IL REGRETTE NE PAS AVOIR LE SOUTIEN DES DÉFENSEURS DES ANIMAUX par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

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Galerie RX / Emmanuelle Pascual
De loisy-botte de foin 
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1 – IL REGRETTE NE PAS AVOIR LE SOUTIEN DES DÉFENSEURS DES ANIMAUX

L’inquiétant personnage que vous voyez assis sur l’image jointe, avec une exquise créature féminine à ses pieds (1) et sur fond de dégoulinures sanguinolentes, est un mythe vivant au royaume de l’art dit contemporain.

Il s’agit de Hermann Nitsch, l’un des trois ou quatre protagonistes, avec Günter Brus et Otto Muehl, du fameux « Actionnisme Viennois » qui sévit dans les années 60 et qui est toujours au programme dans toutes les écoles d’art (On ne compte plus le nombre de thèses faites à son sujet et qui permettent d’obtenir le prestigieux doctorat en Arts Plastiques et Sciences de l’Art)… À 82 ans aujourd’hui, toujours actif , Nitsch compte aujourd’hui pas moins de trois musées dédiés à son œuvre et les prix de ses hémoglobineuses giclures atteignent des sommets dans les galeries du financial-art. La galerie parisienne RX lui a consacré une importante exposition en janvier 2019 assorti d’un entretien de six pages dans le magazine Artension.

Quant à son comparse Otto Muehl, il est décédé en 2013 à l’âge de 87 ans, après avoir purgé une peine de sept ans de prison pour sévices sexuels sur mineurs et viols au sein d’une communauté qu’il avait fondée…

Mais qu’à cela ne tienne, Nitsch garde intacte la confiance indéfectible du grand marché spéculatif , des professeurs d’art et des critiques des revues d’art alignées, tous ardents résistants, subversifs et questionneurs sociétaux comme l’étaient les actionnistes viennois … et c’est bien ça l’important…Son seul regret est de ne pas avoir celle des militants végans et des droits des animaux qui osent contester sa démarche, alors qu’il dit partager leur point de vue.

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«Je montre avec mon travail ce que nous faisons contre les animaux. C’est le grand malentendu », a-t-il déclaré avant la récente performance au Musée de David Walsch en Tasmanie . Cette performance au musée du bout du monde et des extrêmes de l’art-pognon, en forme de rituel sacrificiel, avec une liturgie conçue par le patriarche lui-même, avec une trentaine d’officiants, était accompagnée d’une symphonie de bruits composée par Nitsch lui-même et exécutée par un orchestre de 20 musiciens. ….

Au point culminant et extatique de cette grande messe plus rouge que noire, alors que les organes, la chair et les fruits tombaient de la mêlée, alors que les participants les avaient repoussés et qu’ils étaient totalement couverts du sang des entrailles animales, Nitsch se dressa brusquement , leva solennellement les bras au-dessus de sa tête et hurla une invocation à on ne sait quelle puissance supérieure. La musique s’arrêta brusquement et La foule applaudit. Les participants se sont étreints dans le gigantesque gaspacho. C’était grandiose !

Et pendant ce temps là, les docteurs en sciences de l’art et autres sociologues du bon goût , regardent ailleurs…

1- Directrice de la galerie RX à Paris

2- Dans le genre « actionnisme français », nous avons feu Michel Journiac, le pape historique du body-art hexagonal, qui faisait des boudins de son sang, qui imaginait partouzer avec son père et sa mére, et qui à, pour toutes ces bonnes raisons, une salle à son nom à l’école des Beaux-arts de Nancy …Sans parler de l’artiviste russe , actuelle séquelle de l’actionnisme autrichien, qui s’était cloué le scrotum sur la Place Rouge et avait dénoncé les turpitudes extra-conjugales du Benjamin que l’on sait.(et qui refuse, après confinement, de se soumettre à son contrôle judiciaire.

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3- Dans le genre « art de l’extrême » ou « esthétique de la limite dépassée » chère au bien connu écolo-permaculteur critique d’art conceptualo-bidulaire , Paul Ardenne, (un ex-pote à Millet et promoteur de l’artiste russe en France), nous avons sur cette planète, deux lieux où cet art de l’extrême est poussé à ses ultimes limites : le premier en Tasmanie donc, le MONA le lieu qui « casse tous les codes » au profit de la finance mondialisée, créé donc par David Walsch, le « diable de Tasmanie » surdoué des maths, né dans un bidonville et qui a fait fortune dans les jeux de hasard…le deuxième près de Lyon, poussant la psychopathologie de la morbidité à ses limites, appelé « la Demeure du Chaos » créée par Thierry Hermann, « le diable des bords de Saône », surdoué de l’informatique, qui a fait fortune il y a une trentaine d’années dans le service minitel , et, depuis une dizaine d’année avec le serveur Art-Price, outil de référence pour tous les spéculateurs charognards d’art du monde …

 

Plus d’infos :
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2 – LE PALAIS DE TOKYO EN FAILLITE !

