OTHONIEL À DOHA : UN CHAPELET DE NOIRES CROTTES DE BIQUES QUI S’HARMONISE AVEC LA FÉMINITUDE VOILÉE LOCALE Par Nicole Esterolle

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Othoniel

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OTHONIEL À DOHA : UN CHAPELET DE NOIRES CROTTES DE BIQUES QUI S’HARMONISE AVEC LA FÉMINITUDE VOILÉE LOCALE

Par Nicole Esterolle

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J’ai découvert sur M6 , cette œuvre aquatique d’Othoniel pour un bâtiment construit par l’architecte Nouvel à Doha et ce documentaire stupéfiant, spécialement consacré à ce plasticien académicien français, enfileur de niaises verroteries colorées et sphériques, mais aussi empileur de mêmes niaiseries monochromes cubiques ou parallèlipipédiques chez la financial-gallery Perrottin..

J’ai découvert également qu’Othoniel avait , pour l’accompagnent discursif de son « œuvre », le même talent concaténatoire pour l’ enfilage de précieuses perles sémantiques, de gracieux éléments de langage, de pompeuses platitudes conceptuelles et de terrassantes niaiseries concernant sa vie, son oeuvre et ses origines prolétariennes ( comme celles d’ Onfray qui le soutient pour cela)…Toutes vertus cardinales qui valent bien que six œuvres de lui entrent dans les collections du Louvre.

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.Nana / de Nicky Saint-Phalle

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J’ai alors pensé aux sculpteurs Miro, Giacometti, Calder, Chilida, Max Ernst et tant d’autres qui ont fait l’honneur de notre pays, et envers la mémoire de qui, les artistes « contemporains » de type Othoniel, Veillan, Venet, et tant d’autres, sont une injure insupportable.

Et c’est ainsi que ces emperlouseries othonielliennes de pacotille, certifiées à la fois par le Ministère, le Musée du Louvre et l’Académie des Beaux-Arts, peuvent servir d’onguent culturel lubrifiant aux juteuses ventes conjointes des armes et de réalisations architecturales aux richissimes émirats… le tout intimement articulé aux grands réseaux de la spéculation artistico-financière mondialisée destructrice de biodiversité et d’humanité , et dont les noirs chapelets d’Othoniel deviennent le plus exact et menaçant symbole.

C’est donc comme antidote à toutes ces misères morales et esthétiques que je vous propose cette joyeuse « Nana » colorée de Nicky de Saint-Phalle à placer sur les eaux de ce bassin, au risque que cela présente quelque incongruité par rapport aux formes humaines voilées de noir qu’on a l’habitude de voir furtivement passer en ces lieux de haute spiritualité financière.

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« l’ABC de l’Art dit Contemporain »
 aux éditions 
Jean-Cyrille Godefroy.