Festival d’Avignon 2019 : la culture ministérielle remplace l’art / Avant-Propos Nicole Esterolle (billet d’humeur)

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Avant-propos / Nicole Esterolle

Avignon : – son festival de la maso-culture de classe et/ou d’Etat

– sa collection Lambert d’art maso- financier et/ou d’Etat…

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Pauvres Jean Vilar et Jeanne Laurent ! S’ils voyaient ce qu’est devenue l’idée qu’ils avaient de la démocratisation de la culture, et s’ils voyaient ce qu’on a fait de leur Festival d’Avignon…Pauvre Jean Fraissex ! S’il voyait ce qu’on a fait de son idée de fonds régional d’art contemporain, telle qu’il l’avait mise en oeuvre dans son Limousin natal…

Voici un texte délicieusement et courageusement « réactionnaire » de Jean-Pierre Pelaez, homme de théâtre, ami des géniaux Claude Piéplu et Jérôme Savary, pour aborder comme il le faut l’hallucinante dérive du théâtre vers un progressisme totalitairement « correct », sociétalo-questionnatoire, émanation d’une vieille gauche identitaire buréno-languienne totalement délirante, pour qui les textes de Boulevard Voltaire ne sont que vomissures de la bête immonde…

Avignon oui, capitale de cette terrifiante « culture » étatique totalement asservie à la classe dirigeante, à sa bureaucratie soviéto-institutionnelle en liaison structurelle étroite avec le grand capital et ses réseaux artistico-spéculatifs…Et qui pour cela met à disposition de la Collection des financial artists d’Yvon Lambert de magnifiques monuments patrimoniaux avignonais ainsi que l’argent des contribuables de la ville…Combien d’argent public dépensé pour maintenir la valeur financière des petits carrés du poulain de Lambert, Niele Toroni , qui n’ont aucune valeur artistique, mais que ce dernier répète pathologiquement depuis 40 ans ?

Voici un petit extrait du texte de Jean- Pierre Pelaez et le lien vers ce texte :

« Un festival qui préfère s’adresser aux spectateurs maso-culturels voulant faire partie de l’élite du In, enseignants, cultureux divers, écolo-bio-bobos, fonctionnaires des DRAC ou comédiens branchés, et nous rappelle que ce festival ministériel est le summum du culturellement correct au théâtre. Et cette année, on ne faillit pas à la règle. Après le rejet de l’autre, la montée du fascisme et du populisme, le florilège LGBT, l’Europe sera au centre de la programmation. Les artistes officiels « se penchent sur le Vieux Continent pour critiquer et réinventer le projet européen. »….

Question : pourquoi cet art et cette culture (plus de gauche que de droite ) se doivent-ils d’être de déplaisir, de commisération, de questionnement sociétal, de déconstruction, d’éradication du contenu, de torsion du sens, de torture cervicale, de dérision, de kitch, d’irrespect de soi, de morbidité et de négativité ? Comme si il y avait y prix à payer, un douloureux rite d’initiation à passer, pour entrer dans la caste des initiés, dans la classe « dirigeante » supérieure….Qui expliquera correctement cette étrange fonction du « culturel » dans cette étrange époque de dégringolade programmée?

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Festival d’Avignon 2019 : la culture ministérielle remplace l’art 

Jean-Pierre Pélaez 

Le suspense est à son comble… Et qu’il en a de la chance, le spectateur maso-culturel !

Le Festival d’Avignon débute ces jours-ci et la presse subventionnée s’empare d’un festival qualifié de plus grand du monde, avec ses meilleurs moments de culture annoncés. Laissant Le Monde Libéré par Télérama, j’en ai pris deux au hasard…

D’abord Le Point, qui a décidé de présenter brièvement quinze spectacles du Off, qualifiés de « quinze pépites », mais sélection dans son esprit très correcte et sans surprise : on y souligne avec force les Molière obtenus au cours de la grande soirée parisienne du théâtre, cela va du spectacle sympathique et déjanté, comme disent les critiques de la télévision, aux sempiternelles adaptations — même En attendant Bojangles, roman publié par un petit éditeur du Sud-Ouest, et immense succès public, y a droit — ou au nouveau solo d’Andréa Bescond, après son succès sur les violences sexuelles faites aux petites filles, adoubé à Paris par Mmes Macron et Schiappa.

Ensuite L’Express, qui préfère s’adresser aux spectateurs maso-culturels voulant faire partie de l’élite du In, enseignants, cultureux divers, écolo-bio-bobos, fonctionnaires des DRAC ou comédiens branchés, et nous rappelle que ce festival ministériel est le summum du culturellement correct au théâtre. Et cette année, on ne faillit pas à la règle. Après le rejet de l’autre, la montée du fascisme et du populisme, le florilège LGBT, l’Europe sera au centre de la programmation. Les artistes officiels « se penchent sur le Vieux Continent pour critiquer et réinventer le projet européen ». On croirait entendre un discours récent du Président qui se veut le champion de la reconstruction européenne ultralibérale, avec Christine Lagarde à l’innovation et Ursula von der Leyen à l’insolence !

Suite de l’article (ici)

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