Cinétisme 1ᵉ, 2ᵉ, 3ᵉ génération / GALERIE LÉLIA MORDOCH (FR)

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François MORELLET, Répartition aléatoire de 20 % de carrés superposés 6 fois bleu-vert-jaune-orange-rouge,1970, acrylique sur bois, 80 x 80 cm © Galerie Lélia Mordoch

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25 janvier – 23 mars 19 
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La Galerie Lélia Mordoch présente une exposition collective d’artistes de plusieurs générations que rien ne prédestinait à se rassembler, sinon l’œil de leur galeriste et la dimension optique de leurs œuvres qui jouent avec le mouvement.

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Miguel CHEVALIER, Horacio GARCIA ROSSI, L’ATLAS, Alain LE BOUCHER, Julio LE PARC, Sébastien MEHAL, Jean-Claude MEYNARD, François MORELLET, Laura NILLNI, Francisco SOBRINO, Joël STEIN

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Avec les artistes du GRAv – Groupe de Recherche d’Art visuel, cofondé de 1960 à 1968 par Horacio GARCIA ROSSI (1929- 2012), Julio LE PARC (née en 1928), François MORELLET (1926- 2016), Francisco SOBRINO (1932-2014), Joël STEIN (1926-2012) et YVARAL (1934-2002) – que Lélia Mordoch a commencé à exposer dans les années 1990, les œuvres se font boîte à lumières, sculpture du spectre chromatique (Francisco SOBRINO) ou peinture de “couleur-lumière” (Horacio GARCIA ROSSI).

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L’exposition présente notamment deux œuvres de François MORELLET : une peinture de 1970 conçue selon la superposition (répétée six fois) de carrés bleus, verts, jaunes, oranges et rouges disposés aléatoirement sur la toile, et une œuvre de néons de 2002 (4 quarts de cercle de néon blanc répartis au hasard de π sur un tondo de couleur blanche).

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Avec la géométrie fractale, Jean-Claude MEYNARD (né en 1951) démultiplie la figure et repousse les fondamentaux de l’étude classique du plan et de l’espace, pour créer des images où la géométrie devient celle de la démesure.

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Présentées sur écran, les œuvres virtuelles de Miguel CHEVALIER (né en 1959) questionnent la notion de flux, comme les “Fractal Flowers” – des fleurs fractales géantes de différentes couleurs, aux formes poussées à l’extrême de leur géométrisation et générées à l’infini grâce à un logiciel – ou les “MétaCités” – des villes sans début ni fin, sans centre ni périphérie, qui s’auto-génèrent perpétuellement.

 

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Alain LE BOUCHER (né en 1950) sculpte la lumière grâce à des partitions dont les instruments sont des LEDs ignorant l’obsolescence et auxquelles il donne le mouvement avec des logiciels qu’il développe lui-même. Associée à des processeurs qui combinent intensité, durée d’allumage et position de chaque diode, ses partitions de lumière permettent à ses œuvres de vivre sans jamais répéter un même cycle avant quelques centaines d’années.

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Laura NILLNI (née en 1961) suspend au plafond un grand dessin qui peut se voir différemment d’un côté et de l’autre. En dessinant au crayon de couleur sur plusieurs feuilles de calque qu’elle superpose, elle renforce l’aspect déjà cinétique du motif pour créer une ode au mouvement.

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Sébastien MEHAL (né en 1970) propose une grande peinture inspirée par les cerfs-volants de son enfance. Adepte de la peinture projetée sur la toile, notamment à l’aide de seringues qui lui permettent de produire différents effets, il offre sa vision d’un monde devenu immobile, comme si le vent et le battement du temps s’étaient figés.

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L’ATLAS, Cross #2, 2018, laque et encre aérosol sur bois,
150 x 150 cm © Clément Guillaume

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Enfin, L’ATLAS (né en 1978) présente deux de ses toiles parmi les plus récentes, au croisement de l’histoire de l’écriture, du graffiti, de l’abstraction géométrique et de l’art optique.

 

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GALERIE LÉLIA MORDOCH | PARIS
50 Rue Mazarine,
75006 Paris, France
T : +33 1 53 10 88 52
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