De la misérable réussite financière des FRAC… …Ou du triomphe de l’argent au détriment de l’art et du sens commun par Nicole Esterolle (billet d’humeur)

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SPAGHETTI MAN – 1993 / Paul McCarthy 
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De la misérable réussite
financière des FRAC… …
Ou du triomphe de l’argent
au détriment de l’art
et du sens commun. 
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Avant-propos Nicole Esterolle
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Dans un récent article en ligne du Journal des Arts (lien joint) , on se félicite entre consanguins que la valeur des 32000 œuvres de FRAC sur le marché international, se situe entre 5 et 10 fois leur prix global d’acquisition.

Bravo les fonctionnaires de l’art ! Vous ne connaissez rien à l’art, ni à sa valeur intrinsèque ou vraiment artistique, mais vous avez du pif pour ce qui est des tendances à la hausse sur les grands circuits mercantiles de l’inepte.

Bravo, vous êtes de bons serviteurs de l’Etat, dont vous rempliriez les caisses de la culture, si ces œuvres, dont la valeur à décuplé, pouvaient être revendues sur le réseaux de la grande spéculation en rond…Mais hélas, elles sont , comme on dit « inaliénables », c’est-à-dire interdites de vente. Impossible donc d’en récupérer la plus value, et cette interdiction est cruelle, quand on sait que dans dix ou vingt ans tout cela ne vaudra plus un clou ou, au mieux , un dizième du prix d’acquisition. ( comme l’avait déclaré l’ex-directeur de la Foire de Bale)

Voici , par exemple, ce « spaghetti-man » de McCarthy, acheté 13 OOO euros en 1994 par le FRAC de Montpellier, et dont l’équivalent a été récemment vendu trois millions de dollars aux enchères Sotheby’s ou Christie’s… Vous imaginez tout ce que la DRAC pourrait faire pour aider les artistes à valeur durable, locaux ou nationaux, avec le prix de la vente de cette misérable petite couillonnade, si elle avait le droit refourguer celle-ci à François Pinault !

Oui, parmi les mesures à envisager dans le cadre du « grand débat », il y aurait donc celle qui autoriserait la remise en urgence sur le marché, de la majeure partie rigolo-conceptualo-bidulaire de la collection des FRAC….La manne ainsi obtenue permettrait de réhabiliter cette part de 90 % de la création actuelle systématiquement disqualifiée et dévalorisée depuis 40 ans par les actions conjointes du Ministère, de la fracosphère et du marché spéculatif.

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Jeff Koons / Hoover
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Tout savoir (enfin) sur les collections des Frac

  • Le Journal des ArtsSi on les regarde de près, les collections des Frac témoignent de quelques partis pris d’acquisition et d’intuitions, qui se sont parfois transformés en trouvailles. Un état des lieux inédit.32 600 œuvres : mises bout à bout, les collections des 23 Frac (Fonds régionaux d’art contemporain) constituent une formidable collection d’art contemporain et à ce titre, suscitent de nombreux fantasmes. Depuis la création, en 2013, d’un portail internet recensant l’ensemble des acquisitions, il est maintenant possible de les inventorier dans le détail – même si, pour une petite poignée d’établissements, les données ne sont pas à jour. Suite de l’article (ici)..
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