UN VRAI CONTE DE FÉE : LES VERROTTERIES D’OTHONIEL ENTRENT AU LOUVRE ! Avant-propos Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

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Le sculpteur Jean-Michel Othoniel entre dans les collections du Louvre.
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Après les gros pneus de Claude Lévèque à l’Opéra Garnier, Fabrice Hyber à l’Académie des Beaux-Arts, les tulipes de Koons au Petit Palais, Venet au Château de Versailles, Buren sous la Tour Eiffel, Christo sur l’Arc de Triomphe, voici donc six jolies verrotteries coloriées de Jean-Michel Othoniel entrant au Louvre par généreuse donation de l’artiste…« pour marquer la fécondité des liens entre la création contemporaine et le Palais du Louvre », est-il bien précisé….(Autant que je sache, ni Picasso, ni Paul Klee, n’ont fait de don au Louvre ; ni Tapiès au Prado …il est vrai que ce dernier n’a jamais été, dans sa jeunesse, gardien de nuit dans ce célêbre Musée).

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Six niches vides se sont donc révélées opportunément « adéquates » pour un accrochage temporaire, qui devient donc pérenne avec l’entrée de l’ensemble dans la collection, par don. « C’est comme si elles avaient toujours été là. C’était devenu une évidence », précise béatement Jean-Luc Martinez, le directeur du Louvre. Et notre « petit prince » de l’art contemporain hexagonal, académicien français et poulain de la galerie internationale Perrottin, d’ajouter : « Cette entrée dans les collections est à la fois inattendue et très émouvante pour moi. Le Louvre est un lieu d’émerveillement et de transmission. J’y ai été gardien de jour et de nuit pendant mes études aux Beaux-Arts, il y a plus de trente ans, j’ai le sentiment d’une histoire qui se boucle, c’est un conte ! »…Un vrai conte de fée !

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Jean-Michel Othoniel
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Plus d’infos ici, avec l’article de Madame Jardonnet du Monde:

Le sculpteur Jean-Michel Othoniel entre dans les collections du Louvre.

Six tableaux, exposés de façon temporaire, ont été acquis par le musée.

A son arrivée à la tête du Louvre, en 2013, Jean-Luc Martinez avait mis un net coup de frein à l’incursion de l’art contemporain dans le musée, favorisée par son prédécesseur, Henri Loyrette. Parenthèse ou nouveau départ, la célébration des 30 ans de la Pyramide, tout au long de cette année, marque le retour en force des artistes contemporains dans l’institution, notamment avec la commande d’une œuvre monumentale au Vénézuélien Elias Crespin attendue en novembre dans la cour Carrée et une exposition consacrée à Pierre Soulages en décembre. Cet anniversaire est aussi marqué par l’acquisition surprise de six toiles du sculpteur Jean-Michel Othoniel.

« Oui, les 30 ans de la Pyramide ont été l’occasion de reposer la question de la commande d’œuvres pérennes et des emplacements souhaitables dans le musée », commente Jean-Luc Martinez. La carte blanche faite à Jean-Michel Othoniel n’est, elle, pas partie d’une commande, mais de son livre L’Herbier merveilleux(éd. Actes Sud, 2015). La première version du livre rassemblait, sous la forme d’un abécédaire, des notes de lecture accumulées depuis l’adolescence sur la symbolique des fleurs dans la littérature, les religions et la peinture. De la pomme de Fragonard à la pivoine de Greuze, de la palme de Zurbaran au chardon de Dürer, l’artiste a élaboré un nouveau florilège à partir des collections du musée, explorées pendant près d’un an et demi.

« Une histoire qui se boucle »

Pour agrémenter l’ouvrage d’une gravure, l’artiste a cherché quelle pouvait être « la » fleur symbolisant le Louvre. Il se met alors en quête d’une rose, fleur de prestige par excellence. « Le Louvre est un ancien palais, la rose un symbole féminin, il fallait trouver une œuvre liée à l’histoire de France et à une femme. » C’est au sein de la grandiose galerie Médicis, qui accueille les vingt-quatre tableaux commandés par Marie de Médicis à Rubens pour retracer sa vie, qu’il remarque dans la toile centrale de la série, représentant son mariage avec Henri IV en 1600, une rose arrachée à sa tige, tombée au sol. « C’est une rose très sensuelle et peinte de manière très libre, très moderne, comme si l’artiste y avait essuyé son pinceau », décrit Jean-Michel Othoniel.

Cette recherche lui a inspiré une série de six roses de perles peintes à l’encre noire déposée sur de la feuille d’or blanc. Dans la cour Puget, qui accueille une statuaire de jardin, celle du parc royal de Marly, six niches vides se sont révélées adéquates pour un accrochage temporaire, qui devient donc pérenne avec l’entrée de l’ensemble dans la collection, par don. « C’est comme si elles avaient toujours été là. C’était devenu une évidence », précise Jean-Luc Martinez.

« Cette entrée dans les collections est à la fois inattendue et très émouvante pour moi. Le Louvre est un lieu d’émerveillement et de transmission. J’y ai été gardien de jour et de nuit pendant mes études aux Beaux-Arts, il y a plus de trente ans, j’ai le sentiment d’une histoire qui se boucle, c’est un conte ! », confie l’artiste, dont le très onirique Kiosque des noctambules, tout en perles de verre, orne l’entrée de la station de métro voisine.

Autre chose qui vaut le détour :

AU RENDEZ-VOUS DES COLLECTIONNEURS D’ART CONCEPTUALO-BIDULAIRE HARD

Ultra-contemporain et hyper-international comme il se doit Sur le site Daily art Fair et Modern art institut.

 

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« l’ABC de l’Art dit Contemporain »
 aux éditions 
Jean-Cyrille Godefroy.