André Maire : nouvelles oeuvres inédites / Galerie Alexis Pentcheff (FR)

Vue des temples de Lingaraj au Bhubaneswar
Aquarelle et lavis de gouache sur papier contrecollé sur carton, signée en bas à droite
75.00 x 59.00 cm

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La Galerie Alexis Pentcheff a le plaisir de présenter une sélection d’œuvres inédites d’André Maire, peintre voyageur, élève et gendre d’Emile Bernard. Cet ensemble s’inscrit dans un long travail de recherches et de représentation mené par la galerie depuis plusieurs années afin de remettre en lumière une œuvre contemplative marquée par une profonde harmonie entre nature et architecture.

André Maire, lors de son premier voyage en Asie en 1919, est déjà épris des paysages luxuriants qu’il parcourt et se plait à dépeindre abondamment. Dans l’observation des cultures autochtones il trouve son sujet de prédilection : une relation poétique flottante entre architecture majestueuse, nature opulente et scènes de vie quotidienne. Insatiable voyageur, André Maire livre une œuvre empreinte d’humanisme, rythmée au gré de ses découvertes.

Ses dessins aux fusains et son incroyable maîtrise de la sépia, révèlent une grande virtuosité de la retranscription architecturale. Ils s’animent sous l’impulsion de traits vifs et instinctifs, à l’image d’une nature indomptable. Ses gouaches, formées de grands aplats aux tonalités éclatantes et acidulées, démontrent une réelle singularité picturale, influencée en partie par son apprentissage auprès d’Emile Bernard, mais toujours avec une interprétation très personnelle de la couleur.

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Vietnam, Hauts-Plateaux, les éléphants au bord du lac, 1953
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ANDRÉ MAIRE (1898-1984)

André Maire naît à Paris en 1898. Sensible à l’ébauche de ses dons artistiques, son père l’inscrit dès l’année 1909 à l’Ecole de dessin municipale de la place des Vosges, où il sera élève jusqu’au décès de ce dernier en 1916. L’année suivante, c’est sa mère qui meurt.

Pour subsister, le jeune-homme travaille dans une fabrique de décors de théâtre. Il fréquente l’atelier Devambez et le peintre Emile Bernard, à qui il avait été présenté quelques années auparavant, le prend sous son aile. Il lui apprend énormément, l’initie à différentes techniques, et plus généralement le conseille dans ses lectures, dans ses choix artistiques et personnels.

Mobilisé à la fin de l’année 1917, André Maire termine son service militaire en Indochine où il enseigne le dessin. Il découvre le site d’Angkor, qui va le marquer pour la vie.

En 1921, de retour d’Asie, il se rend en Italie avec Emile Bernard et épouse sa fille Irène l’année suivante à Venise. Le couple y restera établi sept ans, tenant une petite galerie où le peintre propose ses œuvres à la vente. Ils ne rompent cependant pas les liens avec Paris, où ils louent un petit atelier. L’artiste commence à développer la technique de la sépia, qui lui permet de grandes compositions décoratives dans lesquelles s’exprime un goût de plus en plus prononcé pour l’architecture.

En 1930, André Maire remporte le Prix de la Casa Vélasquez et séjourne deux ans en Espagne, découvrant Tolède, Ronda, Salamanque, Gibraltar… La même année, il achète une maison en Bourgogne, à Semur-en-Auxois qui devient son port d’attache. A la fin des années 1930, le peintre découvre l’Egypte, puis l’Inde, mais alors qu’il est toujours à Ceylan, la guerre éclate et il est contraint de rentrer en France où il vient d’être mobilisé. Le conflit terminé, il entreprend un voyage en Afrique, le long du fleuve Niger, mais celui-ci est écourté car il contracte la malaria.* L’année 1947 marque son retour en Asie, où il s’établit pour dix ans, ne rentrant en France qu’à deux reprises en 1951 et 1954. Il séjourne à Hanoï, Saigon, Dalat, où il se passionne pour le mode de vie des populations des hauts plateaux et l’animation des rives du Mékong. Enfin, le peintre se rendra à Madagascar à la fin des années 1950.

Les voyages d’André Maire sont généralement de longue durée et lui permettent d’explorer non seulement les paysages qu’il observe, mais encore leurs habitants, de se familiariser avec des cultures aussi différentes que passionnantes. Cette vision humaniste caractérise la plupart de ses œuvres.

A partir des années 1930, il expose régulièrement dans de prestigieuses galeries parisiennes, notamment chez Charpentier ainsi qu’à la galerie Georges Petit, mais également à Bruxelles chez Isy Brachot. Il passe les dernières années de sa vie dans la maison familiale de Semur-en-Auxois, où il continue à peindre, habité par les rêveries et les souvenirs de tant de voyages.

A la fin de l’année 2015, la galerie Alexis Pentcheff, en collaboration avec Mme Lorédana Harscoët-Maire, fille de l’artiste, organise une grande rétrospective de l’œuvre de l’artiste, présentant plus d’une centaine de travaux.

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Galerie Alexis Pentcheff
131 Rue Paradis,
13006 Marseille,
France

+33 4 91 42 81 33

.https://www.galeriepentcheff.fr/

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