LE TRIOMPHE DU GROTESQUE PAR NICOLE ESTEROLLE (BILLET D’HUMEUR)

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Je reviens sur cette image, où l’on voit Bernar Venet, l’un des top 10 des plasticiens français de « renommée mondiale » en pleine « action-painting » avec une poutre en fer de 30 kilos.

Nous atteignons là un des sommets de la grotesquerie propre à cet « art contemporain », dont le philosophe et sociologue Jean Baudrillard disait qu’il était « la conjuration des imbéciles » (il n’y a plus de sociologues de cette trempe tant il sont aujourd’hui obsédés par leur « neutralité méthodologique » (ou « nullité axiologique »… pas neutre idéologiquement) et par la préservation de ce « point aveugle » qui leur garantit les prébendes conditionnées par de bonnes relations avec les autorités universitaires bien pensantes et qui n’aiment pas voir la réalité des choses et les nommer.) Cette image de Bernar Venet (dit Vernar Benet pour ses proches) le montrait en démonstration devant un parterre d’édiles culturels Lyonnais totalement ébaubis, pour l’inauguration de son expo – rétrospective (dite d’ « utilité nationale ») au MAC Lyon en 2017.

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Bernar Venet est un plasticien disons « giga-conceptualo-bidulaire », car avec lui, « plus c’est gros mieux ça passe »…Il n’y a pas dans son œuvre de message politico-religieux, humanitaire, sociétalo-questionnatoire voire décolonial : non, c’est toujours de la puissance de persuasion pure et sans objet, même si parfois cela s’agrémente de mouvements violents ou de bruit assourdissant de genre Stockhausen…Et sa « Venet Foundation » du Muy est la parfaite mise en œuvre de cette violence symbolique sans aucune poésie ni douceur.

Dans ce registre « giga-cassage de codes pour rien», Vernar avait auparavant produit de la peinture au goudron, des tas de charbon, puis de la musique concrète en plaçant un et quelques cailloux magnétophone dans un brouette métallique poussée sur un sol cahoteux, puis d’immenses peintures de formules mathématiques célêbres, puis des arcs de cercles à la mesure précise en dessin ou en ferraille, puis des dégringolades assourdissantes de grande poutres métalliques, puis d’énormes tirebouchonnades en acier , etc…

Je pense que les générations futures – si l’humanité survit à de telles monumentales et menaçantes démonstrations esthétiques – verront rétrospectivement ces colossales crétineries avec incrédulité et effroi… Mais comment, pourquoi, à cette époque, a-t-on pu arriver un tel délabrement de la pensée artistique? Au profit de qui ? Comment a-t-on pu notamment réquisitionner le Château de Versailles pour installer ses giga-poutres d’acier ? Qui en a eu l’initiative ? Quelle commission, quels gens ont pu donner leur autorisation ?

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LA CAUTION DE NOTRE PRÉSIDENT

Mais bon, ces futures légitimes investigations ne sont pas pour maintenant, quand on voit notre actuel président de la République, ni effrayé, ni incrédule, visiter et cautionner le plus calamiteux plasticiens officiels français…et le plus volumineux en termes de chiffre d’affaires, de gradient d’inepte, d’arrogance satisfaite, de poids des œuvres, d’empreinte carbone, de pollution environnementale.

 

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LE SOUTIEN DE L’AMBASSADEUR

Aussi procédurier que son homologue en nuisances esthétiques Buren : Venet a exigé l’an dernier, avec le soutien de l’ambassadeur de France, que l’on abatte les arbres qui empêchaient de voir sa cambrure métallique donnée par la France à l’Allemagne.

Plus d’infos :

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LA BÉNÉDICTION DE NOTRE SAINT PÈRE

Voici ce que je trouve sous la plume de madame Judith Benhamou-Huet, critique d’art groupie des stars du financial-art : « A dix ans, Vernar, ce fils d’instituteur d’un petit village des Alpes-de Haute-Provence, Château-Arnoux, voulait être pape. Soixante-neuf ans plus tard, Bernar Venet n’a pas réalisé son rêve, mais il a néanmoins croisé le chemin de l’actuel souverain pontife dans l’exercice de son art…

L’artiste conceptuel inaugure en août une chapelle qu’il a décorée avec une oeuvre bénie par le pape »

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