusé au maximum, est une proie enviée par quantité d’ artistes opportunistes conceptrualo-bidulaires…tournant autour comme petits rapaces avides de la manne publique.
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Jacques julien / Lessiveuse
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On apprend que l’un des premiers projets initiés par ce nouveau directeur, sera une exposition « sur le gribouillage dans l’art, de la Renaissance jusqu’au contemporain »…
On découvre aussi deux plasticiens ( images jointes d’œuvre de Simon Boudvin et Jacques Julien) choisis pour bénéficier d’une « résidence » d’un an en ce somptueux palais, , par on ne sait quelle instance ou quel réseau de copinage en collusion étroite avec les intérêts privés de quelques financial-galeries…sont des Plasticiens dont la typologie est parfaitement conforme à la déconstructivité conceptualo-bidulaire de règle sur les circuits institutionnels.
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Tenez-vous bien : on apprend que l’un des premiers projets initiés par ce nouveau directeur, sera une exposition « sur le gribouillage dans l’art, de la Renaissance jusqu’au contemporain »…(elle précédera , paraît-il, une expo sur les épluchures chez les chefs étoilés depuis François Vatel cuisinier du Roi Louis XIV…puisque la discipline cuisine et représentée à la Villa Médicis)
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