QUE FAIRE DES MILLIERS DE DIPLÔMÉS SORTANT CHAQUE ANNÉE DES ÉCOLES DES BEAUX-ARTS EN FRANCE? Par Nicole Esterolle ( billet d’humeur)

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Un prof probablement – vu son look vestimentaire – regardant avec satisfaction le travail d’un (e) de ses émules
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QUE FAIRE DES MILLIERS DE DIPLÔMÉS SORTANT CHAQUE ANNÉE DES ÉCOLES DES BEAUX-ARTS EN FRANCE? 

Par Nicole Esterolle

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Ils en sortent hagards, désemparés, totalement lobotomisés et désocialisés, avec parfois un look étrange, ravagés de l’extérieur autant que de l’intérieur.…Alors qu’en faire ?

Voici quelques infos permettant de mesurer la gravité de la situation en cet univers clos où les pires tortures du sens sont permises et recommandées au nom d’un pédagogisme effréné.

D’abord une image pathétique : celles des travaux des diplômés de L’Ecole des Beaux arts de Clermont-Ferrand, réunis à l’occasion de l’émouvante cérémonie de remise des diplômes aux élèves avant cruelle dispersion de ceux-ci dans la nature.

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Les travaux des élèves
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Ensuite trois témoignages : de Jean-Marc Bustamente, de Ben (Vautier), et d’une élève des Beaux-Arts de Bordeaux.

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1- Jean-Marc Bustamante, ex- directeur de l’ENSBA-Paris avait déclaré que son école ne servait à rien et qu’il fallait 100 élèves pour faire un “vrai artiste”…Gravissime donc… Et ceci d’autant plus qu’un “vrai artiste” selon Mr Bustamente est peut-être tout à fait autre chose qu’un artiste dans l’acception courante du mot, quand on sait que cet ex-artiste conceptualo-bidulaire, avant d’être directeur de l’école (et par la suite académicien…), s’est fait virer à cause de son “son indifférence à l’égard des affaires de harcèlement sexuel et moral, » dénoncés par les étudiants de son établissement….A cause aussi du soutien que lui avait apporté Alberto Sorbelli, artiste conceptuel qu’il avait invité pour un colloque à l’école en juin 2016 et qui traitaient les étudiants « purificateurs » de « médiocre petit soldat nazi-catho » , prônait aussi « l’enculage quotidien des disciples qui trouveront ainsi les connaissances nécessaires » et recommandait pour les étudiantes le même traitement « uniquement pour éviter la perte de temps de la grossesse et de l’enfantement »…Et ajoutait enfin : « Les étudiants en arts doivent être violés sexuellement toutes les semaines par n’importe qui, profs compris ».

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Une jeune diplômée avec félicitations du jury, 
pour une œuvre où elle s’est elle-même incluse

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Vous commencez déjà à comprendre comment ça marche le harcèlement avec alibi pédagogique pratiqué par 20% de profs sans créativité autre que celle de l’ordre du pervers narcissisme duchampien. …Et comment la fameuse expo bordelaise « présumés innocents » pouvait s’intégrer dans la gaucho-pédagogite ambiante… tout comme la glorification de Matzneff par l’intellocratie culturelle progressiste encore aux commandes…

 

 

2 – Ben Vautier, (des hauteurs de St Pancrace à Nice,) a dit, lui, que la Villa Arson, Ecole d’art emblématique du délire artistico-pédagogiste français, ne servait à rien d’autre qu’à fabriquer des profs pour cette même école. (les non-retenus étant jetés comme de vieilles chaussettes, ou alors assistés par pitié quelques années pour un parcours assez minable dans la centaine galeries municipales subventionnées prévues pour ça, réparties sur l’hexagone…Des jeunes gens formatés pour être “émergents sur la scène internationale”, et qui restent donc pitoyablement immergés dans le local)

Ce constat de Ben, pointe ainsi le rôle des écoles d’art dans le développement de cette consanguinité dégénérative caractérisant l’appareil institutionnel dédié à l’art “contemporain”… Il pointe ce ravage de l’entre-soi incestueux dont on a la preuve au vu des oeuvres et de l’état psychique de la progéniture diplômée à vocation pourtant d’émergence internationale.

3- Le témoignage d’une élève de l’Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux , dont voici un extrait : « ce fut une véritable horreur pour moi de m’intégrer dans cette école.. En première année, je suis tombée sur des gens extrêmement prétentieux, qui se disaient déjà « artistes » et qui méprisaient les autres plus réservés. Des groupes se sont très vite formés au sein de la promo et je n’ai pas du tout eu l’occasion de m’intégrer dans un de ces groupes… Les sujets de conversation ne tournaient qu’autour des récits des multiples soirées durant lesquelles élèves et profs couchaient ensemble et se droguaient. Si tu veux rentrer dans ce monde, tu as intérêt à faire la même chose que les autres. Le problème, c’est que ma vision du rapport élève/professeur ne correspondait absolument pas à la réalité de cette école, où on se tutoie, on se tape dans le dos, on fait des blagues salaces, on suce et on prend tout ce qui passe en soirée pour être en bon rapport avec tout le monde ». (Cette lettre témoignage a fait un grand bruit, il y a trois ans, mais cela fut très vite étouffé.)

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Alors que faire pour arrêter le carnage?

Que faire pour stopper cette maltraitance humaine, animale, végétale ? . On y voit en effet cette pratique sans cesse répétée de sodomisation des mouches …On y voit des plantes à fleurs enfermées dans des serres insonorisées pour leur faite écouter de la musique rap afin que cela empêche la floraison…On y voit mille performances de cet acabit… On y voit pire que ce qui se passe dans les élevages intensifs de volailles ou de porcs : un gavage cervical d’une cruauté inouie, pour une mise aux normes du marché de l’art international et satisfaire la demande d’une intelligentsia en putréfaction et en mal de signes identitaires.

Alors certes, cette demande extérieure pour cet art de la cruauté, du non-sens, du mépris de soi, de l’ignominie distinguée, de la transgression branchée et de l’abjecte permissivité sous prétexte de libérer la créativité, a quelque peu fléchi récemment avec l’affaire Matzneff… Car cette histoire permet de révéler, que les dérives des écoles de Beaux-Arts sont elles aussi le « produit de tout un système, les condensés des superficialités les plus pervers d’une époque » comme le dit Jean-François Kahn. ..Elles sont elles aussi « enfant de Sade et de la tribu délirante »(dit Jean-Jacques Jullliard) … des lango-duchampo-gaucho- islamo-buréno- bidule – bien-pensants anti-fachos, identitaires… progénitures consanguines directes de feu les telquelleuses pro-mao, pro-Staline, pro-polpot…qui verrouille depuis quarante ans l’appareil culturel d’État, asphyxie la création et nourrit la réaction extrême-droitiére.

Alors oui, quelles réformes structurelles seraient envisageables pour arrêter cette flambée d’inepte, cet ahurissant délire qui tue la création, qui dévaste le paysage de l’art et plus spécialement les écoles d’art ?.

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