Les Parisiens dans l’Exode : exposition temporaire au musée de la Libération de Paris – Musée du général Leclerc – Musée Jean Moulin – 27 février 2020 (FR)

L’Exode, mai-juin 1940 © LAPI Roger Viollet
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27 FÉVRIER – 30 AOÛT 2020

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Inauguré le 25 août 2019 à l’occasion du 75e anniversaire de la Libération de Paris, le musée de la Libération de Paris – musée du général Leclerc – musée Jean Moulin retrace, dans sa première exposition temporaire, l’épisode tragique de l’exode vécu par les Parisiens en juin 1940. Alors qu’en 2020 aura lieu la commémoration de cette année charnière dans l’histoire de la France, des archives, photographies, films, dessins et témoignages réunis pour la première fois dans une exposition, éclairent ce traumatisme collectif.

Juin 1940 : il y a 80 ans, Belges, Luxembourgeois et Français partent sur les routes, fuyant l’avancée des troupes allemandes.

Deux millions d’hommes, de femmes et d’enfants quittent Paris en quelques jours… Ils rejoignent les six millions de personnes déjà prises dans la tourmente. Ce mouvement de masse vers le sud ou l’ouest de la France prend de telles proportions que la référence à la Bible s’impose rapidement pour le nommer : l’exode.

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UN MOMENT HISTORIQUE

Le 3 septembre 1939, en réponse à l’invasion de la Pologne par les troupes allemandes, le Royaume-Uni et la France déclarent la guerre au Reich. Pendant les premiers mois, comme le montrent les films d’archives, c’est l’attente : il n’y a pas d’opération d’envergure durant cette « drôle de guerre ». L’offensive allemande est lancée le 10 mai 1940. Les civils fuient les bombardements et les combats.

 

Les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg sont les premiers concernés par l’exode.

Malgré les contre-offensives alliées, les armées du Reich avancent le long de la Somme vers la mer, puis envahissent la France. Le 3 juin 1940, la capitale subit son premier bombardement. Une semaine plus tard, le gouvernement quitte Paris, laissant la population incertaine sur son sort.

 

L’urgence du départ des Parisiens

Entre le 3 et le 14 juin, la panique gagne rapidement les Parisiens dont les trois quarts décident de s’éloigner au plus vite. Les photographies et les témoignages montrent les routes encombrées de voitures, de vélos, de brouettes où sont entassées quelques affaires rassemblées à la hâte. La panique se répand dans la population, depuis les notables jusqu’aux commerçants, laissant une ville presque désertée. La fuite est chaotique, on cherche à rejoindre les familles en province, une maison de campagne, ou tout simplement à mettre le plus de distance possible avec les Allemands. En chemin, les habitants des villes traversées par le flux des réfugiés ne peuvent faire face au nombre. A Chartres, Jean Moulin, préfet d’Eure-et-Loir resté à son poste, cherche par tous les moyens à nourrir les cohortes provenant de la région parisienne.

Témoignages d’exode

Le 14 juin 1940, les Allemands entrent dans Paris. Le 17, le nouveau chef du gouvernement, le maréchal Pétain, annonce qu’il va demander l’armistice. Cette déclaration laisse entrevoir la fin de la guerre et rassure de nombreux Français. Cependant en quelques semaines, les structures politiques et sociales de la France ont volé en éclat.

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PHOTOGRAPHIES ET FILMS D’ARCHIVES MÉCONNUS 

Au fil du parcours les principales origines de ce mouvement de panique inédit sont expliquées. Les imaginaires des Parisiens, comme ceux de tous les Français, ont été nourris par les descriptions des violences à l’encontre des civils lors des précédentes guerres. Par ailleurs, les pouvoirs publics ont préparé une guerre défensive, sans prendre en compte l’éventualité d’une invasion ennemie sur le territoire français jusqu’à la capitale.

L’accent est mis ici sur une expérience collective faite de millions d’histoires individuelles, mêlant les Parisiens aux autres Français, aux Belges ou aux Luxembourgeois. En s’appuyant sur des films d’époque, des témoignages, des dessins – d’enfants notamment – et des archives, les commissaires ont choisi de plonger le visiteur dans cette période singulière de l’histoire. Il découvre peu à peu le sentiment d’urgence qui saisit les Parisiens et leur départ en catastrophe pour se retrouver dans la masse de réfugiés qui déferlent sur les routes.

L’exposition apporte un éclairage sur le sort des réfugiés et la fragilité des institutions.

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COMMISSAIRES 

Hanna Diamond, historienne, professeur à l’université de Cardiff, auteur de l’ouvrage : « Fleeing Hitler: France 1940 »

Sylvie Zaidman, historienne, conservatrice en chef, directrice du musée de la Libération de Paris – musée du général Leclerc – musée Jean Moulin SCÉNOGRAPHE Alexis Patras

Catalogue 128 pages – format 20,8 x 265 : 24,90 €

Autour de l’exposition Un programme de conférences et de lectures est proposé pendant la durée de l’exposition.

Informations disponibles prochainement sur museeliberation-leclerc-moulin.paris.fr

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Tarifs exposition
Plein tarif : 6 €
Tarif réduit : 4 €
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Musée de la Libération de Paris
Musée du général Leclerc
Musée Jean Moulin
4 Avenue du Colonel Henri Rol-Tanguy,
75014 Paris, France
(PLACE DENFERT-ROCHEREAU)
T : 01 40 64 39 44
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