L’ART BRUT,  C’EST TENDANCE… Par Nicole Esterolle (billet d’humeur)

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De plus en plus de jeunes plasticiens émergents sur la scène artistique internationale, ayant pourtant une solide formation conceptualo-bidulaire en ENSBA, se mettent à faire de l’art brut ou copinent, « dialoguent » ou « communient » même, avec les artistes bruts « malades, mentaux, prisonniers ou autres marginaux » comme le dit la spécialiste du grand marché de l’art, Madame Azimi dans ce supplément M du Monde du 26 10 19. Comme s’il s’agissait de recharger le tout duchampo-postural financier et ministériel de quelques petits éléments d’humanité pour retarder un peu la grande implosion de l’inepte art-contemporain mondialisé. Ainsi cette Sarah Tritz « convoque »-telle l’art brut, dans l’exposition qu’elle a intitulée tout simplement « j’aime le rose pâle et les femmes ingrates » et installée au CREDAC d’Ivry-sur-Seine, haut lieu de la subversion subventionnée avant financiarisation.

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L’art brut, cela devient donc de plus en plus tendance et l’on envisage même, paraît-il, outre une gigantesque installation au Palais de Tokyo, des cours et professeurs d’art brut à la Villa Arson et l’attribution des diplômes subséquents, remis par Ben Vautier lui-même, qui adore l’art brut et en avait même organisé il y a deux ou trois ans, une expo avec ses potes de Fluxus pas loin du Palais du Facteur Cheval , et « en communion » posthume avec celui-ci.

« J’ai la même montée d’orgasme mental devant l’art conceptuel et l’art brut » affirme tout de go la susdite Sarah Tritz…qui a réalisé par ailleurs ce ravissant petit train que je vous joins

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« l’ABC de l’Art dit Contemporain »
 aux éditions 
Jean-Cyrille Godefroy.