LE VRAI DU FAUX – DU 2 > 24 MARS 2019 / FESTIVAL ART SOUTERRAIN 2019 (CA)

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Team – Art Souterrain
LE VRAI DU FAUX
2 > 24 MARS 2019

 

 

FESTIVAL ART SOUTERRAIN 2019
Réseau souterrain de Montréal
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Alors que notre société et nos comportements se digitalisent et qu’il n’a jamais été aussi simple d’avoir accès à l’information, il nous devient de plus en plus difficile de discerner le vrai du faux.

Multiplication des médias digitaux, démocratisation du journalisme, développement de nouveaux outils numériques permettant de modifier le réel ; l’hégémonie d’Internet nous pousse à sans cesse remettre en question ce qui, de prime abord, nous apparaît comme réel ou vrai. Les réseaux sociaux incitent ses utilisateurs à se forger une mythologie individuelle, à cultiver une image de soi qui se veut la plus proche possible de l’idée que l’on se fait de la perfection, provoquant envie et jalousie.

À une époque où la possibilité nous est donnée de sélectionner le réel, la frontière entre fiction et réalité se trouble. Loin de contredire cette tendance, les artistes participent activement à ce jeu avec le réel. En effet, l’art n’est-il pas, par essence, une illusion du réel, une manière de tour à tour le représenter, le nier et l’interroger ? Les artistes se doivent-ils de dire la « vérité »?

Le « vrai » est à la fois universel et subjectif : il relève de ce qui est naturel, ce que nous reconnaissons tous comme authentique, et de ce que nous ressentons et percevons personnellement.

Est « faux » ce qui vient transgresser le réel. Cette transgression peut s’opérer pour diverses raisons. Pour des raisons artistiques, en faisant sortir l’art de la représentation fidèle de la réalité ; politiques, par l’usage de la propagande ; humoristiques, en trompant le réel pour provoquer la surprise chez l’auditeur ; révélatrices, en mentant pour révéler une vérité ; ou encore commerciales, en manipulant autrui pour provoquer un investissement financier.

Crédit texte : Claire Denèle pour le Festival Art Souterrain 2019

 

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Les artistes de l’édition 2019 ont été choisis par trois commissaires invités: Maude Arsenault, Martin Le Chevallier et Joyce Yahouda, ainsi que par Frédéric Loury, commissaire principal et directeur général d’Art Souterrain.

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MAUDE ARSENAULT 

Maude Arsenault est photographe, artiste et commissaire. Elle mène d’abord une carrière en mode et en 2013 elle décide de poursuivre un parcours plus personnel et fonde le collectif d’art ThePrintAtelier.com

En tant qu’artiste, Maude s’intéresse à la notion d’identité et à la place des femmes dans notre société, place qui se trouve particulièrement secouée ces dernières années face à une toute nouvelle représentation des genres, à une dénonciation publique des rapports abusifs entre hommes et femmes et à une communauté sociale numérique présentant en continu des idéaux, souvent créés de toute pièce.

Par son approche, Maude interroge la perception du spectateur et révèle comment celle-ci est inévitablement façonnée et altérée par nos valeurs sociales, politiques et morales.

Maude Arsenault vit à Montréal et détient un baccalauréat en communication et histoire de l’art.

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MARTIN LE CHEVALLIER

Martin Le Chevallier est artiste, réalisateur et parfois commissaire d’exposition. Né en 1968, il vit et travaille en France. Il développe, depuis la fin des années 90, un travail fait de films, de détournements ou d’interventions contextuelles. Ses œuvres, volontiers politiques, racontent notre époque avec distance et humour. Il les a souvent présentées dans des expositions collectives ou individuelles, en France ou à l’étranger. Il s’intéresse particulièrement à l’inscription de l’art dans l’espace public.

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JOYCE YAHOUDA

En tant que directrice/commissaire de la Galerie Joyce Yahouda, et depuis plus de trois décennies, Joyce Yahouda a fait la promotion des artistes contemporains émergents et établis, endossant divers médias. Elle a organisé plusieurs expositions à Londres, Paris, Lyon, Genève, Ischia, Rio de Janeiro, New York, Miami, la Gaspésie et Montréal.

Elle milite pour un style d’art qui est exigeant, qui défie le spectateur de rentrer dans une modalité de réflexion. À travers divers événements, y compris des conférences et tables rondes, Joyce Yahouda incite le dialogue entre artistes, commissaires, collectionneurs et critiques et amateurs d’art.

Joyce Yahouda a été nominée pour le prix « Galeriste de l’année » au Gala des arts visuels, organisé par l’Association des galeries d’art contemporain (AGAC), et a reçu le prix en 2012.

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FRÉDÉRIC LOURY

L’accès à l’information n’a jamais été aussi facile. Les sources et les outils se sont multipliés depuis la dernière décennie. Toutefois, la densité des contenus éditoriaux se raréfient au fil de temps et la place au journalisme est devenu limitée dans son mode d’expression. Les citoyens deviennent des auteurs et occupent davantage de place dans les médias non traditionnels. Les chaînes d’informations spécialisées privilégient les cotes d’écoute aux enquêtes et recherches laborieuses. Le contenu attrayant et résumé de ses nouveaux supports nous poussent à nous interroger sur la véracité des références. Il est devenu complexe de distinguer le vrai du faux.

Trois commissaires invités, Maude Arsenault, Martin Le Chevalier, Joyce Yahouda et mettent en lumière les mécanismes de la désinformation, les facettes de l’imposture, la complexité des croyances au sein de notre société hyper médiatisé.

 

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