Art dit contemporain et empreinte carbone par Nicole Esterolle (billet d’humeur)

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Veuillez trouver ci-joint copie d’un extrait de l’article paru dans le monde du 15 06 19 et concernant la foire Art Basel.

On y lit que son directeur s’interroge sur le « bilan carbone d’une foire comme la sienne » , et envisage « d’interdire les récipients en plastique à usage unique »…Ah, le brave homme !…Qui ne semble cependant pas trop s’inquiéter du nombre de jets privés amenant des centaines d’archi-riches collectionneurs venant du monde entier, et des milliers de tonnes de dioxyde de carbone que ces avions ont émis pour cela dans l’atmosphère….et ne pas savoir que ces hyper-milliardaires sont, en liaison avec leur irrépressible passion pour l’art contemporain, sont les principaux pollueurs de la planète dans leur fonction même d’acteurs majeurs des folles sur-croissance économique et dérégulation financière mondiales… Une fonction ravageuse d’humanité, destructrice de la biodiversité et des écosystèmes marins et atmosphériques, génératrice de misère et d’inégalités sociales …Une misère dont le développement est rigoureusement indexé sur l’enrichissement de ces mêmes « collectionneurs » d’inepte à des prix pharamineux, et pour qui l’art contemporain est, comme la cocaïne, une sorte de drogue permettant de surcroît une fructueuse opération à la fois de communication, financière et de blanchiment moral en se parant du vertueux alibi culturel…etc…

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Il faudrait qu’un jour, dans un journal comme Le Monde, on puisse dire pourquoi cette foire Art Basel, triomphe de l’art fou produit par l’argent fou, est une malfaisance de fond , inquiétante pour la survie de l’art et de l’espèce humaine. …Qu’on puisse expliquer comment la conjugaison des capacités d’un art à être financiarisable et internationalisable, lui permet d’être contemporanéisable….et comment les qualificatifs financier, international et contemporain sont indissociables dans cette terrifiante dérive dans le « contemporain », et comment ce mot dans son acception usurpée, implique l’anéantissement de l’art proprement dit

Alors oui, il faudrait donc revenir à un art, qui ne soit ni contemporain, ni financier, ni international…Un art tout court…intemporel en quelque sorte…Un art d’enracinement local, de proximité, de vérité, de sincérité, d’émotion poétique, de circuit court, sans engrais, sans gonflette aux subventions, ni traitements pesticides ou articides, naturel, libre, comme une flore sauvage avec toute sa diversité.

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