« CHARLES DE BRUYÈRES INVITE… 15 ARTISTES CONTEMPORAINS » – ÈVE, ADAM & LES GRAFFITIS (FR)

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– Jean-Pierre Sergent, Ève, Adam & les graffitis,
tirage unique, peinture acrylique sérigraphiée sur papier Rives B.F.K.,
58 x 39 cm, New York, 1995.
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23 novembre 2018 / 19 mai 2019 
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VERNISSAGE
23.11.18 

18h

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Quinze artistes sont invités par Annie Tremsal a présenter des œuvres originales qui ont créés spécialement ou été choisies en rapport avec une œuvre de la collection du Musée Charles de Bruyère de Remiremont :

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Simone Adou, Claude Anheim, Odile Anheim, Robert Arnoux, Clair Arthur, Lysa Bertholom, Mirjam Bijvank, Stéphane Galmiche, Sidonie Hollard, Simone Pheulpin, Emmanuel Pierrot, Claude Semelet, Jean-Pierre Sergent, Annie Tremsal, Mario Zanchetta 

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Une petite exposition présentant diverses œuvres de ces artistes aura lieu en parallèle de cette exposition au Centre Culturel Gilbert Zaug, 18 Rue de la Franche Pierre, du 23 au 28 novembre 2018.

À PROPOS DE CHARLES DE BRUYÈRES (Remiremont 1823 – 1905 – Avocat)

Il lègue à sa ville natale sa maison et sa collection de peintures. Descendant direct d’une famille d’ancienne noblesse, il collectionne les portraits rappelant les amitiés et alliances de ses ancêtres avec les ducs de Lorraine et le chapitre noble de la ville : portraits de chanoinesses, d’abbesses, de ducs de Lorraine et d’aristocrates dont le R.P. Verlet peint par Ch.L. Chéron. Documents écrits, arbres de ligne, monnaies, mobilier, tapisseries ayant orné l’abbaye…. complètent cette collection centrée sur le XVIII ème siècle.

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TEXTE DE PRÉSENTATION DE L’ŒUVRE EXPOSÉE

“ÈVE, ADAM & LES GRAFFITIS”

C’est en parlant au téléphone avec la commissaire de l’exposition Annie Tremsal que m’est venue l’idée presque évidente de présenter à côté du beau tableau Adam et Ève (de Maarten de Vos, XVIIIe siècle et peint d’après la gravure sur cuivre d’Adam et Ève de Dürer, 1504), ma petite sérigraphie “Ève, Adam & les graffitis” (58 x 39 cm), réalisée à New York en 1995. Dans mon œuvre, au dernier plan, on y voit l’image d’un haut-relief représentant Adam et Ève, où Ève croque la pomme défendue avec force désir et conviction et Adam barbu, la regarde un peu médusé, sidéré. J’ai photographié cette image en France, dans un musée ou sur le parvis d’une église, peut-être Notre-Dame, je ne m’en souviens plus très bien. Sont superposés à cette image en rouge vif un graffiti érotique japonais, puis en bleu électrique le dessin d’un gros phallus éjaculatoire.

Peindre ce thème mythique de l’origine de l’Humanité, de l’homme et de notre propre conception, pose bien évidemment beaucoup de questions : responsabilité-irresponsabilité de l’homme, présence-absence de Dieu, légitimité-illégitimité du désir…! Car visuellement, l’occident monothéiste, depuis deux mille ans déjà et avant l’invasion de l’image pornographique, se refuse systématiquement de montrer les organes génitaux et l’acte de copulation, ainsi que le plaisir qui en découle. Ou de manière symbolique seulement : la pomme étant le sexe de la femme et le serpent celui de l’homme. Cependant un symbole n’est pas la chose vraie, et il y a donc dissociation et fragmentation entre le corps pensé, imaginé et le corps réel dans sa totalité, son intégrité, son entièreté.

Contrairement à d’autres cultures, plus riches iconographiquement et qui au travers de leur art, dépictent joyeusement les plaisirs sexuels. Ces sociétés, du passé pour la plupart, étaient ou sont plus en harmonie avec la nature, le monde, le cosmos et la création : comme particulièrement toutes les cultures premières, animistes, antiques, moche, hindoue ou japonaise etc… Or, cette non représentation de l’extase sexuelle, dans nos musées et dans l’imaginaire collectif, a provoqué et provoque toujours bien des angoisses, des névroses, des frustrations et des effrois bien plus profonds qu’on ne peut l’imaginer.

Pour moi, artiste, le plaisir sexuel est par nature et fonction désangoisseur et libérateur (si tant est que l’on n’ait pas trop peur de venir au monde et d’y mourir), et vecteur de plaisirs, de joies et de bonheurs infinis.

Il faut écouter Kabîr disant : “Écoute-moi cher Sadhu ! Du sommet de la tête à la plante des pieds, l’homme est empoisonné par l’intelligence.” “Sur cet arbre est un oiseau, il danse dans la joie de la vie”. in La flûte de l’Infini, Kabîr

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Musée Charles-de-Bruyères
3 Rue Paul Doumer
88200 Remiremont, France
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