Claude Como, investit tous les champs de l’art – Présentation et exposition / Galerie Lazarew (FR)

Paradis Perdu Fusain sur papier 120X80cm 2018
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Née à Marseille en 1964
Vit et travaille à Marseille

 

Une artiste pluridisciplinaire

Depuis 30 ans, Claude Como investit tous les champs de l’art, le plus souvent par séries. Citons par exemple le Szondi test (6 séries de 48 portraits de psychopathes, 1990-1992), Rosacerdoce (une installation de 1000 tableaux représentant une rose dans la serre du parc de Saint-Cloud, 2004), Abyssal Encounters (céramiques et porcelaines semblant venir des profondeurs, 2017-2019) ou encore Racines (sculptures monumentales articulées réalisées en planches de parquet, 2019-2020). Ce travail sur des ensembles, qui sous-entend implication sur la durée et immersion complète dans un sujet, traduit un besoin universel – exacerbé chez l’artiste – de trouver des réponses à ce qui nous dépasse. Inventorier pour mieux comprendre ce qui nous entoure et de capturer l’infini des possibilités que nous offre le vivant.

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Blood & Burning Détail Laine touffetée sur toile 2020

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La Nature comme sujet central

Car toutes ces séries sont abordées comme les ramifications du sujet central de l’œuvre de Claude Como : la Nature. Chez l’artiste, l’humain, l’animal et le végétal, la sensualité, la vie et la mort s’entremêlent dans un écosystème constamment en mouvement/réinvention. Huile sur toile, résine, fusain, céramique, bois… cette pluralité des mediums est revendiquée en écho à la diversité du vivant, avec virtuosité et justesse, dans une œuvre d’une grande liberté.

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Como  Dans l’atelier avec la Grande Composition II
Les déracinés VIII, IX et 22 cellules
Laine touffetée sur toile 220 x 400cm 2020

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2020 : la laine touffetée de Supernature

C’est dans ce contexte que s’inscrit sa toute dernière série, Supernature, entamée fin 2019 sur une technique nouvelle et puissante : le tufting. Armée d’une touffeteuse, sorte de pistolet qui projette de la laine, Claude Como crée de grandes œuvres tentaculaires, colorées, gourmandes, qui se répandent sur le mur en plusieurs éléments. Des formes végétales imaginaires, qui par leur gigantisme pourraient presque être inquiétantes, mais qui par leur matière folle, dense, débordante, sont au contraire rassurantes. Une super nature qui investit librement l’espace, comme pour nous inviter à y puiser une énergie vitale. L’ensemble de son travail pourrait être pensé comme un corps dont les organes multiples ne cessent d’évoluer, de grandir et de se transformer, de l’embryon jusqu’à l’extinction. En témoignant de l’anthropocène, lourde d’enjeux humains et environnementaux, elle y oppose ses rêveries de renaissances heureuses.

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Du 17 juin au 25 juillet 2020

 

Bleu céleste, bleu méditatif, bleu des songes… la couleur bleue n’est jamais utilisée au hasard par les artistes et son infinité de nuances en fait un pigment précieux. Il sert traditionnellement à peindre ce qui est transparent (l’eau, l’air, le verre, par exemple), mais aussi ce qui est profond, sourd, silencieux, ce qui en fait une couleur propice aux explorations de l’âme. Dans cette exposition collective, les oeuvres sélectionnées de nos artistes confèrent à cette teinte des desseins différents… A découvrir cet été à la galerie !

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Avec: Olivier Catté, Claude Como, Pierre Daquin, Evrard & Koch, Aharon Gluska, Jacques Grison, Sergey Kononov 

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Galerie Lazarew

14 Rue du Perche,

75003 Paris


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