CONNAISSEZ-VOUS LE PAPE DES CERISES ? Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

Oeuvre / Jacques Halbert
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CONNAISSEZ-VOUS LE PAPE DES CERISES ? 

Par Nicole Esterolle

 

LE CHÂTEAU DE MONTSOREAU EN PROIE À L’ART CONTEMPORAIN FRUITIER

J’avoue que je ne connaissais absolument pas cet artiste tourangeau de notoriété internationale et d’importance historique, puisqu’il fut propriétaire du fameux Art Café à New York en1985, qui était le lieu de rendez-vous de l’avant-garde artistique avec Ben Vautier, Jeff Koons, Daniel Spoerri, Andy Warhol, François Morellet… Propriétaire ensuite de la Magnifik Gallery à Brooklyn où il exposa Nicolas L., Olivier Mosset, Carolee Schneemann ou Alison Knowles…Une lacune donc impardonnable dans ma culture artistique ; puisque ce Jacques Halbert s’avère donc être une très très grosse pointure dans la duchamposphère fluxuso-bidulaire …un rien stercoraire, puisqu’on sait que la cerise, c’est laxatif.

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1/ Le pape de la cerise
2/ Devant le Centre Pompidou
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Il fallait bien qu’on réquisitionnât ce magnifique et patrimonial Château pour rendre un hommage mérité à cette star du grotesque subversivisme pédagogisé, financiarisé et institutionnalisé.

L’expo est curatorisée de main de maître par l’incontournable Alain Julien Laferrière qui règne sur l’art contemporain tourangeau depuis 40 ans, avec son CCC , Centre de Création Contemporaine, qui est devenu CCC-OD par adjonction abusive et scandaleuse de la caution Olivier Debré, magnifique peintre originaire de la région, dont l’œuvre n’a rien à voir avec la conceptualité délirante des expos habituelles dans ce lieu, depuis 4 décennies…

Dans cette expo du « Pape de la Cerise » , on retrouvera tous les ingrédients, tous les éléments de langage, tous les potes plasticiens pognon internationaux de ce grand foutage de gueule qu’est l’art dit contemporain comme excrétion dégât collatéral d’une l’économie néolibérale débridée et complétement cinglée.

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Château de Montsoreau

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Ça ne fait plus rire personne depuis longtemps, mais ça continue….( on ne stoppe pas la machine comme ça…)

Voilà ce qu’on peut lire dans le doc de presse : (du classique dans le genre) Jacques Halbert poursuit depuis quarante-cinq ans une œuvre minimale qui engage le visiteur dans une profonde redéfinition de la peinture(…) Cette dualité de la cerise, est énoncée ainsi par Jacques Halbert : « Le sujet n’est peut-être pas si essentiel, c’est pourquoi je pourrai peindre des cerises toute ma vie. ». Essaimées sur le monochrome, comme autant de mines sur un terrain vague, elles sont les prolégomènes d’une conception radicale de la peinture contemporaine.(…) Jacques Halbert n’a de cesse de défaire, de déconstruire l’idée dominante de l’artiste comme prescripteur du bon goût. Son œuvre, libre et affranchie des conventions, parodie et dénonce la conception bourgeoise de l’art selon laquelle l’artiste serait le garant d’une définition du Beau, il définit lui-même cette posture néo-dadaïste comme « un manifeste du bon goût »… Nous avons donc là un Joli petit morceau d’anthologie de l’absconse et pédante connerie artcontemporainiste régnante et envahisseuse parasite de centaines de Châteaux et lieux patrimoniaux de l’hexagone.

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