« Effervescent, audacieux, défricheur et pionnier… Friche rebelle aux allures de Palais, anti-musée en métamorphose permanente, le Palais de Tokyo tient Paris en éveil depuis 2002. À la fois accessible et exigeant, généreux et pointu, chaleureux et radical, poétique et transgressif, il est un territoire d’apprentissage, d’expériences, d’émotions et de vie ; un territoire d’où jaillit l’inattendu., etc »…N’EMPÊCHE qu’aujourd’hui ce bel écrin des élégances parisiennes part en vulgaire eau de boudain …

Pour ce qui est du désastre moral, artistique, sociétal, humain, c’était déjà consommé…On le savait déjà… Mais aujourd’hui, il s’agit, comme pour parachever le tout , d’un désastre financier,( comme vous pourrez le lire dans l’article paru dans le Journal de l’art que je vous joins)

On croyait l’abjection payante financièrement…et bien non !

Alors, à qui la faute ? à la crise sanitaire bien sûr !

Alors, qui va payer pour sauver ce fleuron de la culture française ?

et bien ce sera la finance publique , bien sûr , avec une subvention exceptionnelle de 1,5 million d’euros !

 

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Ce qu’il faut en outre savoir , c’est

– que la recette billetterie des visiteurs qui vont voir des expos telles que celle d’Anne Imhof  un artiste cherchant une aiguille dans un tas de foin (oui, ça s’est fait) est assez réduite dans le budget global.

– que l’économie de ce lieu tient donc principalement à sa capacité à servir de faire-valoir aux entreprises qui y organisent des évènements. Elles y renforcent leur communication en s’attachant des marqueurs de contemporanéité.

– que l’espace est déserté par les touristes étrangers ou provinciaux et que l’ambition internationale est plutôt ridicule, dans la mesure où l’on reste ici dans l’hexagone

– hexagonal ou le parigo-parisien, branché culturolâtre évidemment (une amie m’informe que : « Il n y a jamais personne au Palais de Tokyo. Quelques errants parfois y cherchent des toilettes … Qui du reste y sont toujours trés propres : ce qui atteste bien de la désertification du lieu. »

– Le 1,5 million d’aide « exceptionnelle » serait mieux employé à restaurer le jardin de sculptures, merveille de l’art déco et joyau de l’exposition universelle de 1937 (voir image d’époque). Les sculptures de ce « jardin » ayant été pour la plupart été dispersées en province et celles qui restent sont taguées ou cassées.

Arrogance et mépris pour le patrimoine : ce furoncle culturel a vraiment tout pour plaire et mérite bien quelque soutien d’Etat pour continuer à rayonner son pathos à l’international…( Le Palais de Tokyo est néanmoins fier d’annoncer que son index égalité hommes-femmes lui donne la note de 87/100 )

Question annexe : que va devenir le Biennale de Lyon si son coach est en faillite ? Emma Lavigne la directrice du Palais, va-t-elle pouvoir en 2022 dépêcher son équipe de petits curators, apôtres radicalisés au duchampisme d’Etat, en la bonne ville de Lyon?

 

3 – UN PRÉSIDENT DE RÉGION SOUTIENT LES ARTISTES DE SA RÉGION !

Hervé Morin, président de la Région Normandie en a marre semble-t-il de ses deux FRAC (haut et bas normands) qui s’entre-déchirent et de leur art « conceptualo-bidulaire » international, qui fait fuir le public…

Il vient d’attribuer, contre l’avis de sa DRAC, une subvention conséquente à une structure associative régionale nommée « RN 13 BIS » qui s’est donné pour but de venir en aide aux artistes normands contemporains vivant et travaillant en Normandie…

Une option osée et courageuse de la part d’un homme politique…mais exemplaire, car il faudrait bien que les élus mettent bientôt les pieds dans le plat de cet art dit contemporain , pour en arrêter le délire ravageur… Plus d’info ici, sur le blog Etoile de Normandie.


4 – MOI, DOCTEUR EN ARTS PLASTIQUES ET SCIENCES DE L’ART…ET VOUS, BANDE DE RÉACS !

Le monde donne la parole aux duchampistes, comme il la donne souvent aux progressistes indigénistes, repentants, décoloniaux, intersectionnalistes…Ben oui, y a pas raison que ces minorités ne puissent pas s’exprimer….

Il donne donc la parole ici à ce docteur en Arts Plastiques et sciences de l’art (par ailleurs critique d’art très duchamposphérique) qui a fait une thèse sur « La contemplation de la douleur : une émancipation du spectateur »… un ouvrage qui lui donne donc le droit de dire que « reconstruire la flèche de Notre-Dame à l’identique ne peut être qu’un geste réactionnaire » ….Car non douloureux.

 

5 – QUAND L’ART DIT CONTEMPORAIN PARASITE LE PATRIMOINE

L’ « Art dans les chapelles » est en Bretagne une opération exemplaire de récupération du patrimoine au profit de l’art dit contemporain et de ses agents fonctionnarisés. Celui – ci se fixe comme un chancre mou, sur les merveilles patrimoniales, pour attirer l’attention d’un public ainsi captif contre son gré et pour se prévaloir de cette attention usurpée pour obtenir plus de subventions .

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Art dans les chapelles
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Ici , (image 05) devant la Chapelle, une œuvre du plasticien bidulo- acoustique Bernard POURRIERE, comme l’appareil d’Etat en a produit des centaines, en la chapelle du Guelhouit, ce joyau du 15ème siècle, monument incontournable du patrimoine Melrandais ….et une autre œuvre sonore du même artiste dans quelque FRAC.

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