La croquignolade tulipaire de Koons : un monument à la crapulerie artistico-financière mondiale Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

 

 

.

La croquignolade tulipaire de Koons : un monument à la crapulerie artistico-financière mondiale 

Par Nicole Esterolle

.

Un monument à la crapulerie artistico-financière mondiale, oui, mais aussi à la crétinerie culturo-hidalgo parisienne…Avec cette croquignolade tulipaire, Paris redevient en effet la capitale mondiale de l’art, dans son acception la plus calamiteuse. (ne nous plaignons pas trop : on a échappé au Balloon-dog pinaltien et à l’entre-jambes de la Cicciolina en giga-format…)

Voici donc une énorme statue de pure niaiserie patissière polychrome, à la gloire de l’incurie , de la grossièreté, de l’arrogance, de la cupidité des tenants de l’art institutionnel et/ou financier français et internationaux.

Une opération culturo-politico-affairiste, pour que la laideur et l’obscénité deviennent signes de distinction, de contemporanéité, et d’appartenance à la classe supérieure des pollueurs environnementaux…Un alibi humanitaire financièrement juteux, qui va fonctionner aussi comme instrument de soft torture du sens et de saine terreur pour le bon peuple.

Staline, Hitler, Mao, Ceaucescu et Père Ubu n’ont pas fait mieux en matière d’ « art dans l’espace public » pour abrutir les populations afin de mieux les endoctriner et les soumettre. Mais ils n’avaient pas osé, eux, pourtant maîtres en abjection, aller jusqu’à ériger un monument aux victimes des massacres dont ils étaient à l’origine. ( À quand un monument signé Daniel Buren en hommage à tous les vrais créateurs que ce dernier a permis d’occulter et disqualifier pour ne par faire ombrage l’art buréno-koonso-pognonesque ?)

Aussi, ne faudrait-il pas considérer plutôt cette stupidité florale comme le dernier spasme d’un système moribond, comme le bouquet final, comme le dernier éjaculat de la bêtise institutionnalisée avant épectase ou collapsus définitif ? C’est en tous cas ce que l’on peut espérer….

Oui, il faut espérer qu’advienne ce salutaire changement de « paradigme » , qu’il s’agisse aussi bien d’art « contemporain » que des valeurs régissant les échanges dans les sociétés humaines…

Mais, en attendant, ce qu’il y a d’indépassablement cocasse, inoui, méta – crapuleux et ébouristoufflant, en corollaire de ces 11 chamalos sur pédoncules tenus par la main oh combien experte de la Cicciolina, c’est bien la pétition en ligne de protestation (un peu foireuse tout de même : seulement 3000 signatures obtenues), lancée il y a quelques mois, et signée par un certain nombre de préposés institutionnels notoires au duchampo-financial-art d’ Etat, acteurs d’un système qui a permis justement que le cadeau de Koons soit recevable.* Comme s’ il était inéluctable, qu’à la fin annoncée de toute période d’occupation de type totalitaire, on voit des tas de « collabos » retourner leur veste et récupérer à leur avantage les dégâts causés par la mécanique imbécile et odieuse dont ils étaient les rouages…

Je me permets de vous citer quelques –uns de ces courageux résistants de la dernière heure, puisque cette liste est publique….et vous verrez que c’est de l’apparatchik lourd de lourd : Marie-Claude Beaud, co-fondatrice de la Fondation Cartier pour l’Art Contemporain, actuelle directrice du Nouveau Musée national de Monaco; Marie-Laure Bernadac, conservatrice générale honoraire, auteuse d’essais mémorables sur Wim Delvoye et Angelo Pistoletto; Christian Bernard, ex-directeur de la Villa-Arson ; Christian Boltanski, artiste mémoriel; Nicolas Bourriaud, ex-directeur de l’ENSBA-Paris, actuel directeur du MOCO à Montpellier ; Stéphane Corréard, ex-directeur du salon de Montrouge; Matali Crasset, conceptrice du MUMO, camion –Musée pour mettre l’art contemporain à la portée des enfants et des populations périphériques ; Alexia Fabre, conservatrice en chef du Mac/Val; Estelle Francès, fondatrice de la Fondation Francès; Catherine Grenier, ex-directrice du Centre Pompidou, auteur du livre « dépression et subversion », directrice actuelle de la Fondation Alberto-et-Annette-Giacometti , Claire Le Restif, directrice du centre d’art contemporain Le Crédac; Gabrielle Maubrie, galeriste, fondatrice de l’association Galeries mode d’emploi; Frédéric Mitterrand, ancien ministre de la Culture; Jean-Luc Moulène, artiste conceptualo-bidulaire type; Tania Mouraud, artiste aux très grands formats ; Pierre Oudart, ex-délégué aux Arts Plastiques, directeur actuel de l’Ecole supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée;


Question : Pendant combien de temps, ( puisqu’en tant qu ‘ « œuvre d’art », elle est inaliénable, protégée des vandales par la loi sur la liberté de création, et qu’elle n’est pas provisoire comme le Plug Anal de Mac Carthy ou l’emballage de l’Arc de Triomphe de Christo), cette injure à l’art et à l’humanité, va-t-elle être infligée au regard des passants ? Des dizaines, des centaines, des milliers d’années ?

.
Le discours de Koons pour l’inauguration de ses tulipes 

 

.

.

.
« l’ABC de l’Art dit Contemporain »
 aux éditions 
Jean-Cyrille Godefroy.

Les commentaires sont fermés.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :