L’art brut en Chine – 19 artistes chinois du Nanjing outsider art Studio / GALERIE CLAIRE CORCIA (FR)

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Du 4 octobre au 10 novembre 2018
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Vernissage
04.10.18 
18h-21h

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Zhang Ping – Tian Peng – Liu Ping – Sun Yue – Li Ben – Zheng Donghui Qi Wen – Qian Chen – Chen Baogui – Yan Shi – Shi Zhiweu – Li Zhongdong – Wu Meifei Yang Min – Xu Jian – Pin Fang – Yang Chuanming – Yulong Qiao – Niu Niu

Exposition conjointement organisée à Paris par la Galerie Claire Corcia (Paris) et la Galerie Polysémie (Marseille)

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Wu Meifei
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Wu Meifei vit dans un village reculé. Ses troubles mentaux le bouleversent profondément et il a souvent des idées suicidaires. Afin de s’en sortir, il a envisagé de nombreuses méthodes. Une fois, il a cliqué avec un stylo inconsciemment sur une boîte d’allumettes abandonnée, ce qui est parvenu à l’apaiser.

Ses clics forment des images inattendues. Depuis cette découverte, dès que Wu est de mauvaise humeur, il part à la recherche d’une feuille de papier et clique continuellement dessus pendant des heures. Cela lui prend généralement six ou sept jours pour achever une peinture. Le fait de cliquer attentivement le distrait de ses pensées destructrices et lui permet de consommer son surplus d’énergie.

Il peint des corps et des comportements, ce qui nous rappelle les coups répétés de Muyu par Monk. Cependant, le fait de cliquer résulte de son expérience personnelle et est guidé par son intuition, ce qui est assez différent des clics effectués par Monk. Afin d’apprécier son travail, il faut pouvoir déchiffrer ses pensées.

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Yang Min 
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Yang Min, né en 1982, souffre de schizophrénie. Il a élaboré un monde particulier et spirituel dès la première peinture qu’il a réalisée. Après cela, ses travaux se sont éloignés de la réalité, nous rappelant le motif/modèle du totem lié à son fort intérêt pour le jeu vidéo Warcraft. Il semble vivre dans un monde dominé par la fiction, au lieu d’être dans le moment présent.

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Xu Jian
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Xu Jian, né en 1987, présente une déficience mentale. Auparavant, il était entièrement absorbé par les jeux vidéo avant de rejoindre le Nanjing Fengqiyan Art Studio. Pendant qu’il peint, Xu Jian est très silencieux, et chaque peinture lui prend généralement deux jours ; un jour pour esquisser avec le stylo, et un autre jour pour colorier. Ses peintures sont le reflet de son état d’esprit : un tempérament calme. Les paysages naturels et la beauté, de même que les paysages de rue, constituent les thèmes favoris de ses peintures.

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Pin Fang 
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Pin Fang (né en 1994) était un enfant silencieux et discret quand il était à l’école primaire. Il a commencé à souffrir d’autisme après avoir été harcelé par ses camarades de classe en sixième au collège. Ses parents découvrirent qu’il aimait dessiner et lui achetèrent donc quelques manuels pour lui apprendre à dessiner correctement. Fang abandonna ensuite le traçage et commença à créer ses propres peintures, après sa première visite à l’atelier. Ce procédé lui prit la moitié d’une année. Désormais, l’intégralité de ses peintures s’inspire de photos qu’il a prises avec son téléphone portable. A l’inverse d’un tracé robotique, Pin Fang réalise des peintures fondées sur son imagination et ses sentiments, afin de montrer son monde intérieur tel qu’il est, c’est-à dire mystérieux. Il adore vivre dans un monde où il ne peut pas être dérangé. Il allume ainsi toujours la radio pendant qu’il peint afin de ne pas entendre les bruits perturbateurs qui proviennent de l’extérieur.

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Yang Chuanming
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Né en 1983 à Nankin, Yang Chuanming est handicapé mental. Son aptitude dans l’alliance des couleurs et des images fait l’unanimité parmi les membres de l’Atelier Outsider de Nankin. Habituellement, il récupère dans de vieux journaux et magazines, des images n’ayant aucun rapport entre elles. Toutefois, après une transformation aléatoire des images, apparait une œuvre forte, révélant un monde imaginaire.

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Yulong Qiao
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Yulong Qiao (né en 2000) a subi une paralysie cérébrale. Il peut uniquement dessiner quelques lignes basées sur le drapeau national, parce qu’il s’est entraîné à le dessiner pendant six mois. Yulong a développé des intérêts pour l’aquarelle dès les premiers mois, après être arrivé au studio, mais n’était pas assez confiant pour utiliser ce moyen. Une semaine après, il commença à griffonner sur une surface beaucoup plus petite, un carnet de croquis, en utilisant du marqueur, un outil plus simple et direct. Yulong Qiao découvrit alors que cela était plus sensé pour la création. Il transporte toujours avec lui une petite enceinte pour écouter de la musique pendant qu’il dessine. Lorsque des gens lui demandent pour quelle raison il fait cela, il frappe sa poitrine et répond : « Puissant ! ».

