LES GALERIES D’ART SONT EN VOIE DE DISPARITION, ALORS QUE LA CRÉATION EST PLUS RICHE ET DIVERSE QUE JAMAIS…CHERCHEZ L’ERREUR !  PAR NICOLE ESTEROLLE

 

 

LES GALERIES D’ART SONT EN VOIE DE DISPARITION, ALORS QUE LA CRÉATION EST PLUS RICHE ET DIVERSE QUE JAMAIS…CHERCHEZ L’ERREUR ! 

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PAR NICOLE ESTEROLLE

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C’est une situation d’une rare cruauté : les galeries « découvreuses » jettent l’éponge les unes après les autres … à mesure qu’il y a de plus en plus d’artistes à faire découvrir… Tragique époque donc, où la « contemporanéité » artistique semble avoir atteint son point culminant dans l’absurde.

Quand je parle de galeries découvreuses ou prospectives, je ne parle évidemment pas des galeries de fausse distinction contemporainiste, internationaliste et de placement financier, ni de celles de vraie vulgarité commerciale streetarteuse ou poparteuse…Les secondes étant l’ indispensable revers ou allié objectif des premières.

Non, je parle de ces galeries inspirées, libres, généreuses, courageuses et indépendantes autant des réseaux institutionnels que des réseaux de la spéculation artistico- financière, de ces galeries qui aiment l’art pour lui-même et non comme emblème de réussite sociale, de pouvoir ou facteur de profit.

Je parle de ces galeries qui, jusqu’à ces dernières années, ont été de fait le premier outil de reconnaissance et de légitimation de l’art vivant, lui aussi libre et indépendant des susdits réseaux…de ces galeries qui ont œuvré, pour la beauté partagée et qui ont ainsi constitué un patrimoine commun… De ces galeries nées d’une nécessité naturelle et gardiennes du sens face à la déconstruction artificielle des repères, à la justification intellectuelle de la laideur et à l’institutionnalisation du nihilisme et du cynisme comme critères officiels de valorisation de la création.

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Alors oui, je me demande comment on pourra se passer de la salutaire fonction de prospection et de légitimation de l’art , qu’ont naturellement ces galeries… quelles instances pourront les remplacer pour échapper à la loi de la jungle d’internet qui semble se mettre en place, où l’artiste se trouve seul dans un paysage chaotique et sans repères… à quel désastre peut-on s’attendre, dès lors que les spéculateurs, les conseillers artistico-financiers auprès des banques, les critiques corrompus, les experts et inspecteurs de la création du Ministère règneront sur ce champ de ruines, en maîtres absolus du bon goût et des évaluations truquées à tous les étages, sans aucun contre-pouvoir permettant de ralentir la croissance exponentielle de leur délire ravageur.

Alors oui, il est temps pour les artistes, les critiques, les historiens, les sociologues, et les galeries bien sûr, d’oser se poser de bonnes questions de fond sur l’éradication d’une espèce vivante nécessaire à l’équilibre vital de l’écosystème de l’art.


Il est temps aussi de déjouer les manœuvres de récupération et d’occultation amorcées déjà par les tenants du système,


qui essaient de placer l’origine des problèmes dans la crise sanitaire , comme pour éviter d’en chercher les vraies raisons …. qu’ils connaissent bien puisqu’ ils sont eux-mêmes les premiers responsables du désastre.

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Exemples :
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