L’artiste américain John Baldessari est mort à l’âge de 88 ans

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L’artiste américain John Baldessari est mort à l’âge de 88 ans

Inspiré par le travail de Marcel Duchamp, le Californien a exploré la langue et la culture des médias de masse dans ses peintures et ses compositions photographiques.

 

Le Californien John Baldessari, grande figure de la scène américaine post-pop art, est mort samedi 4 janvier dans son sommeil, rapporte le Los Angeles Times. Une information confirmée par sa fondation et son ancien agent, Margo Leavin. Il enseignait à l’université de UCLA, de CalArts et de UC San Diego. Inspiré par le travail de Marcel Duchamp, il a exploré la langue et la culture des médias de masse dans ses peintures et ses compositions photographiques. Dans une critique de 2010, le Los Angeles Times l’avait qualifié de « l’artiste conceptuel le plus influent des Etats-Unis ».


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En 2005, la critique d’art du Monde Genevieve Breerette  livrait ce portrait de l’artiste lors de sa première rétrospective au Musée d’art moderne (Mumok) de Vienne, en Autriche :

Baldessari est né (en 1931) dans l’Ouest (à National City, Californie) pour y faire du nouveau, sans en bouger. Il a fait ses études secondaires à San Diego, et supérieures à Berkeley et à l’UCLA (University of California, Los Angeles), avant de passer dans des écoles d’art réputées de Los Angeles. Soit dix ans d’école, de 1949 à 1959. Il y reviendra à partir de 1970, comme professeur, à Cal’Art, près de Los Angeles, puis à l’UCLA, et aidera quelques belles têtes à se former : par exemple Mat Mullican et David Salle, qui ne se ressemblent que par leur liberté d’esprit.

Une liberté dont Baldessari a fait preuve d’emblée, par tous les moyens : la peinture et la photographie, les images et les mots, les gestes et la caméra. Pour mener à bien, et loin, un travail de réflexion sur les formes du langage, le sens de l’écrit, des images et du récit. Sans esprit de système. Au gré du vent et de sa fantaisie.

En 1962 (où commence l’exposition de Vienne), Baldessari est encore peintre, mais aussi, déjà, dans la décomposition de son moyen d’expression. Il fait des collages de bandes et de carrés de toiles peinturlurées, dont la matérialité et le semblant d’imagerie le situent dans les parages du pop art. Dans le même temps, on le voit donner dans une iconographie banale typiquement californienne : la photographie systématique de l’arrière des camions sur les routes.

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