DU GRAND TRAC DES CAC, DES MAC, DES FRAC, ETC par Nicole esterolle (Billet d’humeur)

Nahual by Claudio Romo (Atanasio)

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1- DU GRAND TRAC DES CAC, DES MAC, DES FRAC, ETC.

Voici un entretien ( scan joint) avec la présidente de l « Association française de développement des centres d’art contemporain »…une des innombrables « associations « ou « fédérations » dont le but est de se soutenir entre elles et avec les innombrables structures perfusées à l’argent public , maillant le territoire, vouées à la promotion et au rayonnement de l’art dit contemporain en France ….et qui commencent à « serrer les fesses » devant la forte probabilité de proches restrictions des allocations nourricières, et devant la fuite des publics.

Un entretien surjouant donc l’optimisme (« 100 000 scolaires viennent voir nos expositions »…de leur plein gré bien sûr ), mais d’où suinte une certaine angoisse fin de règne… Un entretien où la dame ne lâche rien dans le déni de réalité et le délire hors-sol habituel : « Il faut poursuivre ce mouvement pour donner un avenir durable aux centres d’art, ce merveilleux outils au service des artistes, des publics et des territoires »…Un vrai conte de fée !… Si ce n’est que les artistes sont ceux dont la conceptualo-bidularité est agréée par les inspecteurs du Ministère ; que les publics sont cet étroit segment bobo-culturolâtre middle – class de la société ; que les « territoires » sont ici une notion purement fantasmée.

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Compte tenu de la radicalité posturo- duchampo- installatoire et sociétalo-questionnatoire des propositions artistiques du « Grand Café » (voir image de caisses jointe ) que dirige Madame Legrandjacques, il n’est pas étonnant que celle-ci ait été choisie pour présider à ce développement des Centres d’art Contemporain, à la consolidation de leur réseau, de leur entre-soi et de leur consanguinité dégénérative…et faire en sorte que tous puissent obtenir le prestigieux label « Centre d’art contemporain d’intérêt national»…Et pourquoi pas « international » tant qu’on y est et pour mieux marquer l’attention que l’on dit porter aux « territoires » provinciaux, voire « locaux »….

 

 

 

 

2- LE PALAIS DE TOKYO EN FAILLITE !

« Effervescent, audacieux, défricheur et pionnier… Friche rebelle aux allures de Palais, anti-musée en métamorphose permanente, le Palais de Tokyo tient Paris en éveil depuis 2002. À la fois accessible et exigeant, généreux et pointu, chaleureux et radical, poétique et transgressif, il est un territoire d’apprentissage, d’expériences, d’émotions et de vie ; un territoire d’où jaillit l’inattendu., etc »…Un vrai conte de fée !

 

N’empêche qu’aujourd’hui ce bel écrin des élégances parisiennes part en vulgaire eau de boudin …

Pour ce qui est du désastre moral, artistique, sociétal, humain, c’était déjà consommé…On le savait déjà… Mais aujourd’hui, il s’agit, comme pour parachever le tout , d’un désastre financier,( comme vous pourrez le lire dans l’article paru dans le Journal de l’art que je vous joins)

On croyait l’abjection payante financièrement…et bien non !

Alors, à qui la faute ? à la crise sanitaire bien sûr !

Alors, qui va payer pour sauver ce fleuron de la culture française ?

et bien ce sera la finance publique , bien sûr , avec une subvention exceptionnelle de 1,5 million d’euros !

 

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il faut en outre savoir : 

– que la recette billetterie des visiteurs qui vont voir des expos telles que celle d’Anne Imhof (images jointes) ou bien celle (historique) d’un artiste cherchant une aiguille dans un tas de foin (oui, ça s’est fait) est assez réduite dans le budget global.

– que l’économie de ce lieu tient donc principalement à sa capacité à servir de faire-valoir aux entreprises qui y organisent des évènements. Elles y renforcent leur communication en s’attachant des marqueurs de contemporanéité.

– que l’espace est déserté par les touristes étrangers ou provinciaux et que l’ambition internationale est plutôt ridicule, dans la mesure où l’on reste ici dans l’hexagono – hexagonal ou le parigo-parisien, branché culturolâtre évidemment (une amie m’informe que : « Il n y a jamais personne au Palais de Tokyo. Quelques errants parfois y cherchent des toilettes … Qui du reste y sont toujours trés propres : ce qui atteste bien de la désertification du lieu. »

– Le 1,5 million d’aide « exceptionnelle » serait mieux employé à restaurer le jardin de sculptures, merveille de l’art déco et joyau de l’exposition universelle de 1937 (voir image d’époque). Les sculptures de ce « jardin » ayant été pour la plupart été dispersées en province et celles qui restent sont taguées ou cassées.

Arrogance et mépris pour le patrimoine : ce furoncle culturel a vraiment tout pour plaire et mérite bien quelque soutien d’Etat pour continuer à rayonner son pathos à l’international…( Le Palais de Tokyo est néanmoins fier d’annoncer que son index égalité hommes-femmes lui donne la note de 87/100 )

Question annexe : que va devenir le Biennale de Lyon si son coach est en faillite ? Emma Lavigne la directrice du Palais, va-t-elle pouvoir en 2022 dépêcher son équipe de petits curators, apôtres radicalisés au duchampisme d’Etat, pour y prêcher le bon art en la bonne ville de Lyon?


Notre ADN

 

 

3 – Et voici le n° 29 de la Gazette De Nicole


…Il n’a pas de honte à se faire visuellement plaisir

https://www.yumpu.com/fr/LA_GAZETTE_DE_NICOLE_029

Dans quelques décennies, si tant est qu’elle survive à la pandémie mondiale d’imbécillité multiforme qui l’affecte aujourd’hui, dont l ‘ « art contemporain » est le symptôme le plus éloquent, l’humanité regardera assurément l’art dit contemporain de ce début de 21 ème siècle avec effroi et incrédulité. Heureusement, ils pourront peut-être redécouvrir les images des œuvres présentées dans la Gazette de Nicole…

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