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Zheng Donghui
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Zhen Donghui (né en 1968) est un patient qui souffre d’épilepsie. Son père est décédé et sa mère, malade, est alitée. Il gagne sa vie en nettoyant des toilettes publiques et travaille également en tant qu’agent de sécurité dans une résidence. Il n’avait pas d’inspiration pour peindre, mais ne souhaitait pas pour autant abandonner. Deux mois plus tard, il découvrit un sentiment d’apaisement lorsqu’il dessinait des papillons. Il dessine pendant la journée au studio, pendant qu’il réfléchit à quoi dessiner le soir chez lui, et désormais ses papillons semblent plus libres et plus mobiles.

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Qi Wen
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Qi Wen (né en 1991) a des difficultés pour se concentrer depuis qu’il a dix ans, ce qui l’a amené à être puni de nombreuses fois. Ses parents l’envoyèrent par la suite au Temple Shaolin afin qu’il apprenne les arts martiaux chinois, mais il fut atteint de schizophrénie un an plus tard. Il arriva alors au studio pour seulement quelques jours, et démontra une grande passion pour le dessin Sa maladie s’était alors beaucoup adoucie. * Il aime dessiner des chefs de tribus, et un symbole qui représente des « étoiles ». Il déclare vouloir vivre dans une tribu aux Seychelles.

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Qian Chen 
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Qian Chen (né en 1988) possède des déficiences intellectuelles. Il est arrivé au studio pour seulement deux mois et a eu beaucoup de pression après avoir constaté que certains de ses camarades dessinaient mieux que lui. Il a alors travaillé très dur, avec une concentration très intense.

La phrase la plus fréquente qu’il prononce est : « Je suis encore en train d’essayer de trouver des sentiments ». Le centre de Nanjing pense qu’il découvrira bientôt le sentiment qu’il recherche.

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Chen Baogui
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Chen Baogui (né en 1987) est un patient qui souffre d’épilepsie. Baogui aime dessiner. Il se rend rarement au studio, à cause de sa condition instable mais aussi à cause des transports en commun peu accommodants. Cela surprenait toujours tout le monde lorsqu’il était présent.

Deux de ses peintures, « Crucified Little Muppet » et « Gourd » laissent une impression significative, tout le monde peut ressentir le lourd conflit qu’il porte en lui. Les attaques d’épilepsie sont fréquentes et très soudaines, ce qui le déprime beaucoup. Seul le pouvoir surnaturel derrière la création lui donne de l’espoir pour continuer à vivre.

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Yan Shi
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Yan Shi a des déficiences mentales. Elle adore l’Opéra de Pékin et l’Opéra de Shaoxing, et n’a jamais reçu aucun apprentissage artistique. Néanmoins, elle peint beaucoup de charmants personnages qui ressemblent aux personnages présents dans l’Opéra chinois. Les spectateurs seront attirés dès le premier regard par les yeux du personnage, qui sont comme des portes ouvertes au cœur. Ces portes ouvertes sont le symbole d’un désir de communiquer avec le monde extérieur, ainsi qu’une invitation à venir près de son cœur.

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Shi Zhiwei
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Shi Zhiwei (né en 1998) présente des déficiences mentales. Par le passé il était très introverti et avait pour habitude d’imiter le cri du loup chaque matin. Zhiwei a cessé d’imiter le hurlement du loup après être arrivé au studio et est devenu beaucoup plus paisible et ouvert aux autres. Il s’investit entièrement dans chaque peinture qu’il réalise puisque Zhiwei estime que ces gribouillis, incompris des autres, sont pourtant le but de sa vie. Aussi longtemps que le spectateur désire changer la perspective conventionnelle, le contenu spirituel ne sera pas inférieur aux autres travaux artistiques

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 Tian Peng
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Tian Peng (né en 1987) était un talentueux joueur d’échecs quand il était enfant, mais il devint schizophrène après avoir été persécuté au collège. Depuis cela, il avait perdu confiance dans la vie et les études et s’était replié sur lui-même.

Il est arrivé au Studio en 2015. Au début, il trouvait juste de l’intérêt à jouer au tennis de table (ping pong) plutôt qu’à la peinture. Mais après six mois, il commença à peindre dès qu’il se sentit enfin en sécurité et accepté. Dans ses peintures, il ouvre son cœur de plus en plus. Il a peint beaucoup d’animaux sauvages, ce qui reflète sa solitude, son anxiété, son combat intérieur, mais aussi parfois la paix et l’amour. Il s’agit d’un monde intérieur très sensible, et nous pouvons nous en approcher seulement si nous y prêtons beaucoup d’attention et de respect.

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GALERIE CLAIRE CORCIA
323, rue Saint-Martin
75003
Paris
Tel : 09 52 06 65 88
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 Lundi-vendredi 11h30-19h / Samedi 14h-19h
Métro: Arts et Métiers ou Réaumur Sébastopol
Parking St Martin à proximité
A 10 minutes du Centre Georges Pompidou
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