Le scandale d’un détournement très « art contemporain » par Nicole Esterolle

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Exposition Fukami
Hôtel-Salomon de Rothschild
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En amont de la belle histoire d’une « aide pour les plasticiens » décrite par le texte du Monde que je vous joins, il y a la réalité cachée d’une donation privée destinée à aider les artistes de toutes « tendances », mais scandaleusement détournée de son rôle initial au profit exclusif des artistes et autres agents de l’esthétique conceptualo-installationniste d’Etat.

Certes, les transgressions d’ordre éthique autant qu’esthétiques sont inhérentes à l’art dit contemporain, elles le nourrissent et sont d’autant plus « performatives », qu’elles sont scandaleuses pour le citoyen moyen. Certes, on en a pris l’habitude et on n’est plus à un scandale près dans ce genre particulier de l’AC, où la dérogation à la loi est devenue « la loi du genre »…Mais ce détournement là, vraiment, c’est un sommet du genre !

Au départ, il y a eu ces deux généreuses donations pour aider les artistes nécessiteux, vieux ou malades : l’une d’Adèle de Rothschild et l’autre des sœurs Smith-Champion. Ces deux très importants legs furent réunis en 1976, avant l’arrivée de Lang, par Bernard Anthonioz, pour constituer la FNAGP (Fondation nationale des Arts Graphiques et plastiques), qui, à ses débuts, joua parfaitement son rôle.

Mais depuis le début des années 80, on assista à une emprise de plus en plus implacable des agents de l’art d’Etat sur cette Fondation, pour en faire un outil, parmi autres FRAC, CRAC et et MAC, de promotion de l’ « esthétique » ministérielle au service de celle du grand marché spéculatif.

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Nina Canelli 2019
La vérité n’est-pas-la vérité

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Et c’est ainsi que l’on voit aujourd’hui Guillaume Cerruti, le président du Conseil d’administration de ce qui est appelé désormais « La fondation des artistes » avoir par ailleurs la fonction de Président de Christie’s-Monde après avoir été chef de cabinet d’Aillagon….Parfaite illustration de la collusion intérêts privés et administration publique, qui se pratique en toute impunité dans les réseaux de l’art dit contemporain qui ont phagocyté la dite Fondation , comme ils essaient de phagocyter l’Académie des Beaux-Arts.

Et c’est ainsi que les bureaux de l’Association Maison des Artistes, longtemps logés au rez-de chaussée de l’hôtel Salomon de Rothschild, ont été relégués dans quelque comble ou bâtiment annexe, pour ne pas faire tache sans doute en proximité du très huppé « Grand bal jaune » après FIAC annuel…

Et c’est ainsi que (comme il est écrit dans l’article du Monde) « La fondation ne touchant pas de subventions de l’Etat, » on voit l’Etat, à l’inverse, pomper l’argent de la fondation pour le redistribuer aux artistes agréés et déjà généreusement subventionnés par lui. Et c’est ainsi que l’on peut voir à la Maison des Arts Bernard Antonioz à Nogent, dans la cadre d’une exposition intitulée « la vérité n’est pas la vérité » (ben voyons !…), l’œuvre ultra-contemporaine de l’artiste Nina Canelli, et ,dans le grand salon de l’Hôtel de la rue Berryer, le sol joliment défoncé de l’artiste Fukami.

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