Bonjour la critique d’art ! Par Nicole Esterolle / Marianne Magazine

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Bonjour la critique d’art !
Par Nicole Esterolle

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Je découvre, dans Le Monde du 18 octobre 2018, cette lettre ouverte : « Pour une maison de la liberté de la presse », et pour « la création d’une maison des médias libres », signée par un collectif d’intellectuels et d’artistes, qui nous offre une belle brochette d’agents de la bien-pensance bien-parlante, propre sur elle, politiquement correcte, qui verrouille justement cette presse qu’ils veulent libérer…

Ça me rappelle cet autre pic de non-sens, tordu, taré consanguin, pervers, oxymorique en diable, qu’a pu être, il y a deux ans, la manif de l’AICA, association des critiques d’art français, autour de son président Raphaël Cuir, pour la défense de la liberté d’expression. On y a vu un groupe d’une cinquantaine de personnes, agrégeant critiques, collectionneurs, conservateurs, curators, fonctionnaires du Ministère, brandissant des images photo-copiées en couleur d’un plug anal, pour soutenir le moral du financial-artist Paul Mc Carthy, après que sa gigantesque obscénité installée place Vendôme fût nuitamment et lâchement niquée par une volée de présumés catho-fachos de la plus nyctalope espèce.

La manif était appuyée comme il se devait par un Bruno Julliard, alors adjoint à la culture de classe parigo-parisienne, avec cette mélanchonesque déclaration : « Avis à tous les obscurantistes : paris ne cédera rien devant l’intolérance et la haine. Nous défendrons toujours la liberté de création !»…Elle était coordonnée par le susdit Raphaël Cuir, réalisateur par ailleurs du fameux ouvrage signé d’un collectif des plus fines plumes de la critique historisciste alignée: « Pourquoi y a- t- il de l’art plutôt que rien ? » (Editions Archibooks – 2014), compagnon de la corporal financial artist Orlan ( laquelle ayant donné son corps à l’art contemporain français, l’a donc donné aussi à son président) , et qui dû renoncer à sa haute tignasse jaune après son élection à la direction de la pensée critiquante hexagonale.

Cette « Maison des médias libres » et cette ahurissante manif de soutien au plug anal, illustrent donc bien l’état de délire et de délabrement tant mental que moral, qui affecte la critique, la chronique et le journalisme d’art, hurlant à la « liberté d’expression », quand, dans le même temps, ceux-ci administrent la preuve de leur total asservissement à ce système bureaucratico-financier de type totalitaire, qui a produit la grosse enflure verte en hommage aux joailliers de la Place Vendôme.

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