Boycottons le « mal-art » financier, comme nous boycottons la mal-bouffe aux hormones! Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

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Rebecca Horn / Les Portes de l’angoisse
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Boycottons le « mal-art » financier, comme nous boycottons la mal-bouffe aux hormones!

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Il faut boycotter les produits artistiques internationaux gonflés à l’argent spéculatif et à la subvention… de la même façon qu’ il faut boycotter les produits alimentaires internationaux boursoufflés aux engrais, OGM, pesticides, glyphosate, etc.

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On constate une faveur de plus en plus grande des consommateurs français pour les produits locaux, circuit-court, jardinés avec soin, élevés avec respect , régionaux, nationaux… Et c’est tant mieux pour les tas de raisons que vous savez…Et c’est tant mieux si ces consommateurs ne sont pas traités de ringards, populistes, nationalistes, passéistes et j’en passe…

Ce que l’on constate pour les produits alimentaires, on ne le constatait pas, jusqu’à maintenant, pour les produits artistiques où le « contemporain international » régnait en maître avec le soutien des grands réseaux financiaro-spéculatifs relayés par l’appareil bureaucratico-artistique d’Etat (Musées, FRAC, CAC, etc)…

Mais il semble bien que quelque chose se passe maintenant ( un changement de paradigme en quelque sorte… ) dans le domaine artistique, qui met à mal l’hégémonie de ce « contemporain-international », et qui ressemble fort à un boycott de ses produits les plus emblématiquement intello-financiaro-spéculatifs.

Le public des lieux d’art contemporain institutionnels est en effet de plus en plus ridiculement inexistant, et le coût en argent public consacré à ces lieux vides de public autant que de contenu et de sens, semble de plus en plus absurde voir scandaleux pour la plupart des gens.

Comble de l’absurde : il est probable que le nombre moyen de visiteurs par jour et par lieu ne dépasse pas le nombre de personnels pour chacun de ces lieux…( Un audit de la Cour des Comptes sur le sujet serait le bienvenu.) Ainsi – pour ne citer que celui-là – le Centre Pompidou-Metz, qui, avec ses 15 millions d’euros de budget annuel alloués par la Région, n’a eu que 2 visiteurs pour le lundi de Pentecôte 2019… Et avec pourtant, un produit on ne peut plus attractif de l’art financier mondialisé : Rebecca Horn.(image jointe )

Cette désaffection d’un public objet pourtant d’un racolage indécent, mais qui n’est pas complètement idiot, me semble plutôt logique, saine et de bonne augure, car elle nous permet d’espérer que l’argent du citoyen donné à la survalorisation de ces produits manifestement désagréables, toxiques et nuisibles pour l’environnement, pourra aller bientôt au soutien d’une création artistique véritable, ancrée dans le sens et le vécu, dans l’humain, dans le local, dans le plaisir, dans une nécessité intérieure…Tout comme s’amorce au Ministère de l’agriculture une prise de conscience du nécessaire soutien à des modes de culture respectueuses des sols et de la biodiversité…et sans parler pour autant de régression… Tout comme s’amorce chez beaucoup de gens, la prise de conscience qu’il y a une étroite collusion- interpénétration entre cet art multi-national dit « contemporain » si prisé de l’institution et les très prédatrices puissances d’argent, pollueuses en tous genres, destructrices du sens et de l’humanité.

Ce boycott des produits du financial-art me semble donc être une salutaire « régression », qui contribuera assurément à la survie de l’espèce humaine sur cette planète en même temps qu’à la sauvegarde de la biodiversité artistique.

N.B. : Mon ami Damien Maigne y contribue aussi en faisant simultanément mon http://www.nicolemuseum.fr , et son site ventalaferme.com

Une information fournie par l’ami Phil Donny, la bête noire du président de la Région, Mr Bohl, qui l’a traité de « sous-artiste » local.

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« l’ABC de l’Art dit Contemporain »
aux éditions
Jean-Cyrille Godefroy
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