MÉGA-ENFLURE ET HYSTÉRISATION DU RIEN À LA BIENNALE D’ART CONTEMPORAIN DE LYON Par Georges Duverdon / Collaboration spéciale (Billet d’humeur)

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1/ Holly Henry
2/ Chou-Yu-Cheng
3/ Simphiwe Ndzube
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Par Georges Duverdon

Voici quelques documents sur ce gigantesque délire apocalyptique à 8 millions d’euros sur 29000 m2 qu’est cette 15ème biennale d’art contemporain de Lyon, pour laquelle on a mobilisé la fine fleur de la  curatorie du Palais de Tokyo, qui a sillonné le monde (au frais de la princesse) pour dénicher la cinquantaine de perles rares émergentes sur la scène de l’art financier international…C’est du très très lourd dans le bidularo-conceptualo questionnatoire ! (voir les artistes par le lien « preuve par l’image » )
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Regardez cette vidéo hallucinante, où la nouvelle directrice nous présente les préparatifs de cette hyper-grotesquerie culturelle. Il y aura un mur de 100 de long sur  10m de haut fait de balles de cartons compressés, des tuyaux d’égout peints à l’intérieur, un tunnelier de 278 tonnes, un « paysage » dessiné par une motocyclette de cross, un Poincheval qui marche dans les nuages, et le reste à l’avenant pour le plus grand plaisir des accros aux sensations culturelles fortes.
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On n’aura cependant pas oublié de faire une buvette et un coin jeu pour les enfants …De rendre un hommage appuyé aux ouvriers Thermor qui ont travaillé dans ces immenses locaux …De faire « circuit-court » comme le dit la dame…De penser à l’empreinte carbone , aux gens des quartiers défavorisés, aux chantiers d’insertion, aux prisons pour mineur, aux écoles primaires, aux centres sociaux, aux sans-abris et aux migrants noyés en Méditerranée, etc.…Autant de bonnes actions commisératoires sur un public captif, sans défense et instrumentalisé, pour justifier ou cautionner des  méga-tonnes  d’ inepties.
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Des quantités de questions se posent donc au sujet de cette manifestation titrée « Là où les eaux se mèlent » (Ben, pourquoi pas Ginette !), qui se dit « paysagère »,( ben, pourquoi pas non plus ?) mais est plutôt à vocation interpellative et tortueusement questionnatoire en effet :

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4/ Minouk Lim
5/ Stéphane Thidet
6/ Stephen Powers
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1- combien de temps encore ces obscènes et terrifiantes monstrations vont-elles pouvoir poursuivre leurs biennales enflures ?

2-  compte-tenu de la forte proportion de public non-payant, quel est le coût unitaire du visiteur ? ( la billetterie payante ne devant  guère couvrir plus de 10% du budget) ainsi on ne chiffre pas

3- Quel rapport, quel type de filiation cet art de l’inepte mondialisé entretient-il avec celui des Paul Klee, Antoni Tapies, Cremonini, Velikovic, et des 90% des créateurs actuels non alignés sur l’esthétique financiaro –bidulo-planétaire?

4- L’irresponsable complicité des responsables politiques va-t-elle durer encore longtemps ?

5- Quel est exactement le propos sous-jacent, la nature du pathos, l’origine profonde, la fonction aliénante et terrorisante de cette démonstration de force ? Et puis de quelle force, de quel pouvoir s’agit-il donc ?

6- Qui, un jour, entreprendra de mesurer les dégâts environnementaux, sociétaux, climatiques, psycho-mentaux, causés par cette explosion d’ahurissante crétinerie?

7- À qui profite ce crime contre le sens , contre l’art, contre l’humilité, contre l’humanité?

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La présentation par la nouvelle directrice de la BAC :
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La preuve par les images:
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Le fringant curator,  le méga graffeur et les bonnes causes humanitaires:
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