RAS LE BOL- TANSKI ! – Encore une expo Boltanski au Centre Pompidou ! Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

Paris / Grand Palais / Christian Boltanski
.
.
.

 

RAS LE BOL- TANSKI !

 

Encore une expo Boltanski au Centre Pompidou !
Par Nicole Esterolle

.

« À travers l’art on parle de ses problèmes et, en en parlant, on s’en débarrasse », dit l’artiste aux « mains blanches d’enfant petites et potelées » comme le précise Olivier Céna dans Télérama N° 3202…sauf que de lui on ne se débarrasse pas facilement….Il en est bien à sa troisième ou quatrième expo au Centre Pompidou…quand on n’y a jamais vu Rebeyrolle, Antonio Segui, Crémonini, Velicovik, et tant d’autres qui mériteraient plus d’attention de la part des experts du Ministère….Mais « la souffrance et le deuil », sont , pour ces derniers, des ingrédients beaucoup plus intéressants , parce que valorisants et efficaces, médiatiquement, intellocratiquement et culturocratiquement….

Je vous joins ci-dessous le texte que j’ai écrit en 2016*, pour compléter celui de Philippe Dagen publié dans le Monde de ce jour

.

Boltanski – Pompe à fric

Boltanski est un faux modeste qui cache une vrai égo-pompe à fric compassionnelle et un compte numéroté chez HSBC pour engranger des gains d’environ un euro par seconde ! Boltanski, l’honnête homme aux petites mains potelées, qui est notre plus grand artiste contemporain français après Buren, figure dans la liste de ceux qui optimisent leur pognon chez HSBC en Suisse…Ce pognon justement que lui avait généreusement alloué pendant des décennies l’Etat Français pour d’innombrables prestations…

Je retrouve très opportunément ce texte d’ Olivier Céna dans Télérama N° 3202, où l’on pouvait lire que Boltanski « est quelqu’un qui se dit réservé et timide ; qui a des mains blanches d’enfant petites et potelées ; qui se veut modeste, humble même ; qui insiste beaucoup sur son désintérêt de l’argent – « Je ne possède rien, dit-il, même pas une maison. » … « qui s’évertue à ressembler à n’importe qui ; qui décrit son œuvre comme très peu intellectuelle et marquée par la simplicité et l’évidence : qui voit son quotidien comme banal, voire un peu ennuyeux » .

Et puis , voici d’autres infos sur notre « Boltanski, pompe à fric mémorielle »

.

Sa vie en viager 

Le milliardaire David Walsh , qui a fait fortune en jouant à la bourse et dans les casinos, que l’on dit fasciné par la scatologie, la mort et le sexe, etc., a acheté en viager et à bon prix, , en 2012, pour le projeter sur les murs d’une grotte située sous son Musée à l’extrême bout de la Tasmanie, le spectacle de la vie filmée en continu et temps réel de Boltanski qui se prétend pourtant tout à fait quelconque, banal , ni scato, ni sexuel, pauvre comme Job, et complètement quelconque.

Cela nous rappelle le spectacle retransmis en France , « en continu et temps réel » aussi, de la loft story d’une joyeuse famille de cochons tatoués, non rétribués eux, que Wim Delvoye avait installé dans un porcherie quelque part en Chine profonde… C’était assez drôle,car, il faut bien le reconnaître : il y a chez les porcs, malgré la stigmatisation dont ils sont – hélas ! – parfois l’objet, une positivité et une joie de vivre qu’il n’y a pas chez les adeptes du prophète Duchamp à la triste figure, ni chez Boltanski …

.

Le site Storage Memory

Et dans le registre « aboule encore plus de pognon pour HSBC », je retrouve cette autre info nous disant que le potelé Christian a mis en place , le 20 janvier 2012, un site internet intitulé Storage Memory , et que , via cette nouvelle plateforme, moyennant 10 € par mois, les abonnés pourront consulter mensuellement dix films d’une minute, tournés avec une petite caméra HD par l’artiste lui-même, et que, à la manière de reliques, ces films replongeront dans le passé : celui de l’artiste, personnel, réel ou fictif, ou le passé d’un objet ou de l’humanité entière. Boltanski veut ainsi bouleverser les codes, car de cette façon l’individu n’a plus besoin de se déplacer dans un lieu-dit pour voir l’oeuvre, puisqu’elle vient à lui. Ainsi, sortant de plus en plus des pratiques habituelles du marché de l’art, l’artiste espère toucher 2.000 à 3.000 personnes. Si je calcule bien , notre quelconque méga-modeste Christian va , bouleversant les codes en toute humilité, toucher par mois 3000×10 = 30 000 €, auxquels s’ajouteront la rente viagère que lui alloue le susdit Tasmanien, sans compter les ventes aux particuliers milliardaires, et sans compter les multiples prestations qui lui sont payées par l’Etat Français, etc. Le mémoriel et le compassionnel, ça paie !

.

Exposition : Boltanski invite à entrer dans son œuvre Par Philippe Dagen / Le Monde (ici)

Et heureusement qu’il y a HSBC pour défiscaliser tout cet argent !

Texte extrait de mon livre « ABC de l’art dit contemporain » –Editions JC Godefroy-2016

 

.
.
« l’ABC de l’Art dit Contemporain »
 aux éditions 
Jean-Cyrille Godefroy.